<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069</id><updated>2012-01-25T09:36:21.218+01:00</updated><category term='Quinzième degré'/><category term='N&apos;importe quoi'/><category term='Vie active'/><category term='Coup de gueule'/><category term='post à teneur impudique garantie'/><category term='Poney et moi'/><category term='création d&apos;entreprise'/><category term='Une chanson douce...'/><category term='Post fainéant (et assumé)'/><category term='3615 mavie'/><category term='En cuisine'/><category term='Etats d&apos;âme'/><category term='Froid dans le dos'/><category term='les p&apos;tits mots de loulou'/><category term='L&apos;utopie d&apos;un rêve'/><category term='Tranches de vie'/><category term='Galerie de portraits'/><category term='Monde de fous'/><category term='L&apos;amour paternel'/><category term='Chroniques d&apos;une chômeuse'/><category term='Sans commentaires'/><category term='Histoire qui fait peurrrrrrrr'/><category term='Ma vie d&apos;avant'/><title type='text'>La mouette cuisine</title><subtitle type='html'>Chroniques et états d'âme d'une ex-chômeuse volontaire (en temps de crise)...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>534</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1842320290058050548</id><published>2011-11-25T00:52:00.001+01:00</published><updated>2011-11-25T00:54:19.252+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Fil rouge</title><content type='html'>Dis donc, un peu plus et j'allais laisser filer novembre sans donner aucun signe de vie... Mais que voulez-vous, je découvre un rythme à la fois très cadré, structuré, apaisant et... fatigant. L'impression de courir en permanence, avec néanmoins ces moments off le week-end, sans plus à penser aux mille tâches qui polluent le cerveau, sous prétexte qu'en bossant chez soi, eh bien, on peut bosser quand on veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le week-end, c'est relâche. Et basta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine, je n'ai plus le temps de rien. Réveil toujours trop tôt, Loulou que j'ai la sensation de déposer et récupérer en permanence, liste longue comme une journée chez Pôle Emploi de trucs à faire pour hier, je suis débordée... Signe que je suis bel et bien dans le mouvement, celui de tous les salariés qui finissent par se plaindre de ne plus voir le jour, mais qui sont trop heureux de voir le soleil décliner, bien au chaud dans leur bureau, et de voir un revenu tomber à la fin du mois, toujours le même. Pour l'instant, ça continue de m'impressionner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je sais, je suis impressionnable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai des collègues sympas. Vraiment. Bon, je suis repérée, à cause d'un rire que j'aurais sonore. Comprends pas. Pas facile de rester stoïque. Les premiers jours, on se tient droit comme un i, on ose à peine interrompre la concentration de sa chef. Et puis, on finit par se sentir mieux, puis bien, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là que la nature reprend ses droits et qu'on oublie cette austérité initiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je ne suis pas certaine d'être encore au top, professionnellement. Je retrouve des automatismes, comme de vieux relents ancestraux, un goût pour la recherche d'infos, pour les coups de fil à l'arrache histoire de vérifier sa source, tous ces petits riens qui faisaient un peu le sel de ma vie d'avant. Cela ne me déplaît pas, à vrai dire, c'est même plutôt agréable d'utiliser ses neurones à d'autres fins que la traduction de syndicalistes. Et au fil des jours, je réalise à quel point ma création d'entreprise, certes avortée, puis ma découverte du monde institutionnel m'aident au quotidien. Comme un fil rouge, comme si ce parcours semé d'embûches pouvait finalement, et contre toute attente, s'avérer logique. Un comble, au vu de ma vie anarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà donc dans le rang, libérée de cette pression grandissante qui m'empêchait de me projeter voilà encore peu. Quand on me demande ce que je fais dans la vie, j'avoue, j'hésite encore, je ne sais plus trop bien. Testeuse de vocations? Aventurière de la précarité? Clown ambulant? Pourquoi chercher une catégorie, après tout? J'ignore la place réelle du hasard dans ce parcours, mais cette lente remontée vers le pays "normal" me donne suffisamment d'optimisme pour que je n'aie pas à me mettre dans une case, juste pour me rassurer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1842320290058050548?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1842320290058050548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/11/fil-rouge.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1842320290058050548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1842320290058050548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/11/fil-rouge.html' title='Fil rouge'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3140637805081792241</id><published>2011-11-05T14:55:00.000+01:00</published><updated>2011-11-05T14:55:23.458+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Tornade montpelliéraine</title><content type='html'>Ouf. De retour au bercail, bien au chaud. Oui, je ne vous l'avais pas dit, mais je partais quelques jours pour le travail. Comme une réminiscence de ma vie passée, c'était à la fois troublant et excitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais pas encore à quel point cela allait s'avérer fatigant et... rassurant. Je vous explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un petit retour en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, donc, je dois écourter une fin de week-end prolongé sous le signe de l'été indien (et de l'amoooouuuur. Miss Guimauve, sors de ce corps) pour m'envoler, direction Montpellier. Oui, exactement là où un déluge a déjà eu lieu et où un autre est annoncé. Dans l'avion, on discute avec ma collègue (et, ô chance, elle est extra) et puis, soudain, je sais pas, un léger blanc. Nous sommes en train d'atterrir, le monsieur l'a annoncé dans le micro, le train d'atterrissage est en route et ça fait vrouuuuuum... et puis ça fait oups, bloup, bom, bam boum dans nos estomacs et dans nos têtes et nous remontons là haut dans les nuages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bas, un violent orage a éclaté et donc, ben, c'est un peu mort pour y aller, là, maintenant. Je vous passe le tour de manège gratuit au dessus de la ville pendant une plombe, on est tous ressortis avec l'impression d'être passés dans la machine à laver, essorage 1200 tours. Oups.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, je ne sais plus trop. Gros noeud à l'estomac, nuit agitée à me tordre les boyaux sous le coup du stress. Puis tourbillon, impression de me mettre en mode automatique, nous avions dix mille trucs à faire à la minute et si je vous dis que je ne connaissais absolument rien du secteur il y a trois semaines de cela, vous comprendrez un peu la complexité pour mes neurones d'enregistrer toutes les informations en deux temps, trois mouvements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je me suis découvert quelques talents de bluffeuse, j'ai fait genre, ah, mais oui, bien sûr, lorsqu'un exposant m'a parlé des dernières avancées technologiques de sa machine ou de l'intérêt de répondre à la norme XX000KLF au plus vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu penses, je suis née là-dedans. Hum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, j'ai un peu fait mon escroc de base, j'imagine mais ça m'a permis de retrouver les automatismes de mon métier d'avant. Et je me suis dit que peut-être, en fait, j'étais encore journaliste. Ou je le redevenais. Ce qui, en soi, n'est pas un exploit, on est d'accord. C'est juste que j'avais de sérieux doutes sur la question, depuis le temps que j'étais sortie de ce domaine. Mais en fait, quand on cherche la petite bête un jour, on cherche la petite bête toujours, je suppose. Formule à la noix, j'en conviens, mais qui résume simplement le sentiment que j'ai eu face à deux interlocuteurs, d'une surprenante agressivité, qui semblaient se méfier de cette&amp;nbsp;sale race, celle des scribouillards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Euh, monsieur, je bosse pas chez Charlie Hebdo non plus, hein", ai-je fini par rétorquer à l'une de ces personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Heureusement pour vous, vous auriez chaud ce matin" m'a-t-il répondu. Ah, il est remonté d'un cran dans mon estime, celui-là. Avant de m'expliquer que la rédaction avait brûlé. Euh, mais ça, je le sais, monsieur, je sais bien que j'ai l'air tellement à fond dans le secteur qu'on pourrait imaginer que je ne vis que pour ça, mais non, en vrai, j'ai aussi d'autres passions. Et parfois, je fais autre chose que bosser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin là, ce n'était pas flagrant, certes. En gros, je n'ai pas vu le jour. J'imagine même mes retrouvailles avec Loulou, que je n'aurais pas vu depuis dix jours, mardi prochain:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bonjour mon chéri,&amp;nbsp;comment tu t'appelles?&amp;nbsp;Moi, c'est maman."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit moment de solitude, aussi,&amp;nbsp;quand, vers 16h, répondant à l'appel désespéré de mon estomac, j'ai fini par dégainer la banane prise au petit déj, pour la manger vite fait dans la réserve, assise sur des cartons. Gros éclats de rire nerveux entre collègues, ensuite, au souvenir de nos impressions de la journée. Moments de complicité, au delà de la fatigue, qui font du bien. Inquiétudes à l'annonce de l'alerte rouge météo, nous laissant imaginer que l'avion du retour ne décollerait pas et que nous resterions bloqués dans ce Sud balayé par les vents, ravagé par les orages et la pluie.Inquiétudes renforcées à la vue de ces panneaux publicitaires descellés sur le trottoir ou ce vélo échoué en plein milieu de l'autoroute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soulagement, surtout, de rentrer à la maison. Et de réaliser que finalement, ma vie n'a pas tellement changé. C'est toujours du grand n'importe quoi, et finalement, ça me va bien ainsi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3140637805081792241?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3140637805081792241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/11/tornade-montpellieraine.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3140637805081792241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3140637805081792241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/11/tornade-montpellieraine.html' title='Tornade montpelliéraine'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4968350390917088685</id><published>2011-10-31T11:18:00.000+01:00</published><updated>2011-10-31T11:18:01.892+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Cet autre cocon</title><content type='html'>11h du matin. Une tasse de thé fumante à la main, les yeux rivés sur l'écran de l'ordinateur, la douce lumière du soleil qui balaie la pièce... Le voisin fait des travaux, comme d'habitude, le bébé qui pleure tout le temps pleure encore, comme d'habitude, le ronron d'une machine à laver se fait entendre au loin, comme d'habitude...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assise sur mon canapé, je suis un instant envahie par une drôle de sensation, une bouffée de nostalgie, presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà deux semaines que je n'avais plus connu ce moment de quiétude, malgré ces petits bruits auxquels je suis désormais familiarisée. Voilà deux semaines que je n'avais plus ressenti la douceur du cocon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je suis chez moi mais je ne travaille pas, je dois encore arriver à m'enlever cette idée de la tête. Quand tu es chez toi, ma fille, tu es en repos. Oui. Parce que demain, je retourne au turbin. Oui, un jour férié. Mais c'est exceptionnel, je ne suis pas exploitée par une sombre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'impression d'être rentrée dans une sorte de tourbillon et cette petite accalmie, ce week-end placé sous le signe de la fête, qui plus est (Loulou fêtait ses 8 ans) m'a permis de me poser un peu, de poser mes pensées et d'envisager l'avenir comme il se doit. Sereinement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma première semaine au travail a ressemblé à une sorte de trou béant, avec cette impression de ne pas voir le jour et d'être complètement perdue. Retrouver les automatismes, tant dans les méthodes de travail que dans l'organisation quotidienne - plus cadrée qu'auparavant, hum - mais surtout, en finir avec mon ancienne vie et rendre une mission qui m'a pris mes soirées et le week-end... forcément, tout ça m'a laissé sur les rotules. Et puis la deuxième semaine est venue, avec l'impression, soudain, qu'on me retirait le bandeau que j'avais sur les yeux et que je pouvais enfin entrevoir, puis voir, imaginer, même&amp;nbsp;ce que j'allais désormais vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai de la chance, le boulot me plaît, les collègues aussi et doucement, je me fonds dans ce nouveau rythme en songeant avec soulagement à ce que j'ai laissé derrière. Et paradoxalement, ces derniers mois me portent, car ils m'ont sacrément endurcie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, aujourd'hui, je lève les yeux et regarde avec une lueur d'envie le ciel bleu devant moi, parce que j'aimerais bien sortir et en profiter un peu. Et je sais que si je finis par céder à cette envie, les conséquences seront minimes. Au pire, ma maison ne sera pas nickel et ce sera le foutoir dans mon armoire. Au pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fini le temps où je pouvais choyer mon home sweet home à défaut de mieux. Le mieux est l'ennemi du bien, je me contenterai de me faire du bien, sans culpabiliser, sans penser que ces heures passées à m'amuser, à vivre et à souffler me coûteront. Je m'attache maintenant à l'assurance du lendemain et tant pis si ma pseudo-liberté en prend un coup. L'autre liberté, celle que je m'étais créée, avait aussi un sacré coût.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4968350390917088685?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4968350390917088685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/10/cet-autre-cocon.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4968350390917088685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4968350390917088685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/10/cet-autre-cocon.html' title='Cet autre cocon'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4179301518041099167</id><published>2011-10-17T21:16:00.000+02:00</published><updated>2011-10-17T21:16:32.164+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Même pas peur</title><content type='html'>L'autre nuit, j'ai fait un drôle de rêve où tout s'emmêlait, les gens, les choses, les situations et puis, soudainement, je me retrouvais dans l'océan, à nager auprès de mon fils, de ma nièce, de mes parents et de mon homme. Je disais à ma nièce de faire attention, il y avait un gros rocher, nous devions reprendre le large. Le danger écarté, je me sentais de nouveau remplie de cette plénitude incroyable, au milieu de l'eau claire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forcément, hier, lorsque j'ai vu la beauté et le calme de la mer, sur une plage pornicaise, mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai hésité, parce qu'il nous manquait pas mal d'affaires pour nous baigner (l'essentiel, en gros, une serviette étant toujours utile à la sortie du bain, d'autant plus lorsque la température de l'eau flirte avec les 15°).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, j'ai hésité et puis j'ai songé à ce rêve, au bien-être dont je m'étais sentie enveloppée et j'ai pensé aussi, que je goûtais là mes derniers jours de "liberté." Alors, comme pour le dernier jour des vacances, où l'on voit tout au ralenti, déjà gagné par la nostalgie alors que les valises ne sont même pas terminées, j'ai plongé dans l'eau, j'ai fermé les yeux et senti le froid de l'eau sur ma peau. Mais surtout cet instant fugace, celui de la félicité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incroyable sensation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être passée par toutes ces étapes, ces derniers mois, ces dernières années pourrais-je même écrire, m'a apportée plus que je ne l'aurais jamais imaginé. Oh, j'en ai pris des claques. Oh, mon estime de moi, déjà pas bien fameuse, n'a pas été épargnée. Oh, j'ai vécu de vrais moments de solitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raison de plus pour savourer ce qui s'offre à moi aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, c'est la rentrée, le début d'une nouvelle vie, avec ce travail que j'ai tant désiré, qui me motive vraiment et qui va m'ouvrir de nouveaux horizons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et m'en fermer d'autres. Eh oui, on ne peut pas tout avoir. A 37 ans, je vais découvrir pour la première fois les joies des horaires. Mais surtout, je vais devoir renoncer à...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mes journées pyjama&lt;br /&gt;- Aller courir, sur un coup de tête, juste pour me libérer l'esprit et profiter des rayons du soleil&lt;br /&gt;- Prendre des rendez-vous et passer bien avant tout le monde, même chez l'ophtalmo, au simple fait que je suis disponible n'importe quand&lt;br /&gt;- Vider des litres de thé, assise sur mon canapé, l'ordi sur les genoux et le plaid sur les jambes&lt;br /&gt;- Faire mon ménage à 10h58 si ça me chante&lt;br /&gt;- Préparer le dîner à 15h27 pour prendre de l'avance&lt;br /&gt;- Enfourcher mon vélo, faire mes trois courses et revenir tranquillement, en faisant un petit détour, le temps de bouquiner sur un bout d'herbe&lt;br /&gt;- M'allonger sur ma chilienne, une tasse de café à la main sur ma terrasse ensoleillée&lt;br /&gt;- Amener tous les matins mon loulou à l'école, à pied, et arriver à l'arrache systématiquement&lt;br /&gt;- Aller chercher mon loulou à la sortie de l'école&lt;br /&gt;- Boire un verre en terrasse avec les copines le vendredi après-midi, juste parce que c'est bientôt le week-end&lt;br /&gt;- Accompagner Loulou à toutes les sorties scolaires&lt;br /&gt;- Partir le mercredi à La Baule avec Loulou juste comme ça&lt;br /&gt;- Faire ma sacro-sainte sieste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, vu comme ça, j'aurais de quoi m'inquiéter, imaginez-vous. Sauf que, si je suis honnête et lucide, ces moments-là, qui ont existé, ne pouvaient masquer, au fil des jours qui passaient, l'angoisse qui me tenaillait, consciente que je me dirigeais tout droit vers le monde des fantômes, peuplé de ces gens qui ont finalement tout loisir de profiter de la vie - au moins, ils ont le temps - mais aucun moyen ni plus aucune envie pour assouvir toutes leurs envies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, certes, je vais devoir jongler et m'imposer une discipline de fer pour être rapidement au point dans cette nouvelle vie, mais au moins les moments off seront-ils vraiment des moments off. Comme tout le monde, quand le vendredi soir arrivera, j'en aurai plein les pattes et envie de couper, de souffler, de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre. Un concept que l'on n'a pas tout le temps d'appliquer avec un travail régulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins je n'aurai plus à envoyer bouler les milliards de représentants qui sonnent à ta porte/appellent quinze mille par jour/te vendent une maison, un abonnement, des skis ou des pommes. Au moins, je ne pesterai plus contre ces scrogneugneu de voisins qui font des travaux alors que tu essaies de traduire du syndicaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, au moins, je n'aurai plus à retranscrire du syndicaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je n'ai jamais été aussi contente de ressembler à tout le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4179301518041099167?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4179301518041099167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/10/meme-pas-peur.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4179301518041099167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4179301518041099167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/10/meme-pas-peur.html' title='Même pas peur'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4245325106708272672</id><published>2011-10-13T20:50:00.001+02:00</published><updated>2011-10-13T20:54:25.564+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>La surface de l'eau</title><content type='html'>Une vilaine peau, reflet de mon stress, l'impression d'être un paquet de nerfs sur pattes, des fringues qui ne vont pas, mais pas du tout ensemble et le sac-poubelle qui déverse son odorant contenu dans le couloir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était pas gagné, ce matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je sentais en moi brûler la flamme. Celle de l'espoir, du renouveau, de l'envie, toussa. Que des choses positives. En ramassant avec mes mains, récemment brûlées par du destop (j'ai une viiiiie, je vous jure...), les feuilles de thé répandues sur tout le carrelage, j'ai eu comme un doute. Et puis, allez, j'allais jouer ma carte. Après, ça ne dépendrait plus de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un an, à quelques jours près, que j'ai décidé de me remettre en mouvement sérieusement, en déménageant à Nantes. J'y ai retrouvé, comme je l'espérais, l'apaisement qui me manquait tant, des racines plus profondes que je ne l'imaginais et, globalement, ma joie de vivre. Oh, des doutes, il y en a eu, beaucoup. De cette envie d'indépendance qui me tenaillait, je suis repassée à celle d'un cadre plus structuré, plus rassurant évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui m'ont suivie ici pourront penser que je renie ainsi toutes mes prises de risque pour revenir dans un conformisme certain. Peu importe, la décision était mûrie, je ne voulais plus bricoler. Je voulais redonner du sens à ma vie pro, la teinter d'ambition. La saltimbanque a vécu, je crois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, avec mon sopalin dans les mains, je songeais ce matin qu'il suffirait d'un entretien pour que tout bascule. Pour ne plus attendre d'aléatoires missions, pour ne plus calculer que 0+0 font bien 0, pour ne plus hésiter lorsque l'on me demandait ma profession. Pour ne plus me sentir en marge. Pour donner un sens à ma vie professionnelle. Pour avoir une vie sociale et ne plus maudire le bébé qui, dans un appartement voisin, ne cesse de pleurer, pendant que j'essaie de travailler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je songeais à ce poste qui, non seulement arrivait à point, mais surtout, n'avait rien d'alimentaire. Car, petite cerise sur le gâteau, non seulement, il ne s'agissait pas de faire le larbin, mais en outre, le job promettait challenge et adrénaline, découverte de terrains nouveaux et travail en équipe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je me suis redressée. Le sol était propre et j'ai eu envie de me pincer pour y croire (pas à mon sens inné du ménage. A l'opportunité de ce job. Vous suivez, ou bien?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, tout s'est passé très vite. J'avais le trac, oui, mais je me suis sentie à l'aise d'emblée. Et puis le boss a abrégé l'entretien. J'entendais déjà le fameux "on vous rappellera", quand&amp;nbsp;il m'a signifié qu'ici, on se tutoyait. Et que si je pouvais être sur le pont lundi, eh bien, ce serait parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, j'ai bien pensé à me pincer de nouveau mais j'ai opté pour le stoïcisme. Enfin, presque. J'ai senti le rouge me monter aux joues. Je l'aurais bien pris dans mes bras, mais j'ai songé que ce n'était guère de circonstance. Je crois que je mûris, y'a pas à dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Il y a trois ans, en octobre 2008, je fermais un pan de ma vie. Et me voilà, après une longue traversée peuplée de rencontres particulières, d'horizons nouveaux, d'apprentissages parfois cruels, parfois extraordinaires, à en ouvrir un autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, il y aura d'autres obstacles, d'autres états d'âme, des jours de moins-bien, forcément. Mais là, j'ai juste envie de savourer le moment. De penser à tout ce qui va changer. J'ai l'impression d'atteindre la surface de l'eau après une longue, très longue plongée et de reprendre, enfin, une sacrée bouffée d'oxygène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis heureuse, tout simplement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4245325106708272672?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4245325106708272672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/10/la-surface-de-leau.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4245325106708272672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4245325106708272672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/10/la-surface-de-leau.html' title='La surface de l&apos;eau'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8552459993277355660</id><published>2011-10-10T09:47:00.001+02:00</published><updated>2011-10-10T09:48:37.952+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques d&apos;une chômeuse'/><title type='text'>De l'autre côté de la barrière</title><content type='html'>Je n'écris plus ici, je m'en veux un peu mais il est des moments, entre deux, où mieux vaut s'abstenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, je vous rassure, tout va bien, j'aurais plein de choses à vous raconter sur ce monde parallèle, qui grossit, qui grossit, habité par une drôle de race, qui grossit, qui grossit, cette dimension qui menace de toucher la patrie entière... (ça y est, vous avez peur?)... Oui, je parle de la précarité et de ses petits, les pauvres, dans le sens littéral du terme. Les pauvres, les démunis, vous savez, qui trompent un peu leurs ennemis, maintenant, en plus. Parce que les pauvres n'ont plus forcément le cheveu filasse, ne sont plus forcément vêtus de haillons, seulement de fringues que l'on appellera vintage (aux yeux de la fashion addicted que je fus, dans un temps autre) parce que dégotés voilà une, deux, voire, ouh la la, trois saisons, du temps où faire les boutiques restait une activité autorisée et possible, sans craindre derrière de quelconques représailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une seule chose demeure: le regard de l'autre. Son effroi, comme si la pauvreté était contagieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous la fais pas Cosette, je vous rassure. Je pourrais aussi vous parler du traitement que l'on réserve à ces gens "sortis de l'emploi" depuis belle lurette, à ces mines défaites, à ces regards las et ces épaules tombantes, ces silhouettes que l'on croise au détour d'un rendez-vous censé nous stimuler, nous remettre d'aplomb... Peut-être y a-t-il un rapport avec ce fameux regard effrayé, tiens. Allez savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais évoquer ces BD qui fleurissent sur le thème de l'emploi en France aujourd'hui, comme ce &lt;a href="http://www.canalbd.net/CANAL-BD_catalogue_detailbd_Working-Jeanne--9782916421056"&gt;Working Jeanne&lt;/a&gt; dont je me suis délecté, hier soir, lovée sur une banquette, bien au chaud en ce dimanche soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je suis entre-deux. Je me garde bien de toute explication pour le moment, peut-être par superstition, que sais-je, sans doute par volonté de ne pas connaître trop de désillusion, surtout. Simplement, j'aimerais vous parler de tout ça autrement, lorsque je serai vraiment de l'autre côté de la barrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le recul, c'est toujours tellement plus facile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8552459993277355660?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8552459993277355660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/10/de-lautre-cote-de-la-barriere.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8552459993277355660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8552459993277355660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/10/de-lautre-cote-de-la-barriere.html' title='De l&apos;autre côté de la barrière'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-988613223039903072</id><published>2011-09-22T16:51:00.003+02:00</published><updated>2011-09-22T16:56:02.412+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques d&apos;une chômeuse'/><title type='text'>Le coup du pipeau</title><content type='html'>Sans doute touchée par une légère crise de démence, la semaine passée, j'ai sollicité Pôle Emploi pour un accompagnement. Pas que je me sentais perdue dans la nature, mais enfin, un peu quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, je me suis vraiment interrogé sur ma santé mentale en regardant mon agenda. Pourquoi donc vouloir jouer du pipeau, dans ces réunions où l'on vous assène que si, vous pouvez retrouver le chemin de l'emploi, il suffit de le vouloir, toussa, faites-moi un beau CV et surtout, pensez bien à signer en bleu la feuille d'émargement, sinon Pôle Emploi va vous botter les fesses?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma part de masochisme étant ce qu'elle est, j'ai décidé d'en prendre mon parti. Et puis après tout, je n'étais pas mécontente de croiser de nouvelles têtes, fussent-elles désespérées ou désespérantes. En plus, je venais de finir une mission, mon linge était rincé et ma vaisselle repassée (oui, oh, ça va, hein), alors, pensez donc, j'y suis allée pleine de motivation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visiblement, j'en avais au moins autant que les trois autres personnes convoquées à la dite-réunion. La première, 45 ans environ, forte en gueule, était visiblement là parce que Pôle Emploi le lui avait imposé. Elle a évoqué les sanctions éventuelles si jamais, à tout hasard, elle avait la drôle d'idée de faire le mur un de ces quatre. Motivée, je vous dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième, au physique de déménageur, énorme tatouage sur le bras, la petite chaîne qui va bien&amp;nbsp;au cou et sa petite soeur autour de son lourd poignet, a vite fait comprendre qu'il n'était pas là pour beurrer les tartines, lui. Oubliant qu'il s'agissait d'une réunion collective, il a raconté sa vie en trois minutes top-chrono: père célibataire de deux enfants, cariste depuis toujours, cariste il resterait. Pas question d'envisager un autre métier, si proche soit-il, qu'il a juré, sous le regard interloqué de la pauvre formatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laquelle a frôlé la syncope lorsque ma voisine lui a annoncé, dans son charmant - mais néanmoins difficilement compréhensible - accent sud-américain qu'elle ne pourrait venir à ses rendez-vous que le lundi et le jeudi. A cause de son enfant, vous comprenez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mais, alors, comment faites-vous pour vos démarches? s'est étonnée la formatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Eh bien, je les fais le lundi et le jeudi. Les autres jours, j'ai la gosse avec moi."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah. Pas facile, effectivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre la grande gueule de la première, visiblement prête à mordre, le garçon-boucher (pardon, cariste) qui ne veut pas bouger d'un iota et la maman à presque plein-temps, je me suis demandé ce que je faisais là. Et puis, je me suis souvenue. Oui, j'ai eu en mémoire ces mois passés, à courir après le travail, sans jamais parvenir à trouver le job rassurant et stabilisant auquel j'aspire maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis dit que, moi aussi, j'avais besoin d'être réinsérée. Mais je me suis demandé, quand même, si, comme eux,&amp;nbsp;je traînais de telles casseroles pour que ma situation soit à ce point en dissonance avec la réalité, avec le monde du travail. Si j'étais, moi aussi, un boulet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m'apprendra à vouloir jouer du pipeau, tiens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-988613223039903072?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/988613223039903072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/09/le-coup-du-pipeau.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/988613223039903072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/988613223039903072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/09/le-coup-du-pipeau.html' title='Le coup du pipeau'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6492177340395392432</id><published>2011-09-15T09:50:00.004+02:00</published><updated>2011-09-15T09:55:40.173+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques d&apos;une chômeuse'/><title type='text'>Jusqu'ici, tout va bien (l'histoire du mur qui arrive)</title><content type='html'>Mes journées se suivent et ne se ressemblent absolument pas, en ce moment. Oh, je sais, ce n'est pas un scoop mais le désordre prend une ampleur que je tente d'atténuer sous des couches de discipline et d'organisation. Et après, on s'étonne que je sois au bord du malaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après, donc, j'ai des moments de solitude. Et c'est comme ça qu'une (charmante) mamie de 83 ans me tape sur l'épaule en me souhaitant de bien me remettre, après un malaise vagal à la pharmacie. Où ça, le monde à l'envers?;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, mes journées-chaos sont pleines de surprises. Prenez avant-hier, par exemple. Mardi, donc, était écrit sur mon agenda : fin mission CGHS (j'aime bien les abréviations, les noms de code, tout ça, ça donne un petit côté Mata Hari à mon quotidien. Oui, oui, je sais, il y a des trucs que je devrais éviter d'écrire, si je veux garder la moindre once de crédibilité, mais je ne résiste pas). Ce qui, concrètement, signifiait que j'allais passer ma journée sur mon canapé à... retranscrire du politicard. Sans pause, sans yogging, toussa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que j'avais fini la veille au soir, en fait. Et quand j'ai fini une mission, généralement, avant de repartir sur mes lettres de motivation, je trie mes papiers et... je vais chez Pôle Emploi, qui venait de m'envoyer une missive au contenu un rien nébuleux pour mon esprit visiblement attaqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dame a, peu ou prou, éclairé ma lanterne, m'a expliqué que je ne pourrai JAMAIS revenir sur ma décision de choisir les droits pour lesquels j'avais optés et que j'étais donc sous le coup d'une suspension éternelle de toute alloc si jamais j'avais le malheur d'avoir un conjoint. Ouh la la, mon sang n'a fait qu'un tour. Et puis, je me suis souvenue que j'habitais toute seule avec mon fils, donc ça allait. Ouf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu'à faire le pied de grue devant l'accueil, j'ai demandé à être reçue par un conseiller, dans l'optique hautement optimiste, j'en conviens, d'obtenir une formation afin de mieux maîtriser le oueb (pas que je sois inadaptée aux offres d'emploi actuelles, dans le journalisme, mais y'a de ça). Allez, hop, c'était parti pour une bonne heure d'attente, assez enrichissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que, que fait une mouette lorsqu'elle a une heure de battement, une fois le Ouest-France lu et replié? Une fois les annonces placardées au mur balayées de son regard un rien désespéré ("Devenez saisonnier, faites les pommes!" Ou bien "Partez dans le trou du cul du monde pour devenir hôtesse au rayon charcuterie d'un hypermarché, CDD de trois semaines ; 78% du SMIC et possibilité de logement." J'aime beaucoup)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, la mouette ouvre ses oreilles et boit du petit lait (enfin, un peu jaune quand même).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme un échantillon de la France (bon, celle d'en bas, j'imagine) qui se présente à l'accueil, devant ces deux employées, une très pro et un rien cassante (celle que j'ai eue), que nous appelerons n°1, l'autre un peu hésitante mais avenante, n°2 (je suis d'une logique, moi, je me bluffe toute seule).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ce jeune homme, le front bas (je n'ai pas dit bas du front, attention. Ne pas juger sur l'apparence. Même si l'évidence m'y incite. C'est mal, je suis mauvaise), qui vient s'inscrire, T-shirt moulé sur son torse large, short baggy du plus bel effet. En fait, on dirait un homme à l'extérieur, mais un gamin &lt;em&gt;inside&lt;/em&gt;, comme le traduisent son allure gauche et son élocution. "A manchild", comme ils disent, les Ricains. Son père, visage buriné et bonnet de laine sur le crâne chauve (je suppose, tout du moins) vient à sa rescousse, ou essaie, tout du moins. N°2 l'envoie voir un conseiller. Enfin, les envoie, puisque le manchild ne quitte pas son pôpa d'une semelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cette dame âgée qui rentre dans l'agence, regarde tout autour d'elle comme si elle découvrait un territoire inconnu, s'avance de façon hésitante, finit par croiser le regard de n°2. "Voilà, c'est pour mon fils, il n'a pas touché son salaire de juillet", explique-t-elle. "Vous avez son n° d'allocataire?", lui demande n°2. La dame sort un pauvre bout de papier, scrute, et répond par la négative. "Parce que, normalement, on ne communique les informations qu'aux personnes concernées" précise n°2 (signifiant donc que, n° d'allocataire ou pas, de toute façon, la petite dame, elle devrait repartir bredouille.) Mais la dame sort une carte de son jeu: "je vais vous dire, Madame, mon fils a trouvé du travail et il est en Thaïlande actuellement."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà transportée à Phuket, je suis sur un transat, face à la plage, mon homme me masse les omoplates et je réalise combien... Aaaah, si je dormais la nuit, aussi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, n°2, visiblement à mes côtés à Phuket si j'en crois son air rêveur à l'instant, demande la date de naissance du veinard en question. Et là, scène surréaliste, la dame se prend la tête avec sa main toute ridée, ferme les yeux (je le vois à travers les rides), réfléchit longuement sous l'air interloqué de n°2... avant de retrouver la dite-date.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Vous avez beaucoup d'enfants?" s'étonne n°2. "Non, non" répond la dame, "c'est ma mémoire qui flanche."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma patience pourrait flancher aussi mais voilà un homme qui arrive au guichet n°1. Un homme noir, dois-je préciser. Si, si, c'est important. N°1 le laisse parler et lui répond avec un rien de dédain, comme ça. Mais le monsieur, qui ne se laisse pas faire, demande des précisions. N°1 lui fait comprendre de circuler, c'est pas tout ça, elle a du boulot, elle. Suit une jeune femme toute pimpante, jolie robe bleue et talons hauts, et, croyez-le ou non, n°1 sort son sourire commercial et se penche davantage sur son guichet, visiblement plus attentive. Elle prend clairement son temps, converse, fait son job, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leçon du jour: pour être bien reçu chez Pôle Emploi, de ton plus bel habit tu te pareras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si tu es noir, ben c'est tant pis pour toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, n°2 poursuit son abattage et reçoit un monsieur qui vient se renseigner sur le statut d'auto-entrepreneur. "Faites, monsieur, faites", lui indique-t-elle en lui donnant une liasse de documents. J'avais déjà noté, lors de mes dernières visites, cet empressement à diriger les gens, ces pauvres âmes perdues, vers cette solution qui reste, à mes yeux, bâtarde. Au moins, ils sortent des chiffres, ils font leur truc dans leur coin, ils n'enquiquinent personne, EUX.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas comme ce vieux monsieur aux dents tellement avancées (enfin, celles qui lui restent) qu'on ne distingue plus vraiment ses lèvres. Il râle, parce que, vous comprenez, il a été convoqué à un entretien, à l'autre bout de la ville, tout s'est bien passé, et puis, paf, ils ont choisi un autre candidat. Et il râle, il râle... "Vous exagérez, Monsieur", lui répond une conseillère chargée de montrer comment appuyer sur les touches du clavier et expliquer le fonctionnement du site de Pole Emploi. L'édenté, lui, il n'arrive pas à comprendre. Perso, c'est son français que j'ai du mal&amp;nbsp;à décrypter. Maître Capello s'en retournerait dans sa tombe. Ecoutez-le deux secondes et vous saisirez à quel point il est parfois dur de s'insérer dans le marché du travail...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, est venu mon tour, je suis rentrée dans le bureau d'une conseillère très gentille. Vraiment. Elle m'a écoutée, j'ai senti les larmes me monter aux yeux comme à chaque fois que je mets le doigt sur ma précarité, m'a conseillée de "croire en moi", ce qui a eu l'effet immédiat de me faire sortir les mouchoirs... et a refusé toute formation dans le journalisme ou la com, "secteurs complètement bouchés." Il faut élargir mes recherches, et sans doute mon plan de carrière, a-t-elle tranché&amp;nbsp;"Nan, parce que vous êtes jeune. Pourquoi ne pas faire une formation diplômante?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ces temps de crise, où la main d'oeuvre est plus que jamais nombreuse, disponible et donc très exploitable, j'imagine que les employeurs n'ont qu'à se baisser pour choisir des candidats expérimentés et que des personnes formées sur le tard comme moi ne constituent vraiment pas leur priorité. Mais enfin, j'écoute, je m'inscris à un organisme extérieur qui va m'aider à "redéfinir mon projet professionnel" et je sens déjà les experts en pipeau venir me seriner de conseils forcément tous plus avisés les uns que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, c'est moi qui deviens une experte en lettres de motivation. Je suis très forte dans l'art d'expliquer combien faire le larbin pour 9 euros de l'heure me passionnerait. Limite, je n'attendais que ça pour me réaliser pleinement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire, c'est que ce n'est pas complètement faux. A l'heure actuelle, j'ai vraiment envie de faire quelque chose, et jouer au larbin ne constitue-t-il pas une nouvelle expérience?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6492177340395392432?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6492177340395392432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/09/jusquici-tout-va-bien-lhistoire-du-mur.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6492177340395392432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6492177340395392432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/09/jusquici-tout-va-bien-lhistoire-du-mur.html' title='Jusqu&apos;ici, tout va bien (l&apos;histoire du mur qui arrive)'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1912743817098527317</id><published>2011-09-08T13:58:00.000+02:00</published><updated>2011-09-08T13:58:39.479+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etats d&apos;âme'/><title type='text'>La quête de l'ennui</title><content type='html'>J'ai fait le tri. Enfin écrit ces lettres que je retardais tellement, certaines depuis mon arrivée à Nantes, voilà maintenant près d'un an. Enfin ressenti cette forme d'apaisement... même si elle n'est que relative. Car seule ma conscience souffle, ma situation, elle, reste en stand-by.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je le souhaitais, j'ai senti l'effet bénéfique de la rentrée, cette envie de renouvellement et d'une bouffée d'air frais, loin de la mélancolie estivale. Loulou est redevenu le Loulou, certes espiègle, mais si touchant que j'avais l'impression d'avoir un peu perdu dans le bouleversement de ces derniers mois... Et moi, j'ai retrouvé cet enthousiasme qui m'avait un peu lâchée, un peu lasse de la tournure des événements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, j'ai postulé, pour des boîtes qui m'attirent, en premier lieu, évidemment. Mais aussi en réponse à des annonces, où l'on vous demande d'être le mouton à cinq pattes, Bac + 12 et disponible 24 sur 24,&amp;nbsp;le tout pour 1200 euros bruts mensuels. Dans la presse, la rédaction, mais aussi la restauration et même d'autres secteurs plus inattendus parce que, après tout, on ne sait jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai parfois envoyé ces lettres comme des bouteilles à la mer mais quelque chose me dit qu'il faut le faire. Parallèlement, j'ai reçu de nouvelles missions et je vais donc repartir dans mon marathon rédactionnel, avec plein de politicards, de syndicalistes et leurs tics de langage - je vous en parlerai, un jour - dedans. Je m'interroge sérieusement sur la pérennité de ce blog, parce que l'envie d'écrire demeure pressante, mais que j'ai de plus en plus de mal à coucher mes envies et mon ressenti ici, comme si tout ça me semblait indécent et, oui, futile. Cette sensation de trop m'écouter me gêne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne en rond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez, tout bouge et rien ne change, les doutes persistent, les questionnements m'empêchent régulièrement de vivre au jour le jour comme je m'y suis pourtant toujours appliquée. Je suis dans la projection et ce n'est guère confortable. Je rêve du jour où je vous annoncerai que, ça y est, j'ai retrouvé le chemin vers une vie, non pas plus heureuse - car je le suis, paradoxalement - mais plus rassurante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si, finalement, j'avais hâte de m'ennuyer;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1912743817098527317?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1912743817098527317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/09/la-quete-de-lennui.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1912743817098527317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1912743817098527317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/09/la-quete-de-lennui.html' title='La quête de l&apos;ennui'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-7989514202358064960</id><published>2011-09-05T20:50:00.001+02:00</published><updated>2011-09-05T20:50:56.867+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>L'ordre rétabli</title><content type='html'>A cinquante mètres de la grille, il a tourné ses lèvres vers ma joue et m'a lancé:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Allez, au revoir, maman!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins, la rentrée n'angoisse pas Loulou. Un peu dépité que je l'accompagne jusque dans la cour d'école, il s'est finalement laissé embrasser avant de filer discuter boulets et toupies avec ses petits copains. L'un a sorti un tas de billes de sa poche, un peu en douce, en a laissé tomber deux et les a vite ramassées comme on cache vite un trésor. Hilare, la petite bande a renchéri sur ces jouets de verre et j'ai regardé Loulou s'animer. Il avait retrouvé sa joie mais surtout cette candeur que j'ai craint voir disparaître voilà peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'avait pas vraiment changé, de toute façon. La chemise déjà sale (une histoire de chocolat et d'éternuement simultané sur le tissu blanc, un vrai bonheur), la veste en équilibre sur l'épaule, le cheveu rebelle, il retrouve l'école sans se poser de questions. C'est ainsi, voilà tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai reculé de quelques pas, parce qu'il ne servait à rien de rester là, près de lui et j'ai écouté les parents, cette maman toute bronzée qui racontait ses vacances à une autre au teint blafard, cette autre qui critiquait déjà l'instit, ce papa qui s'inquiétait de ne pas trouver son fils sur la liste et tous ces adultes qui eux aussi allaient reprendre le chemin du bureau, après cet intermède matinal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai senti soudain un noeud serrer mon estomac, au souvenir très lointain de mes propres rentrées, où j'oscillais entre la retenue (quand ma mère m'accompagnait) et l'hystérie (avec mon père, bien plus faible devant les caprices de sa fille. Hum). J'ai songé à toutes ces rentrées, ensuite, une fois sortie du rythme scolaire, lorsque l'on rattaque une année en retrouvant les collègues à qui on raconte quelques anecdotes de vacances. Ou pas, d'ailleurs, parfois, mieux vaut s'abstenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, je ne me souviens plus trop, mes oreilles, chahutées par les cris et rires ambiants, m'ont sommée de rebrousser chemin et de reprendre place à mon poste, chez moi, derrière l'ordi. Toute seule et autonome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, l'ordre&amp;nbsp;est rétabli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste est rédigée, les tâches prêtes à être barrées, je sens en moi l'énergie revenue et l'envie de bouleverser doucement ce quotidien plein de surprises mais déstabilisant. Loulou à l'école, je retrouve certains repères, une routine à laquelle je n'étais déjà plus habituée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai retrouvé aussi cette stigmatisation permanente qui m'avait déjà frappée par le passé. En discutant quelques minutes avec la nouvelle institutrice&amp;nbsp;de Loulou, j'ai compris qu'elle avait déjà ses&amp;nbsp;"fiches" sur&amp;nbsp;chaque enfant. Qu'elle avait communiqué avec sa collègue, qui a eu sa classe l'année dernière, et échangé quelques informations sur les élèves. Celui-ci a&amp;nbsp;du mal en maths, celle-là en français, lui est turbulent, cet autre est bavard... Après tout, elle balise le terrain, elle s'intéresse et c'est tout à son honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle a eu beau me répéter qu'elle aimait bien repartir de zéro en faisant un peu table rase du passé, j'ai eu comme un doute. Certains jugements laissent des séquelles et il est difficile de les anéantir totalement. Alors, aux enfants de sortir des idées préconçues, à eux aussi d'évoluer, parce que, après tout, il n'y a pas de fumée sans feu et un gamin que l'on dit&amp;nbsp;turbulent l'a probablement été et l'est peut-être encore. Mais je m'aperçois que les étiquettes, elles collent très vite et impriment à long terme le parcours d'un enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lequel ignore encore que son existence sera parsemée de ces petits riens qui le définiront ensuite comme un être sociable ou pas. Sans qu'il puisse véritablement contrôler cette image qui finira par lui échapper.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-7989514202358064960?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/7989514202358064960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/09/lordre-retabli.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7989514202358064960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7989514202358064960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/09/lordre-retabli.html' title='L&apos;ordre rétabli'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6998399814322363240</id><published>2011-08-31T13:41:00.000+02:00</published><updated>2011-08-31T13:41:05.718+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etats d&apos;âme'/><title type='text'>Cette fragilité-là</title><content type='html'>Silence radio. Soudain, je me suis sentie coupée des mots, comme s'ils ne pouvaient plus suffire à m'apaiser, comme s'ils m'échappaient, surtout, comme si j'avais perdu la clé pour jouer, tourner et jongler avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai passé un drôle d'été. Entre tourments et grands bonheurs, entre sensations vertigineuses de vide et sommets d'épicurisme. Un été de frustration, parfois, mais une semaine de vacances, enfin, régénérante et durant laquelle j'ai eu le sentiment d'être moi, tout simplement, libre et sans fioritures, bien accompagnée et heureuse. Une semaine à sentir les embruns bretons, à observer l'incroyable manège des mouettes et autres cormorans, à sillonner les chemins en vélo, à respirer, à manger avec plaisir et appétit, à aimer et vivre sans contraintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un drôle d'été, oui, durant lequel mon corps m'a rappelé mes excès, en me coupant les ailes et me privant de ma bouffée sportive. Or, j'ai besoin de me faire mal, un peu, de tester mes limites, pour me sentir plus forte. D'aller courir, nager ou pédaler, peu importe, pour évacuer mes habituels doutes et états d'âme. Sans ça, je me sens oppressée. Cette fois, j'ai dû composer, l'écouter davantage, ce corps, arrêter de foncer tête baissée pour accepter de me poser, me reposer, de me regarder vraiment dans la glace et faire le point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terrible constat d'impuissance, évidemment. Parce qu'à l'instar des mots, j'ai senti que tout m'échappait. Que&amp;nbsp;je focalisais sur des détails de ma vie personnelle parce que, dans le désert pro qui a caractérisé ce mois d'août, j'avais besoin de me raccrocher aux rayons de soleil qui éclairent mon existence actuellement. J'ai compris toute l'importance, aujourd'hui, de me "réinsérer" dans la vie active, pour ne plus tourner en rond et être à la merci de missions toujours aléatoires. Et pour relativiser davantage, surtout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naïvement, je pensais qu'une fois la raison revenue, je pourrais envisager d'avoir une vie comme tout le monde, avec un cadre, des horaires, des collègues - peut-être lourds et pénibles, certes, mais des collègues, une vie autour de moi. J'ai postulé, à droite, à gauche, dans une période certes peu propice au plein-emploi, tant dans ce contexte de crise qui n'en finit pas de nous anéantir, que dans une période estivale où les DRH se dorent peut-être la pilule en Corse ou décompressent à l'autre bout de la planète (clichés, quand tu nous tiens...). Le bilan est peu flatteur, entre refus polis, recrutements finalement déjà bouclés, relances vaines et sensation de perdre pied chaque jour un peu plus avec ce monde du travail si déconcertant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de neuf, me direz-vous, je me lamentais déjà de tout ça voilà peu. Mais je déteste ce que ce constat d'impuissance réveille en moi, cette fragilité que j'ai tant contrée, repoussée, envoyée valser. Ce sentiment de n'être qu'une petite chose, au lieu de me tenir tête droite, prête à me lancer dans la bataille et lutter, vaille que vaille, pour retrouver cette sérénité professionnelle à laquelle j'aspire aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai lancé mon plan d'action, listé mes envies, creusé plus ou moins de nouvelles pistes et j'en suis consciente:&amp;nbsp; je suis la seule à avoir la clé pour changer la donne. Pourtant, je sens toujours ces freins en moi, sans parvenir vraiment à les déraciner. Je réalise que ces recherches d'emploi me ramènent à mon métier d'avant et que je le veuille ou non, j'ai l'impression d'une forme de régression, d'un compromis que j'aurais passé avec moi-même et qui me dérange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin des ambitions d'antan, de ces rêves anéantis, de cette énergie que je sentais jaillir en moi, j'en suis là, dans ce marasme, à chercher ma place. Avec, néanmoins, ce petit quelque chose qui demeure dans un coin de mon esprit. Parce que si les mots étaient cachés au fond du placard, ces dernières semaines, cette envie de cuisiner m'a tenaillée plus que jamais dans le même temps, et il n'y a que la main dans la pâte que j'ai senti cette sérénité et cette envie de faire quelque chose de nouveau, de grand, de positif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, il faut savoir ronger son frein, remiser certaines idées et filer droit en attendant la fin de l'orage. Je vais donc laisser derrière moi ce découragement latent et cette fragilité encombrante pour bouleverser cette vie un rien marginale qui me pèse aujourd'hui plus, bien plus, qu'hier. Et songer à tous ces fragments de bonheur qui ponctuent mon existence, ça et là, pour effacer cette image de petite chose et casser cette coquille de Caliméro qui n'a décidément aucun sens et que je véhicule depuis trop longtemps, bien malgré moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien malgré moi? Caliméro, tu sors, j'ai dit;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6998399814322363240?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6998399814322363240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/08/cette-fragilite-la.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6998399814322363240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6998399814322363240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/08/cette-fragilite-la.html' title='Cette fragilité-là'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4546495242737095755</id><published>2011-08-10T21:59:00.000+02:00</published><updated>2011-08-10T21:59:11.118+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>De l'utilité de ne (presque) rien faire</title><content type='html'>Lundi, en descendant le chemin pavé qui mène au domaine (si si) de Poney, j'ai ressenti ce sentiment qui revient chaque fois que je me sens investie d'une "mission" : à défaut d'être divine, la dite mission a pour elle de me donner l'impression d'exister aux yeux de quelqu'un -&amp;nbsp;professionnellement parlant je veux dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, ce lundi, j'ai senti ce regain d'énergie qui s'est accentué&amp;nbsp;à la vue de Poney. Sa mine était légèrement halée et, surtout, elle était souriante, moins écorchée vive que lors de nos derniers entretiens, où des événements personnels l'avaient plongée dans une lassitude vivace. Et je ne vous parle même pas de la bouffée supplémentaire que j'ai ressentie, le lendemain, après son coup de téléphone. Elle avait lu le manuscrit que je lui avais rendu et l'avais aimé. Alléluia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, on s'accroche à ces toutes petites certitudes lorsque plus rien ne vient. J'écume les annonces en vain, évidemment, et je sais que l'avenir reste très obscur. Et comme je n'ai pas le prétexte de jouer mon rôle de mère, par exemple, pour "oublier" de penser à cet avenir pro qui m'interroge, je trace de nouvelles voies, certaines très virtuelles, envisage des pistes parfois un rien improbables et... accepte une mission de retranscription de derrière les fagots, un truc horrible où on entend un type siffler, fermer un placard, jouer avec des clés, dire bonjour à son pote qui passe par là tandis qu'au fond, des gens parlent. Ces gens dont, justement,&amp;nbsp;je suis censée retranscrire les propos. Aïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est d'accord, il faut que ça cesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez, rien de neuf, donc, sinon que je rêve de vacances, même si la météo absolument pourrie qui n'épargne personne me permet de relativiser. Aller à la plage en ciré, c'est bon, j'ai donné, c'est moyennement drôle. Ah, histoire de pimenter un peu mon quotidien, j'ai eu la bonne idée de tomber malade, me transformant en sorte de zombie qui voudrait néanmoins résister à la léthargie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peine perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mince, pour une fois que je n'ai quasiment aucune contrainte à respecter et que je peux dîner&amp;nbsp;d'un thé et de céréales si&amp;nbsp;ça me chante ou veiller sans penser au réveil trop matinal du lendemain, c'est la tuile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'a fait le plus bizarre, c'est la réflexion du médecin qui me demandait si je travaillais. Pour savoir s'il me donnait un arrêt-maladie, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh non, ce ne sera pas nécessaire... Sur ce, je suis retournée comater en me disant que je passais vraiment un drôle d'été, tiraillée entre toutes ces envies de liberté qui s'offrent à moi et la prise de conscience que ma vie a définitivement changé. Que mes conditions de vie ont changé. Que j'ai changé. Tout court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous savez quoi? Ça ne m'a même pas déprimée. Bien au contraire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4546495242737095755?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4546495242737095755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/08/de-lutilite-de-ne-presque-rien-faire.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4546495242737095755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4546495242737095755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/08/de-lutilite-de-ne-presque-rien-faire.html' title='De l&apos;utilité de ne (presque) rien faire'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3192347342678260265</id><published>2011-08-03T10:50:00.000+02:00</published><updated>2011-08-03T10:50:34.484+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Ce léger désoeuvrement</title><content type='html'>Combien de fois ai-je songé que je ne pouvais sortir ici, me rendre là, goûter à ceci ou envisager cela car... j'avais mon fils ce soir. Oui, l'année scolaire passe et elle est pleine de ces mini-sacrifices maternels qui, au final, ne laissent pas vraiment de traces. On s'en accommode, voilà tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, aussi, on se sent bousculé par cette routine école 18h-dîner 19h - coucher 20h et quand l'heure des grandes vacances sonne, on a juste envie de donner un grand coup de pied là-dedans et de vivre, vraiment, sans contraintes. Sauf que 1/ Loulou est fatigué de son année; 2/ Loulou, du coup, est fatigant; 3/ Les enfants ont besoin de sommeil, emploi du temps free ou pas; 4/ Les parents ont aussi besoin de souffler; 5/ Et puis les vacances sans partir, ça devient long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois avoir un peu surestimé mes forces le mois passé, imaginant emmener Loulou par monts et par vaux découvrir les rivages et terres, sinon de l'hexagone, au moins de notre région... En fait, il a dû se contenter de quelques tours de tyrolienne dans un parc, d'une baignade tout habillé (en jean-parka, sinon c'est pas drôle) dans une piscine artificielle (en béton!) d'un parc nantais par -12 degrés et une pluie battante, quelques vagues promenades amicales, deux-trois pestacles de chevaliers et de théâtre, une petite virée express à la mer (toujours par -12, mais cette fois en maillot de bain, quelle mère prévoyante je suis, quand même) et des après-midis chez les grand-parents parce qu'il paraît qu'il avait une mère débordée par le travail. Si si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, quoiqu'on fasse, il trouvait tout nul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive l'adolescence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me dit que mon Loulou n'a que 7 ans et demi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant vous dire que je suis très moyennement satisfaite de ces pseudo-vacances passées tous les deux. Pourtant, le mois d'août venant, j'ai bien dû m'en contenter parce qu'il est parti chez son papa, me laissant seule avec tous ces trucs que, donc, j'allais pouvoir faire, sans avoir à me soucier de l'heure. Yipppppaa, liberté chérie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ben, le truc, c'est que j'ai du mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus quoi faire de tout ce temps. Partir en vacances? Ah ah, c'te blague. Travailler? Les missions sont finies pour le mois. Chercher du travail? Je m'y suis collée en envoyant quelques lettres, comme des bouteilles à la mer tant je sais que la période n'est pas propice au recrutement. Mais j'y crois, c'est déjà ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'exagère un peu, car finalement, ce temps m'a permis d'avancer sérieusement sur le manuscrit de Poney. Je suis à l'affût de la moindre annonce qui pourrait se rapprocher de mon profil (l'espoir fait vivre), je peux aller faire du sport quand je veux et sortir comme bon me semble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais devenir "kid-free" quand on a l'habitude d'avoir dans ses pattes un loulou un rien hyperactif, ben, que voulez-vous, ça perturbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réalise aussi que le gouffre entre ma vie et celle, lambda, des gens salariés (ou indépendants, certes, mais avec des clients réguliers), s'élargit chaque jour un peu plus. Pas question de pleurer sur mon sort, ne&amp;nbsp;pas partir au soleil ou à l'aventure n'est pas non plus catastrophique. C'est&amp;nbsp;l'angoisse du lendemain qui m'étreint un peu, me dire que tous ces&amp;nbsp;gens en goguette actuellement vont réintégrer leur poste demain,&amp;nbsp;dans une semaine ou à la rentrée, pendant que j'en serai toujours à&amp;nbsp;me demander où est&amp;nbsp;ma place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moi de l'inventer, je crois. Voilà&amp;nbsp;une perspective pour les jours à venir. En ces temps de disette, c'est déjà pas si mal, non?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3192347342678260265?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3192347342678260265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/08/ce-leger-desoeuvrement.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3192347342678260265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3192347342678260265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/08/ce-leger-desoeuvrement.html' title='Ce léger désoeuvrement'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1971875068159899690</id><published>2011-07-25T11:20:00.004+02:00</published><updated>2011-07-25T11:29:13.166+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Mémo du bonheur</title><content type='html'>Alors que je vivais sur mon petit nuage, depuis quelques mois, simplement heureuse et apaisée, j'ai songé brièvement écrire, comme un mémo, une sorte de liste. Oui, une liste de ces choses qui me rendaient si euphorique, qui m'avaient permis de balayer les nuages et qui me donnaient le sentiment de toucher du doigt le Bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine passée, alors que je nageais en plein&amp;nbsp;désespoir, les larmes longtemps maîtrisées, mais tellement coincées qu'elles me donnaient la nausée, oui,&amp;nbsp;avant que ces larmes ne sortent au pire moment&amp;nbsp; - devant le conseiller de Pôle Emploi - alors que j'étais redevenue cette boule d'angoisse tétanisée par la peur de tout, j'ai songé brièvement à quel point j'avais été idiote de ne pas rédiger ce mémo. Juste pour me souvenir de cette liste de choses qui, globalement, n'avaient pas vraiment changé et qui auraient dû me donner le sentiment de toucher du doigt le Bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je n'ai pas trouvé la solution à toutes les questions matérielles qui se posent à moi, mais je serais capable, je crois, d'écrire ce mémo. Le sourire est revenu, le moral avec, les envies, l'énergie, la volonté d'avancer et de croquer dans cette vie insensée que nous menons et qui nous mène, surtout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serais capable de l'écrire, ce mémo...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et&amp;nbsp;en même temps, je n'en vois pas (plus?) trop l'intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car j'ai bien compris que la vérité d'un jour n'était pas celle du lendemain et qu'un seul grain de sable pouvait enrayer un système pourtant bien huilé. Qu'on pouvait envisager avec le sourire ou le chagrin la même situation. Cette éternelle histoire du verre à moitié plein...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour ma cuisine, je n'ai pas de recette pour le bonheur. Je change souvent les ingrédients de la recette initiale, je m'autorise pas mal de libertés, j'enlève un peu de ci - soit-disant le truc indispensable pour le succès de la recette - et je rajoute cela - le truc risqué, normalement. Pour avoir cette sensation, j'imagine, d'inventer, de rajouter ma petite touche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les commentaires du précédent post&amp;nbsp;(auquel je ne peux pas répondre, dès que je ne suis plus une quiche en informatique, je vous sonne), Anne pointait le doigt sur cet aspect. Ce goût du risque. Cette envie de me coller à chaque fois au pied du mur, qui me met souvent minable, j'en conviens, mais qui m'aide aussi à rebondir. Comme pour la cuisine, je crois que j'ai envie d'inventer ma vie. Alors, forcément, il y a des ratés. Je navigue entre les lignes, j'en rattrape une, parfois, j'essaie de la suivre, hop hop hop, elle me lasse, j'en franchis une autre mais parfois... bah il y a un gouffre entre ces tracés structurants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce qui s'est passé pour moi. Je me suis retrouvée perdue au fond de ce gouffre et je réalise que je ne le supporte plus. J'ai besoin de me raccrocher à quelque chose d'un peu rassurant (comme tout le monde, je ne me&amp;nbsp;prends pas pour&amp;nbsp;un modèle unique) (quoique, ce serait peut-être mieux pour l'équilibre collectif, qu'il n'y en ait pas trop, des comme moi...) et quand je sens que je n'ai plus prise sur rien, ben....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Badaboum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mouette est KO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je considère aujourd'hui le départ de mon travail passé comme le début d'une nouvelle vie. Pas une renaissance, parce que j'y avais bien vécu, globalement, mais l'ouverture sur un monde nouveau, avec un regard plus attentif sur ce qui m'entoure, comme si j'étais sortie d'années de léthargie, solidement ancrée dans ma bulle. Depuis ce jour d'octobre 2008 où j'ai largué les amarres, j'ai connu l'euphorie, les doutes, les projets, les rabats-joie, les gens qui consolent et qui encouragent. Je me suis sentie chaque jour vibrer davantage pour cette liberté qui, d'un point de vue assez prosaïque (les sous, toussa), m'affaiblissait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'ouvrait des portes que je n'avais même pas envisagées auparavant. Et refermait paradoxalement le cadre dans lequel je m'étais construite, me faisant sentir plus encore à l'étroit, dans cette période d'entre d'eux, balancée entre mes vélléités d'indépendance et l'envie de "vivre comme tout le monde", et de taire ainsi des angoisses somme toute légitimes, à coup de revenu fixe et de tickets-restaurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis découvert une sensibilité nouvelle, aussi, ressentant des choses que mon esprit ne me laissait visiblement pas le loisir de cerner, auparavant. Parfois, cette chose qui monte en moi m'effraie, d'ailleurs, tant j'ai l'impression d'être devenue une éponge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écrivant tout cela, j'ai l'impression de me répéter, et pourtant, à chaque "crise" existentielle, tout me ramène vers ce chemin de départ. Comme pour m'encourager. Comme pour me dire: "regarde le chemin que tu as parcouru." Chemin vers la découverte, oui. Chemin vers la précarité, aussi, évidemment. Je ne peux le contester et, une fois encore, c'est comme si j'avais eu besoin de creuser très profondément pour savoir jusqu'où j'allais pouvoir résister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la grande différence, c'est que, aujourd'hui, je n'attends pas d'être ensevelie par le sable qui retombe, je trébuche, je tombe et je m'écorche, parfois, et puis je me raccroche à cette micro-énergie qu'il me reste pour réagir. Je pense à mon fils, je pense à mes amours, je pense à ces petites surprises qui s'amoncellent, ces petits signes, ces infimes gestes qui me font revenir à la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et&amp;nbsp;je sais qu'aucun mémo ne pourra mieux les rappeler que mes souvenirs, quelques mots,&amp;nbsp;un regard&amp;nbsp;et mon envie de collectionner, encore et encore, les images d'une vie différente, certes, mais colorée et en mouvement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1971875068159899690?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1971875068159899690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/memo-du-bonheur.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1971875068159899690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1971875068159899690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/memo-du-bonheur.html' title='Mémo du bonheur'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3043714407165397497</id><published>2011-07-19T17:47:00.002+02:00</published><updated>2011-07-19T17:51:01.730+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques d&apos;une chômeuse'/><title type='text'>Passage à vide</title><content type='html'>Je pense que vous commencez à me connaître et vous le savez donc: la logique et moi, ça fait quinze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que je suis censée baigner dans la félicité, remontée par les derniers événements d'une vie toujours pleine de surprises, alors que nous sommes en été, période plutôt propice au bonheur, de mon point de vue, alors que j'ai collé de la guimauve partout sur ce blog, eh bien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu un gros coup de moins bien. Une angoisse incroyable qui m'a sauté au visage, tenaillé l'estomac et paralysé tout membre actif jusque là. J'exagère à peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des angoisses, devrais-je même rectifier. Loin de la zen attitude qui me berçait ces derniers temps, la morosité, le doute et le désespoir ont envahi la moindre de mes terminaisons nerveuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sentais la déprime me gagner mais le pompon a été atteint avec la confirmation, lundi,&amp;nbsp;que, effectivement, je n'aurai plus de mission avant la rentrée. Plus de boulot de psychopathe, plus de soirées prolongées devant l'ordi jusqu'à trois heures du mat', plus de syndicaliste mateur et lourdaud? Alléluia. Mais plus de moyen de remplir le vide, plus de prétexte - finalement - pour ne pas chercher un "vrai" travail (avec des morceaux de rémunération digne de ce nom, je veux dire)... et plus de sous, forcément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je suis logique, tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis sentie embarquée dans un tourbillon et j'ai bien compris ça allait être coton pour en sortir, comme ça, d'un claquement de doigt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous me direz, c'est normal et très humain, ces petits passages à vide. Oui, bien sûr. Cela ne les rend pas forcément plus tolérables. Je m'inquiète pour l'avenir? Je peux, certes. Pas de taf en perspective pour août, je vous le disais,&amp;nbsp;un compte en banque qui va frôler les tréfonds, et des envies, malgré tout, d'aller m'évader un peu, pour faire comme tout le monde, alors que je n'ai pas choisi la vie de tout le monde et que je dois donc assumer cette option liberté que j'ai cochée, un jour d'insouciance. Sans passer par la case "vacances".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, non, je ne veux faire pleurer personne. Y'a pire, on est d'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réalise à quel point &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/la-page-blanche-ou-le-paradoxe-du-pilou_28.html"&gt;je voudrais tout&lt;/a&gt;, conserver cette indépendance et cette gestion du temps d'un confort absolu (et je ne pense pas uniquement à &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/pyjama-day.html"&gt;mes journées pyjama;)),&lt;/a&gt; mais pouvoir m'offrir, moi aussi, un temps de repos, une évasion, sans le payer ensuite. Vous voyez le genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je suis (trop) capricieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je prends aussi conscience que j'ai souvent besoin d'être au pied du mur pour réagir. La situation n'est pas inédite, pour moi. Mon statut est précaire, il faudra bien que je me rende à l'évidence, un jour. Et que j'agisse, enfin, pour changer les choses puisque je ne supporte visiblement pas cet inconfort. Forte de ce constat d'une profondeur navrante et parce que je n'aime pas rester dans ces sombres pensées, j'ai décidé de retourner trifouiller les pistes que j'avais envisagées pour l'avenir, un autre jour de désespoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plein de choses m'attirent, je n'ai pas envoyé la moitié de mes candidatures depuis mon arrivée à Nantes et j'ai enfin retouché à mon CV. Au fond, rien n'a changé depuis hier mais je sens comme un léger mieux, un apaisement et la sensation qu'un lendemain un rien plus prospère peut se dessiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de chasser une nouvelle vilaine angoisse qui m'étreint, parce que je ne sais pas par où commencer. L'éternel mouvement de balancier, décidément. Je regarde le champ des possibles: il me semble à la fois large et tout réduit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La logique et moi, je vous dis...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3043714407165397497?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3043714407165397497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/passage-vide.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3043714407165397497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3043714407165397497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/passage-vide.html' title='Passage à vide'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-9204898015361169232</id><published>2011-07-17T09:40:00.002+02:00</published><updated>2011-07-17T09:43:59.570+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tranches de vie'/><title type='text'>Grandir</title><content type='html'>Loulou m'épate, depuis quelques temps. Sans le vouloir, j'avais coché l'option "ver de terre" et "peu discipliné" à sa naissance et puisque les retours sont un peu impossibles en magasin*&amp;nbsp;(au niveau approvisionnement et gestion du stock, le rayon bébé est un peu nase dans ce type de commerce), j'avais décidé de m'accommoder de ce caractère un rien bougeant (et épuisant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, je m'étais fait violence pour tenter de remettre tout ça sur de bons rails. Une histoire de cadrer l'enfant, lui fixer des limites et le remettre à sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un truc qu'on appelle "l'éducation". Tiens, je peux même mettre un E majuscule, tellement c'est sacré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Education.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En théorie, c'est finalement facile. Une boulette = une réprimande. Qui peut aller de la simple petite réflexion ('"oh non, mon chériiii, c'est pas bien de mordre les doigts de ton petit copain) à la pire des punitions (15 jours sans DS, cette génération me désespère. Et le pire, c'est que nous en sommes responsables) (de la situation et de nos gosses, oui).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pratique, lorsque la vie se charge de nous plomber un peu nos bonnes intentions à coups de soucis divers, fatigue variée et gestion en solo, ben, ça se complique. On finit par tout mélanger, on hurle sur son chériiiii parce qu'il a mis UNE miette par terre mais on ne va rien lui dire lorsqu'il éborgne son petit camarade (qui n'est pas un angelot non plus, soit dit en passant) (et qui n'était déjà pas très beau, mais ça, il n'y peut rien, le pôôôvre) (l'éborgner, dans ces conditions, c'est vraiment moche, quand j'y pense).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On chronomètre le temps passé sur les écrans (DS, télé, ordi) et trois mois plus tard, on réalise qu'on a laissé la chair de notre chair toute la journée se péter les neurones et s'exploser les pouces sur des touches pendant qu'on était occupé à bosser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tout vole en éclats, on comprend mieux pourquoi le mode d'emploi n'était pas fourni à la livraison du modèle et on se trouve confronté à divers choix:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ Se tirer une balle (option peu judicieuse, qui va nettoyer derrière? Et pas que la tache de sang que ça va laisser, je veux dire);&lt;br /&gt;2/ Tenter une lobotomisation sur l'enfant terrible (mais affronter les reproches du père pour les cicatrices laissées sur le crâne de chériiiiiii) (et risquer de récupérer un légume, léger détail)&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;3/ Aller en hôpital psy se refaire une santé (ah ah);&lt;br /&gt;4/ Mettre une laisse à chériiiiii;&lt;br /&gt;5/ Assumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre son mal en patience, en gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous le dis tout de suite, la patience n'est pas, mais alors pas du tout ma vertu première. Mais puisque, de toute façon, aucune autre solution ne s'imposait, j'ai patienté, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pensé qu'un jour, Loulou allait grandir, s'assagir. En l'aidant dans ce sens, évidemment. Pas question de lui lâcher la grappe. Je me suis donc fait une nouvelle fois violence pour ressembler à une maman à peu près ferme, bien consciente de l'intérêt de la chose. Il y a plein d'expressions pour ça: "lui serrer la vis", "remettre les points sur les i"... Euh... L'éduquer et assumer son rôle de parent, tout bêtement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et parfois, les miracles arrivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loulou a grandi. Il peut rester calme plus de douze secondes. Il peut même obéir, rendez-vous compte. Le comble de ma joie a été atteint cette semaine, lorsque le beau-père d'une amie, la soixantaine autoritaire, m'a dit: "dis donc, il est drôlement calme, votre fils."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais pris aucune drogue, le beau-père non plus. Quant à Loulou, hormis une glace, il n'avait avalé aucune substance qui aurait pu avoir quelque incidence sur son comportement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai regardé Loulou, qui jouait tranquillement dans le salon. J'avoue, j'ai un peu écarquillé les yeux, mais c'était bien le même modèle -&amp;nbsp;ce diablotin qui m'avait tellement rendue marteau, parfois -&amp;nbsp;qui assemblait les lego avec application et sans broncher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai failli entamer un pas de danse de la joie avant de réaliser que, 1/ j'étais en tong et j'avais de la route à faire, derrière ; 2/ ça ne servait à rien d'éveiller les soupçons des gens sur une éventuelle folie que je pourrais cacher au tréfonds de moi-même; 3/ finalement, rien n'était acquis et qu'il fallait juste que j'envisage cela comme un encouragement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je deviens raisonnable, moi, j'en reviens pas. Je me demande si j'ai pas grandi, tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, le revers de la médaille, c'est que Loulou commence à faire les mêmes rêves de psychopathe que moi. A 3 heures du matin, voilà deux nuits, il m'a réveillé, en hurlant qu'il avait fait un cauchemar: son père lui avait coupé la tête. Et cette nuit, quelqu'un d'autre lui a coupé le coeur en deux. Mais ça va, dans un cas comme dans l'autre, il a survécu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Ceci est du 15e degré, j'en vois déjà qui cherchait le numéro de la SPA, oh.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-9204898015361169232?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/9204898015361169232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/grandir.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9204898015361169232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9204898015361169232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/grandir.html' title='Grandir'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8680884944521492739</id><published>2011-07-15T10:07:00.002+02:00</published><updated>2011-07-15T10:11:23.107+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tranches de vie'/><title type='text'>De l'idée de célébrer une fête nationale</title><content type='html'>Le bonheur, quand on est free-lance (c'est mieux que "galérienne en chef", non?), c'est définitivement de pouvoir gérer son temps comme on l'entend. Alors oui, on peut aller courir/nager/danser (ça non, toute seule, c'est bof)/ faire ses courses ou passer chez nos amies les administrations quand ça nous chante, évitant le rush de tous ces pauvres salariés, condamnés à poireauter à la Poste ou derrière la dame-qui-a-choisi-de-faire-son-plein (au bas mot 200 euros dans le chariot) à la caisse du Le-le, forcément la caisse la plus looooongue du monde car on a toujours le chic pour choisir la pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez quoi? On peut même s'offrir des escapades à droite et à gauche, une virée à la mer, quelques pâtés de sable avec Loulou ou une balade sous la brise avec une copine, comme ça, juste pour "prendre l'air" (expression que j'ai longtemps détestée, je vous expliquerai pourquoi, un jour, sans doute). Emmener Loulou, toujours lui (une histoire de vacances scolaires, si si), au ciné ou sur les bords de Loire pour un tour de vélo...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je comprends bien, vous m'enviez, vous avez limite envie de m'étriper tant cette vie a priori sans contraintes vous semble juste idéale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là que s'installe le doute, de façon insidieuse. Ai-je vraiment choisi le confort? Euh, clairement, non. La liberté, donc, oui, on est d'accord. Pour le reste, c'est un peu chaud les marrons quand l'heure de remplir son assiette a sonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis un petit moment, les missions s'enchaînent sans que j'aie le temps de dire ouf. Du coup, consciente de ce besoin irrépressible d'aller "prendre l'air", je n'ai pas renoncé à ces bouffées d'oxygène, sinon quotidiennes, au moins hebdomadaires. Mais comme mon boulot de psychopathe nécessite quand même quelques heures de concentration extrême, je me dédouble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, je sais, ce n'est pas un scoop, mais plus le temps passe, plus j'ai l'impression de déborder sur mon quota "d'heures de vie" tandis que le labeur augmente chaque jour un peu plus. Et plus j'ai l'impression, ensuite, de m'auto-punir, en consacrant mes soirées, des demi-nuits parfois, à la retranscription de grands malades qui exigent de meilleures conditions de travail et une vie plus&amp;nbsp;agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, pour la fête nationale, partagée entre l'envie de profiter du soleil sur la terrasse familiale et l'obsession de terminer ce taf qui n'en finit plus, cernée de ces heures nocturnes à repousser le sommeil (qui se venge ensuite, le rancunier, en ne revenant pas quand on l'appelle...), rongée par la culpabilité, aussi,&amp;nbsp;d'avoir laissé Loulou chez ses grand-parents (ça, ça va), mais surtout deux jours de suite à mon côtés pendant que je m'échinais sur l'ordi (oh, lui ne s'est pas plaint d'avoir la DS en accès libre. Je l'ai très mal vécu de mon côté, allez savoir pourquoi), je me suis dit qu'on allait allier l'utile à l'agréable, et que j'allais prendre l'air en bossant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manger chez pôpa-môman avant de retourner au labeur. Jouer à l'extérieur, plutôt qu'à domicile, en gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Installée sur la table de jardin, les pieds réchauffés par les lattes de bois tiédies, j'ai passé l'après-midi à avancer ma synthèse d'un comité technique paritaire totalement exaltant, avec Loulou pas loin, mais occupé, au moins, à commenter le Tour de France avec son papi. Parfois, j'ai jeté un oeil, apercevant son sourire non feint et son plaisir d'être là, de poser des questions et d'entendre le laïus de son grand-père en retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un moment donné,&amp;nbsp;Loulou est sorti des jolies envolées sur les cyclistes pour s'aventurer sur un autre terrain, plus... social. Plus historique, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intrigué par les feux d'artifice dont il avait eu l'écho la veille au soir, il nous a demandé pourquoi le ciel avait ainsi pété, alors qu'il n'y avait même pas d'orage. Nous voilà partis pour un couplet sur le 14 juillet, la prise de la Bastille, la fin d'un système monarchique et la Révolution française. Et on enchaîne, allez savoir pourquoi, sur une autre révolution, Mai 68. Mon père lui explique que les gens ont pris des pavés, toussa, et qu'ils ont revendiqué de nouveaux droits, l'évolution de la société et que le mouvement "a permis au monde de bouger".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"De combien de mètres?" a demandé Loulou, imperturbable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, j'ai bien failli me faire dessus, songeant que mon choix de bosser sous le toit familial était judicieux. Ç'aurait été dommage de louper ça, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire, c'est qu'on n'a même pas su lui répondre;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8680884944521492739?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8680884944521492739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/de-lidee-de-celebrer-une-fete-nationale.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8680884944521492739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8680884944521492739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/de-lidee-de-celebrer-une-fete-nationale.html' title='De l&apos;idée de célébrer une fête nationale'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6446059817882512441</id><published>2011-07-10T09:51:00.002+02:00</published><updated>2011-07-10T09:58:47.652+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tranches de vie'/><title type='text'>Brise légère</title><content type='html'>Je crois que l'un des moments que je préfère, c'est lorsque je m'allonge sous un arbre, en prenant tout mon temps et que je lève doucement les paupières. J'essaie de choisir un endroit calme, ombragé et confortable mais je dois parfois me résoudre à un espace un peu rocailleux - la sécheresse a frappé. Qu'importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tâte le terrain, donc. Je m'étire un peu, avant de goûter à ce moment toujours savoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens mon corps tonique, parce que je viens de finir de courir, et extrêmement réceptif. Mon oreille l'est, aussi, et je m'étonne que les paroles collent justement à l'instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je respire. Je lève les yeux au ciel et, à moins d'une facétie d'un oiseau qui aurait bouffé un clown, là, c'est juste le paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent bruisse légèrement dans les feuilles. Des rais de lumière s'infiltrent ça et là et dorent mon visage rougi. Je fais l'étoile et je suis juste bien. Je fais le vide. Et puis les pensées reviennent au galop, finissent par se bousculer mais je&amp;nbsp;les accueille avec un nouveau regard, un nouveau sentiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à ces dernières heures, à ces derniers jours, à ces dernières semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces derniers mois, même. Les trois restaurants pour lesquels j'ai eu le bonheur de travailler sont soit fermé, soit en instance de l'être, soit vendu.&amp;nbsp;Je me dis que la &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2009/07/banco-haro.html"&gt;fronceuse de sourcils&lt;/a&gt; n'avait pas complètement tort. Que &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2009/11/miracle-echelle-familiale.html"&gt;l'amour paternel&lt;/a&gt; me protégeait, finalement, contre ces folles propensions que je nourrissais de vivre de mon affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je repense à ces images en ayant ce sentiment diffus qu'elles appartiennent à une autre vie, à un autre moi. Je le ressens de façon d'autant plus aiguë chaque fois que je vais au Mans, comme si cette petite chose que j'étais, paradoxalement pleine d'envies et d'ambition, avait quitté mon enveloppe corporelle et mon esprit, pour se mouvoir dans un corps nouveau et une&amp;nbsp;tête finalement presque plus insouciante. Comme si les galères et errances passées m'avaient enlevé un poids, alors qu'elles auraient dû me plomber davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sous mon arbre et je me sens légère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, je reste affectée par des micro-événements, par les états d'âme de mes proches, les questionnements qui les laissent dans une forme de désarroi que je ne peux maîtriser. Mais dès qu'il s'agit de moi, j'ai tendance à relativiser, à laisser cette forme de nonchalance et de détachement reprendre le dessus sur mes ambitions. Y'a pas mort d'homme... Sorte de leitmotiv que je traîne depuis longtemps, très longtemps mais qui prend toute sa mesure aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple? J'ai passé un entretien, voilà quelques semaines, pour un poste qui me bottait vraiment. L'idée d'une situation un peu fixe m'a effleurée avec un certain enchantement, à vrai dire. Et lorsque j'ai finalement reçu le verdict - non, évidemment. Vous pensez, malgré mon long silence ici, je vous l'aurais raconté. D'ailleurs, la terre entière en aurait probablement été informée - je n'ai rien senti. Même pas une once de déception. Et je vous jure qu'il me plaisait, ce job.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de ruminer ce nouveau revers, j'ai filé à la mer. Heureuse. J'ai passé un week-end assez magique (oui, ok, je n'étais pas seule, ça peut aider), sans penser une minute à cet épisode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un refus n'allait quand même pas perturber ma bonne humeur, pas vrai... Pour tous les galériens, j'imagine que la situation semble inconcevable, et je pense que, un an plus tôt, j'aurais été à la limite de la pendaison. Mais, je ne sais pas,&amp;nbsp;j'imagine que je me contente de ce que j'ai. Je multiplie les missions, je continue d'écrire pour Poney, je croise des syndicalistes mateurs et des politicards avenants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sous mon arbre et je songe à ce constat tellement prosaïque: je vis. Ces derniers mois, j'avais appris à ne plus me projeter. Je suis dans l'instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde le soleil décliner doucement. Les feuilles onduler très légèrement. Je me lève délicatement, je sens mes muscles endoloris et la douceur de la brise. J'ai perdu la notion du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est tard, sans doute. Qu'importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fera jour demain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6446059817882512441?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6446059817882512441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/brise-legere.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6446059817882512441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6446059817882512441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/07/brise-legere.html' title='Brise légère'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5798630341042806026</id><published>2011-06-24T15:26:00.001+02:00</published><updated>2011-06-24T15:29:27.376+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tranches de vie'/><title type='text'>Savourer sa chance</title><content type='html'>Voilà un an, j'étais en quête éperdue d'un appartement à Nantes. J'aurais pris, non pas n'importe quoi, mais enfin, j'avais une telle envie de retourner vivre dans la ville de mon enfance que je me serais accommodée d'un truc pas trop nul, j'imagine. A l'époque, on m'avait signifié trois ans d'attente, au bas mot, et après une lutte sans merci avec des propriétaires privés exigeant des revenus quinze fois supérieurs à leur loyer, j'avais fini par trouver une humaniste, qui m'avait donc loué son appartement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon home sweet home actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, maintenant que je suis bien installée, après &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/11/nouvelle-vie-et-vieux-machin.html"&gt;quelques épisodes&lt;/a&gt; &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/11/la-morte-du-lundi-matin.html"&gt;épiques&lt;/a&gt;, je n'ai nullement envie de bouger. Loulou non plus, d'ailleurs, qui a dû s'adapter à une nouvelle vie, une nouvelle école, de nouveaux copains, enfin, vous voyez bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est toujours dans ces cas-là que l'on vous rappelle, en général (c'est la même chose avec les garçons, d'ailleurs, j'ai remarqué: tu es dans le désert pendant x années, aucun ne s'intéresse à toi. Suffit que ton coeur s'embrase pour l'un de ces spécimen et voilà que tout le troupeau débarque. Bref). Tout ça pour vous dire que, malgré une tonne de travail à rendre pour hier, je suis passée visiter un appartement, aujourd'hui, dans la commune que j'avais citée en haut de ma liste, qui plus est. Plus par correction qu'autre chose,&amp;nbsp;à vrai dire, parce que je connaissais déjà ma réponse (je ne bouge plus. Et je garde le spécimen en boulant le troupeau. Mais ceci est une autre histoire, hum).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que je suis rentrée dans l'appartement en question, j'ai su. J'ai su que je perdais mon temps. Oh, il n'était pas sale, les pièces étaient plutôt grandes, il y avait même un balcon, c'est vous dire. Mais ça sentait le malheur. La tristesse. Le désarroi et la solitude. La locataire m'a accueillie avec son fils de deux ans et demi dans les bras. Elle était gentille. Lasse, visiblement. On a fait le tour de l'appartement, j'ai vu qu'elle avait mis le lit de son fils dans sa propre chambre, enlevant les portes du placard pour faire de la place. Je l'ai trouvé un peu grand pour dormir dans la même pièce que sa maman, mais enfin, j'imagine qu'il y avait une raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il y en avait une: il manquait une chambre. Mais voilà un an, quand on lui a proposé un appartement, elle a accepté, oh pas n'importe quoi, mais elle avait un tel besoin de se loger vite avec ses deux enfants qu'elle s'est accommodée du premier truc proposé. Car elle venait de perdre son mari -&amp;nbsp;la petite trentaine au vu des portraits trônant dans le salon -&amp;nbsp;et elle devait se retourner vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la différence entre le besoin et l'envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis rentrée chez moi. Comme dans un cliché à trois sous, les nuages avaient laissé place à un grand ciel bleu. Un écureuil est passé juste devant moi, sur le parking. Une voisine m'a saluée et mon balcon était baigné de lumière. Soudain, je me suis sentie un rien capricieuse. Oh, bien sûr, je n'allais pas stagner dans ma vie d'avant en relativisant&amp;nbsp;sur le fait que je ne manquais de (presque) rien, pendant que d'autres ont tout perdu (ou presque). Mais parfois, je réalise à quel point la colère m'empêchait de voir quelle chance j'ai, de vivre sans&amp;nbsp;ce malheur presque palpable; sans&amp;nbsp;ce mal-être qui sortait de tous les pores de cette jeune femme, portant littéralement à bout de bras ses enfants ;&amp;nbsp;sans cette question au bout des lèvres: pourquoi?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5798630341042806026?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5798630341042806026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/06/savourer-sa-chance.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5798630341042806026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5798630341042806026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/06/savourer-sa-chance.html' title='Savourer sa chance'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-7518152895788677315</id><published>2011-06-18T19:40:00.007+02:00</published><updated>2011-06-18T19:52:11.628+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etats d&apos;âme'/><title type='text'>De l'impact du rooibos sur une déprime passagère</title><content type='html'>C'est drôle, quand même. Dans la semaine, j'avais entamé un post, que je n'ai finalement pas publié, qui ne disait pas grand-chose d'autres,&amp;nbsp;finalement, que des banalités. Oh, de jolies banalités, une vie qui roule, l'impression de nager dans une mer de chamallow ou de me rouler dans un champ de bisounours, c'est selon. Cette sensation que tout s'est mis en place, que l'équilibre est trouvé, que la chance a tourné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y racontais comment ma dernière visite à Pôle Emploi, qui aurait dû m'accabler, ne m'avait finalement pas plus affectée que cela ; comment j'avais acquis de nouveaux droits mais tellement riquiqui que c'en était risible, finalement; comment tout cela me laissait impassible, consciente que je suis aujourd'hui d'avoir sabordé pas mal d'ambitions professionnelles pour y gagner en équilibre général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite parenthèse, oui, on peut s'épanouir dans le travail, j'en reste persuadée, mais il n'est plus, à mes yeux, la condition d'une sérénité totale. D'ailleurs, il me suffit d'écouter divers témoignages de proches ou de moins proches pour comprendre à quel point le monde du travail broie chaque jour davantage ses petites fourmis. C'est accablant. Fin de la parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parlais de choses plus futiles, aussi, de ces moments volés où le temps semble se figer comme pour mieux nous laisser en profiter. De bonnes nouvelles, de missions diverses et variées, de mon bras figé par une overdose de sport (!) ou de la forme incroyable de Loulou qui joue aux gourmets et note mes plats. Autant vous dire que je n'étais pas peu fière lorsqu'il a considéré que mon tagine à l'agneau et aux fruits secs méritait un "A" comme "Acquis", tandis que son accompagnement, de l'épeautre aux petites légumes, devait se contenter d'un "en cours d'acquisition" parce que... trop chaud (on a les critères que l'on peut).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, nouvelle petite parenthèse, ce système de notations me laisse un peu perplexe. Pas de note sur 10 ou sur 20 à l'école, Loulou a des A (Acquis), des ECA (En cours d'acquisition)&amp;nbsp;ou des NA (Non acquis - attendez qu'il me ramène cette dernière note, non mais) (comment ça, je fais mal la mère d'élève engagée et intransigeante? Pff ). Genre, les notes, c'est vraiment&amp;nbsp;trop traumatisant. Mouais. Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je vous racontais mon retour en hémicycle, pour de vrai, en pingouin, en savourant, malgré tout, cette impression d'exister socialement, le temps d'une réunion. Je vous expliquais comment, quelques minutes avant les débats, une vendeuse de parapharmacie m'avait prise pour une reine de la pampa, rubis sur ongle ou que sais-je encore, en tentant de me refourguer pour 25000 dollars de produits-qu'ils-sont-trop-bien-pour-votre-peau, et qui a semblé étonnée que je me contente du minimum vital. Avant de réaliser, quelques minutes plus tard face au reflet d'une vitrine, que j'étais effectivement en tailleur, bien coiffée (une rareté chez moi), maquillée et donc potentiellement... une cible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pas une petite chose payée trois francs six sous pour retranscrire du syndicaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note à moi-même: être toujours pouilleuse au moment de rentrer dans ces temples de beauté. Enfin, pas trop, au risque de se voir proposer , gratuitement (ah ah) un ravalement de façade fissa moyennant 25000 nouveaux dollars, une fois à la caisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, prise par le temps et par cette impression que tout cela était bien plat, j'ai laissé le post en friche. Hier soir, j'ai eu de quoi l'alimenter, puisque j'ai retrouvé, lors d'une nouvelle réunion municipale,&amp;nbsp;&lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/du-poulpe-de-la-biche-du-pingouin-et.html"&gt;mon dragueur à trois balles&lt;/a&gt; qui m'a... complimenté sur mes boucles d'oreille, mon vernis à ongle, mon physique tout court (!!) avant de décréter, en s'asseyant à mes côtés, que, décidément, "on faisait un sacré couple tous les deux."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une sacrée paire, oui", ai-je nuancé, un peu narquoise, m'obstinant à le vouvoyer, avant de le renvoyer gentiment dans ses 25 mètres. Pas rancunier, il m'a dit, à la fin de la réunion, que j'avais tout compris et que ça se voyait, que j'étais heureuse. Bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai senti que, au fond, tout ça était ténu. Que je ressentais ce bonheur au quotidien, ces derniers temps, mais que je n'ignorais rien de son caractère fugace, que ces pépites pouvaient s'envoler du jour au lendemain, que la sérénité pouvait décider de se faire la malle sur un micro-événement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne croyais pas si bien dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, je me suis sentie chavirer de l'autre côté. &amp;nbsp;Est-ce le flash routier en rentrant? La pluie incessante et le ciel gris qui ont torpillé mon humeur? Cette solitude incroyable que j'ai ressentie en ouvrant ma porte, sachant que je n'allais voir aucun visage familier ce week-end, terrée dans mon nid pour rendre les missions alors que chacun est parti de son côté, loin d'ici ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, si je déballais tout ici, je pourrais trouver une tentative d'explication - au fond, je sais bien ce qui m'a accablée. Sans rentrer dans les détails (question de pudeur. Je sais, nous sommes sur un blog, cette notion pourrait sembler incongrue. Mais non), je me suis sentie impuissante, hier soir, confrontée à un mal-être d'une personne que j'aurais tellement aimé soulager. Mais si la vie m'a semblé pavée de roses, depuis quelques temps, je dois bien comprendre que ce concept est absolument personnel et que me prendre pour une gourou ou Mère Théresa ne suffira pas à rendre les autres, ceux que j'aime, forcément plus heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux les accompagner, oui, à ma modeste échelle, portée par&amp;nbsp;cette énergie que je&amp;nbsp;ressens actuellement. Et après tout, on peut tous prêter une oreille attentive, tendre la main, offrir un regard tendre et plein d'empathie,&amp;nbsp;tenir un discours positif. Mais nul autre que soi-même ne peut prétendre réparer sa propre âme, qu'elle soit torturée ou juste blessée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle parenthèse: je ne suis sous l'emprise d'aucune substance illicite, je me suis juste réconcilée avec le rooibos grâce au délicieux Rouge Bourbon de chez Mariage Frères (quitte à être déprimée, autant le faire dans le snobisme). Fin de l'énième parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis persuadée que chacun a en soi la clé. Perso, je la perds souvent, j'en ai bien conscience mais alors, quand je l'ai en main, je savoure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai d'autant plus mal quand je l'égare, comme ce matin. Perdue, vidée et déprimée, j'aurais voulu remonter le temps, revenir à cette minute où&amp;nbsp;le bien-être se lisait sur mes traits&amp;nbsp;- pourtant tirés (j'aurais dû lui acheter, ses produits-miracle, à la dame, finalement). Au lieu d'être là, dans l'attente de je ne sais quoi, l'esprit rempli de nuages noirs et menaçants, l'estomac lourd d'une grosse boule d'angoisse, le corps sans plus d'énergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, j'ai sombré dans le sommeil. J'avais la gueule de bois au réveil, la bouche pâteuse et l'âme un peu entre-deux. Mais j'ai aperçu un rai de lumière (l'effet du rooibos?).&amp;nbsp;Et j'ai compris que j'avais encore besoin de ces piqûres de rappel pour réaliser que, décidément, rien n'était jamais acquis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-7518152895788677315?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/7518152895788677315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/06/deprime-passagere.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7518152895788677315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7518152895788677315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/06/deprime-passagere.html' title='De l&apos;impact du rooibos sur une déprime passagère'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-7777737249951674318</id><published>2011-06-07T12:29:00.000+02:00</published><updated>2011-06-07T12:29:35.483+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Reflets</title><content type='html'>Le recul. J'en mesure toute l'importance, aujourd'hui. Pour deux raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, je suis allée dîner au &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/so-long-clochette.html"&gt;Café Clochette&lt;/a&gt;, pour une sorte d'au revoir émouvant à ce lieu si unique. L'occasion de revoir, soudainement, quelques images de ce passé pas si lointain, de ces espoirs fanés, de ces illusions perdues. Oh, j'ai balayé la nostalgie d'un revers de main et à vrai dire, j'ai surtout pensé à la cafelière, à tout ce pan de vie qu'elle avait joyeusement et courageusement animé, en imaginant ce qu'elle pouvait ressentir, en sentant presque ce petit bout de coeur qui tombe, parce que l'aventure est finie et que la cruauté de la vraie vie a repris le dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai songé que j'aurais pu, moi aussi, être à sa place et que la vie m'avait conduite vers d'autres voies, avec beaucoup de bonheur finalement. J'avais déjà eu cette sensation du "un mal pour un bien". Je m'y étais résolue : il y avait une bonne raison pour que mon projet ne se concrétise pas, et des mois plus tard, je réalise combien j'aime ma vie, là, maintenant, malgré ces déboires professionnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre raison est toute bête. Dans le cadre d'une éventuelle collaboration (je vous en reparlerai peut-être -j'espère, tout du moins), je dois regrouper quelques écrits, de ci de là, histoire de convaincre mon potentiel employeur du bien fondé de mon embauche. Je suis donc allée piocher dans les archives de ce blog et je découvre certains posts avec un oeil nouveau, ayant même parfois du mal à resituer le contexte de ces tranches de vie, comme si une autre les avait racontées et même vécues...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étrange sensation, à vrai dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réalise à quel point la colère m'a animée, tout ce temps, combien j'avais besoin d'apaisement. Aujourd'hui, je ne parviens pas toujours à évacuer ces relents de doute qui me rongent trop souvent, je ressens encore ce besoin permanent d'être rassurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, il me semble avoir trouvé une sorte d'équilibre, un optimisme un rien indécent dans le contexte actuel, une envie ragaillardie de croquer la vie. Et la colère s'en est allée, doucement. Comme si j'avais pris conscience que pour voler de mes propres ailes, je devais me défaire de ces jugements extérieurs, de ces petites mesquineries quotidiennes, de cette bassesse d'esprit, parfois, de cet individualisme forcené - que je continue néanmoins de vivre, de façon sporadique, comme une agression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, j'ai lu avec un certain amusement ces lignes pleines d'espoir déçu et de rancoeur que j'ai pu écrire. Je ne renie ni ne regrette rien, je me suis toujours épanchée avec sincérité et elles étaient le reflet de mon état d'esprit d'alors. Mais c'est drôle de reculer de quelques pas, pour mieux cerner la perspective, et de réaliser à quel point, dans cette quête effrénée de l'absolu, on peut à ce point négliger de se regarder dans le miroir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En prenant juste, de temps à autre, la mesure de nos propres choix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-7777737249951674318?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/7777737249951674318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/06/reflets.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7777737249951674318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7777737249951674318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/06/reflets.html' title='Reflets'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2295638915145983113</id><published>2011-06-01T16:24:00.001+02:00</published><updated>2011-06-01T16:30:22.514+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Tout ce que j'aurais voulu dire...</title><content type='html'>J'aurais tellement de choses à vous raconter que je ne sais plus par quoi commencer. Ma petite vie va à cent à l'heure, actuellement, et ce n'est pas pour me déplaire, vous l'aurez deviné. Du coup, j'en viens à me demander si je ne ressens ce besoin d'écrire qu'en ces temps de doute et de solitude pas si lointains. Bien sûr, la propension à s'épancher ici est d'autant plus grande qu'elle comblait sans doute, jusqu'ici, une sorte de vide abyssal que je ressentais trop souvent. Pourtant, l'envie d'écrire ne m'a pas lâchée. J'ai simplement été prise dans un tourbillon, et je n'ai pas pris le temps de vous raconter ces deux, trois choses que j'aime habituellement partager avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout se perd, les amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu vous raconter, par exemple, cette sensation incroyable que j'ai ressentie, vendredi dernier, face à Poney. J'ai eu littéralement l'impression de voir sortir des pages de son manuscrit la petite fille qu'elle décrivait si bien. L'enfant délaissée qu'elle a été, à la fois privilégiée (matériellement) et tellement esseulée. Si vive et si seule. Poney se trouve provisoirement dans un EHPAD (mais si, vous savez, ces accueils de jour, des maisons de retraite, quoi. 'Scusez, je suis intoxiquée par les abréviations à force d'écouter du politicard) et c'est donc dans cet endroit paisible et - évidemment - mortel (sans mauvais jeu de mots) que je l'ai retrouvée pour nos traditionnels entretiens. Dépitée de se trouver au milieu de ces vieux qu'elle déteste (!), Poney, 86 ans, ne cache pas son mépris pour ces braves âmes dont le but est d'avoir la plus grosse maladie à mettre en exergue à la face de tout l'EHPAD.&lt;br /&gt;Alors, Poney a haussé les épaules, soupiré, et s'en est allée. Elle n'a rien à voir avec eux, et continue de se pomponner. Plus par habitude qu'autre chose, je crois. Elle est totalement découragée. Elle aimerait tant que son manuscrit soit publié... Patience, patience, ai-je tenté&amp;nbsp;de la rassurer. Mais tout&amp;nbsp;était décidément trop lourd, ce jour-là. Elle n'en pouvait plus. Ses yeux brillaient plus que de raison et elle a serré les dents, très fort. J'en ai eu la chair de poule. Et là, j'ai compris ce parallèle entre celle qu'elle est aujourd'hui et cette petite fille, qu'on baladait de maison en maison, parce que sa présence gênait sa propre famille. Je me suis dit que même à 86 ans, on n'était pas blasé. Que l'on pouvait ressentir avec la même violence&amp;nbsp;les uppercuts que la vie nous inflige&amp;nbsp;et, comme une gamine de&amp;nbsp;8 ans,&amp;nbsp;nourrir&amp;nbsp;cette part d'espièglerie, que Poney garde au fond d'elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu vous raconter combien je me suis sentie à côté de mes pompes, lundi, lorsque les institutrices nous ont conviés - nous, parents respectables - à une petite réunion pour débriefer sur les évaluations nationales. En les écoutant parler, j'ai constaté, non sans un certain effroi, que j'étais complètement passée à côté de cet épisode scolaire de mon Loulou. Oh, j'avais bien signé un mot stipulant que les élèves allaient s'atteler à de petits tests. J'ai&amp;nbsp;surtout pensé que le Ministère de l'Education y voyait là l'occasion de remplir des cases et de nous sortir de jolies stats. Point. Je n'ai même pas envisagé une seconde de faire bachoter mon fils, au contraire de mères tellement plus impliquées que moi... Et à voir certaines d'entre elles noter assidûment tous les commentaires des instits ce soir-là, à entendre d'autres revenir sur l'état d'avancement - ou plutôt de retard- de la classe sur le programme scolaire, je me suis juste enfoncée un peu plus dans ma chaise. En même temps, on était tous un peu ridicules, derrière notre pupitre, genre les géants dans un monde de lilliputiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu vous raconter la magie de &lt;a href="http://www.nantes.fr/la-veritable-histoire-de-royal-de-luxe"&gt;Royal de Luxe&lt;/a&gt;, troupe installée sur Nantes depuis des années, revenue dans sa ville en fanfare avec un spectacle absolument grandiose, que j'ai suivi les yeux écarquillés. Au delà du réalisme de ces géants, au delà de l'énergie incroyable déployée par ces artistes en tenue de velours sous le cagnard nantais, au delà de la grandiloquence de l'événement, j'ai savouré&amp;nbsp;ces miettes de l'enfance que ces hommes et&amp;nbsp;ces femmes jetaient, en battant le pavé, en sautant, en criant, heureuse de constater que l'imagination a encore sa place en ce bas monde et que certaines âmes n'ont pas tout perdu de leur candeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu vous raconter mon hilarité intérieure en voyant une photo d'un type sur lequel j'avais flashé, lors d'un mariage voilà trois ans - et même un peu fantasmé, je dois bien l'admettre. Devant le cliché, devant ce visage fade qui m'avait semblé si rayonnant alors,&amp;nbsp;je me suis demandé ce que j'avais bien pu imaginer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu vous raconter mon introspection dans la seconde qui a suivi, lorsque j'ai tourné la page. Je figurais aussi dans l'album. Je me suis aussi demandé ce que j'avais bien pu imaginer, avec cette tête de déterrée, qui vivait encore dans le doux monde du salariat, pressée comme un citron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu vous raconter combien j'aime mon quotidien, aujourd'hui, même si rien n'a fondamentalement changé, que les lendemains demeurent incertains. Combien j'ai l'impression de ne plus me noyer dans un verre d'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu vous raconter la plage, le soleil, les rires et la complicité qui s'installe avec de nouvelles têtes, les instants un peu à part, un soir en terrasse, un autre entre amis. La vie, dans sa plus grande banalité, en somme. Dans ce qu'elle a de plus beau, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu vous raconter ce sentiment diffus de toucher du doigt le bonheur. Oui, vous raconter combien ma volonté de reprendre le contrôle sur ma vie m'a paradoxalement permise de lâcher prise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce sera pour une autre fois. Lorsque le calme aura repris ses droits. Et après quelques jours de vacances, parce que, oui, dans ma grande candeur, je crois encore que je peux partir en vadrouille et faire comme bon me chante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2295638915145983113?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2295638915145983113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/06/tout-ce-que-jaurais-voulu-dire.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2295638915145983113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2295638915145983113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/06/tout-ce-que-jaurais-voulu-dire.html' title='Tout ce que j&apos;aurais voulu dire...'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4900119977357510250</id><published>2011-05-25T00:46:00.000+02:00</published><updated>2011-05-25T00:46:34.021+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Entre deux</title><content type='html'>J'ai toujours vu ce blog comme un exutoire. Je n'aime pas le laisser en friche et pourtant, je sens bien que ce n'est plus tout à fait comme avant. Oh, je continue de me chercher, d'explorer de nouvelles voies, de dire poliment bonjour au voisin physiquement intelligent et de retranscrire des autorisations de programme et des crédits de paiement à gogo, je vous rassure. Mais c'est comme si toute cette nouvelle vie pleine de relief et de sentiments ne pouvait prendre corps ici, comme si cet espace n'était réservé qu'à ce long chemin pavé d'épines que j'ai traversé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous abandonne pas, je sais que je vais revenir ici. J'espérais même vous raconter comment j'ai décroché un entretien pour un vrai travail, avec des morceaux de stabilité dedans. Las, le rendez-vous a été reporté. Me voilà de nouveau dans cette phase entre-deux, sans savoir vraiment de quoi demain sera fait mais avec la certitude que, décidément, ça va aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous embrasse!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4900119977357510250?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4900119977357510250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/entre-deux.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4900119977357510250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4900119977357510250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/entre-deux.html' title='Entre deux'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-7840916947253825243</id><published>2011-05-17T10:10:00.003+02:00</published><updated>2011-05-17T10:14:53.111+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Le Vent des égarés</title><content type='html'>Ouh la la, une semaine sans post, mais enfin, que pasa? Je n'ai pas été enlevée par des extraterrestres, je n'ai pas disparu dans une grotte pleine de politicards qui débattraient sans discontinuer jusqu'à ce que mort s'ensuive, je n'ai pas brûlé au soleil de l'Atlantique (quoique, je peaufine mon bronzage agricole)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, non, rien de tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vis, je ris, j'oublie... Je trie, j'envie, je jubile. Je crie, je m'ennuie... et puis je souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris parce que malgré ces cris (Loulou a besoin d'un resserrage de vis assez poussé actuellement) et cet ennui que je ressens parfois -&amp;nbsp;celui de penser que rien n'est acquis, professionnellement parlant -&amp;nbsp;je reste là, dans une étonnante&amp;nbsp;béatitude, savourant quelques doux moments comme si enfin, la chance avait tourné (ça doit être un coup de Saturne, ça, ou je ne sais quelle planète qui&amp;nbsp;a eu pitié de ma petite personne et qui me&amp;nbsp;déverse un rab de jolies choses&amp;nbsp;pour compenser les déveines passées).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Béate, mais pas&amp;nbsp;complètement idiote non plus.&amp;nbsp;Un peu de lucidité n'étant jamais complètement inutile, je me suis mise en tête de&amp;nbsp;tenter un nouveau truc, pour voir : l'intérim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, je me sape un peu en pingouin (mais pingouin d'été, quand même), parce que je me dis que ça fera plus&amp;nbsp;sérieux, tout ça. En entrant dans l'agence, je&amp;nbsp;tombe sur le&amp;nbsp;clone de Philippe Lucas, même coupe, même air à qui on&amp;nbsp;ne l'a fait pas, et le monsieur se fait gentiment rebouler par les dames qui ont visiblement d'autres chats à fouetter.&amp;nbsp;Tu parles, avec son look, forcément... Alors que moi, avec ma chemise&amp;nbsp;blanche et mon tailleur, qui me donne l'impression que la température a grimpé de&amp;nbsp;dix degrés en quelques minutes, forcément, je vais&amp;nbsp;être bien reçue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On ne prend que sur rendez-vous, Mademoiselle. Et de toute façon, vous n'êtes pas dans la bonne agence."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK. Retour à&amp;nbsp;l'envoyeur, je me suis finie chez... IKEA, parce qu'après tout, j'avais aussi ma terrasse&amp;nbsp;dans un état de jachère&amp;nbsp;avancé et qu'il était&amp;nbsp;temps de s'occuper enfin de&amp;nbsp;détails aussi futiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais pas très fière, j'avoue (n'empêche que ma terrasse commence à avoir de la gueule. Et que j'ai pris un vrai plaisir à m'assoupir sur ma chaise longue, au retour de l'école, sous le regard ahuri de Loulou qui n'a plus osé broncher, traumatisé de voir sa mère la bave aux lèvres au réveil. Nan, décidément, je&amp;nbsp;suis d'une grande classe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, dans un sursaut salvateur, j'ai repertorié les diverses agences et ce matin, dès potron-minet (bon,&amp;nbsp;9h, mais les agences n'ouvrent pas avant, visiblement), je prenais mon téléphone pour&amp;nbsp;prendre des rendez-vous, déverser mon CV et inonder les&amp;nbsp;boîtes nantaises de mes velléités&amp;nbsp;professionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis pris un vent. Enfin, quand il y en a plusieurs, on dit un Vent. Majuscule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de rendez-vous, uniquement des inscriptions sur le site Internet des différentes agences. Sauf que, bien consciente qu'en déposant mon CV sur leur base, j'avais autant de chances d'être appelée que DSK d'être oublié par la meute, je les appelais justement pour obtenir un entretien, me donner une chance. Pas folle la guêpe, je me&amp;nbsp;doutais&amp;nbsp;bien que&amp;nbsp;mon profil atypique n'aurait pas l'heur de séduire les employeurs. Qui veulent, de façon très logique, un maximum de garantie, donc des personnes déjà expérimentées dans leur domaine, opérationnelles d'emblée. Pas une scribouillarde. "Des gens similaires aux personnes déjà passées à leur poste", m'a résumé l'une de mes interlocutrices. En concluant par: "je ne vous ferme pas la porte, mais..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais. Mais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc,&amp;nbsp;les agences ne reçoivent plus les potentiels candidats. "On le faisait avant, mais on ne peut plus, vu le contexte", m'a expliqué un autre. "Nous avons pléthore de candidats, pour de moins en moins de postes", ajoutant qu'il ne pouvait se permettre d'offrir "une visite de courtoisie", quitte à donner de "faux espoirs." Au moins, les choses sont claires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi qui culpabilisais de ne pas avoir tenté ma chance en intérim... Je ne me sens pas abattue, j'ai juste l'impression qu'une piste - que j'explorais vaguement depuis un certain temps - vient de s'envoler et que je suis un peu longue à la détente. Peu importe, je retourne à Poney, parce qu'il me reste encore du travail de ce côté. Je sais qu'une autre mission va bientôt me griller de nouveau les neurones. Mais, sans ça, comment aurais-je pris la chose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai la vague impression qu'à l'heure où l'on parle de mutation de la vie professionnelle, de reconversions multiples et de remises en question personnelles, le monde du travail continue de broyer du salarié et à écarter tout ce qui sort un peu des rails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A concevoir la différence comme une difficulté, et non comme une richesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pff. C'est tellement logique, finalement. Et tant pis pour les âmes égarées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-7840916947253825243?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/7840916947253825243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/le-vent-des-egares.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7840916947253825243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7840916947253825243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/le-vent-des-egares.html' title='Le Vent des égarés'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2092001244624209999</id><published>2011-05-10T09:44:00.001+02:00</published><updated>2011-05-10T09:47:09.233+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>Un melon, des polis</title><content type='html'>Il est en grande forme, Loulou, en ce moment. J'ai l'impression que les vacances l'ont bien retapé. Il cumule les bons mots, rigole à toutes mes vannes pourries (comment ça, il fait son fayot? Ah, mince, je n'y avais pas pensé), vide mon frigo en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire (je me demande s'il n'a pas le ténia), reprend de la tarte à la ricotta en se léchant les babines (le ténia, je vous dis),&amp;nbsp;se regarde dans la glace et se fait rire tout seul avec ses grimaces à trois francs (déjà mégalo, damned). Bon, petit détail, il ne veut plus aller à l'école "parce qu'on y apprend des choses qu'on sait déjà."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh, elle est où la valve pour dégonfler le melon, là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, le matin, c'est la croix et la bannière pour le lever, alors qu'il réveillait toute la maison (c'est à dire... juste moi. Même pas un poisson rouge, tiens) dès 6 heures du mat' pendant la trêve pascale. Mais alors, une fois en route, on ne l'arrête plus. Pour vous situer, quand je le laisse devant l'école à 8h53, j'ai déjà la tête farcie. Mais enfin, globalement, rien à avoir avec une logorrhée, c'est même parfois passionnant, ce qu'il raconte. Ou juste drôle. Y'a du déchet,&amp;nbsp; j'en conviens. Parfois, c'est même lourd (ça doit venir de son père, ça, forcément;)). Mais enfin, je dois être bon public, il me fait marrer (ah, on me signale qu'en temps que mère, je n'ai aucune objectivité. C'est pas faux). Exemple? Tiens, ce matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Maman, tu sais quelle est la ville où on est le plus poli dans le monde?&lt;br /&gt;- Nan, mon loulou, dis-moi." (Imaginez une mère pétrie d'admiration pour son fils, la voix claire, le regard lumineux, les oreilles affûtées... Nan, je déconne, il est 8h53, je vous rappelle, c'est pas encore tout à fait défriché là-haut à cette heure).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bah, Tripoli!&amp;nbsp;On est y trois fois plus poli qu'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... (un ange passe)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Oui, enfin, tu sais, en ce moment, les civilités là-bas, c'est un peu moyen. Ils se battent, les gens, en Lybie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, je sais, n'empêche qu'ils sont plus polis qu'ailleurs à Tripoli. Trois fois plus."&lt;br /&gt;C'est marrant, pourquoi je suis pas tentée d'aller apprécier tant de savoir-vivre?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2092001244624209999?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2092001244624209999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/un-melon-des-polis.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2092001244624209999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2092001244624209999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/un-melon-des-polis.html' title='Un melon, des polis'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3852679929879202009</id><published>2011-05-09T20:37:00.004+02:00</published><updated>2011-05-09T22:16:59.507+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>De l'usage de la candeur</title><content type='html'>Complètement engluée dans une retranscription terriblement incompréhensible, j'écoute des gens parler, je crois reconnaître parfois quelques mots, mais globalement, c'est comme s'ils parlaient en serbo-croate. Et j'ai pas pensé à prendre serbo-croate à l'école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, ça n'aurait servi à rien, il semble que ces gens parlent français. Mais un français bizarre, avec des revendications dedans, des bouts&amp;nbsp;de phrase qui traînent, des points de suspension qui en disent long,&amp;nbsp;tout ça, le coup agrémenté de sonneries de portables, de feuilles froissées, de commentaires en off, de petits rires en coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vrai défi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souffre, les amis, je souffre. J'ai bien cru que j'en réchapperai après une petite sieste mais rien à faire, ça m'a juste découragée encore plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, soupirant encore et encore, j'ai avoué ma difficulté à Loulou, ce soir, seule oreille disponible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'ai l'impression que j'y arriverai jamais"; ai-je osé, comme s'il y pouvait quelque chose, le pauvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'est tourné vers moi et d'un ton évident, m'a asséné un truc mortel:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Maman, faut croire en toi."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, même lui le sait. J'aimerais bien avoir 7 ans et retourner dans la cour d'école, tiens. Et pas uniquement pour apprendre le serbo-croate.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3852679929879202009?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3852679929879202009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/de-lusage-de-la-candeur.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3852679929879202009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3852679929879202009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/de-lusage-de-la-candeur.html' title='De l&apos;usage de la candeur'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3341421047574094714</id><published>2011-05-04T12:08:00.002+02:00</published><updated>2011-05-04T12:13:17.772+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>De l'impact du concentré de Bisounours</title><content type='html'>Je suis fauchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas décroché un boulot en or, seulement une mission de sept heures à rendre pour hier, avec des syndicalistes et des archéologues dedans (enfin, je crois), dont je ne comprends pas un traître mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai toujours pas trouvé comment on éteignait les piles sur mon Loulou, en cas d'urgence (id lorsque je suis à deux doigts de craquer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas non plus dégoté la formule magique pour stopper net mon irrépressible (et fatale...) attraction pour le chocolat, si ce n'est d'aller me taillader les mollets avec des orties, à l'insu de mon plein gré en allant courir dans les bois&amp;nbsp;pour atténuer les dégâts (entre autres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai essuyé un revers et demi amoureux ces trois derniers mois (nan, nan, pas deux, un et demi, on a sa fierté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai les marques de mon bikini, sur un bronzage agricole global, c'est très classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma frange repousse trop vite, et ma coiffure j'en-ai-marre-de-vivre reprend le dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne demanderai pas à Kate de me prêter sa traîne pour cet été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Superman s'est déchu lui-même de sa nationalité américaine et même Oussama ne nous fera plus rire avec ses "espices de counasses". Paraîtrait qu'il est parti endosser l'habit de lumière d'Elvis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On continue de bouffer du pesticide, on ne pourra bientôt plus utiliser sa voiture -&amp;nbsp;fut-elle&amp;nbsp;quasi-neuve comme ma nouvelle titine-qu'elle-est-trop-belle-les-amis - sans risquer de sacrifier un demi-salaire mensuel,&amp;nbsp;les écolos s'aventurent sur le terrain miné de la zizanie, emprunté déjà fort maladroitement par la gauche, on risque de bouffer du Nicolas &amp;amp; Carlita junior à toutes les sauces si la rumeur se confirme, la menace Fukushima, à défaut de remplir les colonnes des journaux - qui ne savent plus donner de la tête entre Yemen, Lybie, Oussama, Obama, notre vieux fou ex-catho&amp;nbsp;nantais et la révélation des quotas dans le foot français (nooooon???? Il y aurait des gens racistes dans le sport? Quelle révélation, dis donc. Je crois que je vous en reparlerai un de ces quatre) -&amp;nbsp;la menace Fukushima, donc, continue de planer sur nos têtes tandis que&amp;nbsp;Nico explique sans broncher les vertus du nucléaire, la crise n'en finit plus de rendre nos quotidiens chaque jour plus moroses, Xavier Bertrand ne dupera personne, même s'il croit avoir trouvé la combine pour faire baisser les chiffres du chômage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cassé ma salière (involontairement, hein) mais je n'ai trouvé ni le courage, ni, surtout, l'envie d'aller demander du sel à mon voisin physiquement intelligent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rêvé que j'écrasais trois sortes d'araignées, qui se trouvaient à mes pieds et dont on m'affirmait qu'elles étaient des cancers. Sauf que l'une d'entre elle s'accrochait à ma peau, la saleté, me laissant désarçonnée... et réveillée en sueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière encore, je me lamentais sur mon sort et cherchais à combler ce vide presque palpable, en cherchant à comprendre pourquoi, décidément, j'avais besoin d'être au pied du mur pour réagir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, je me sens heureuse comme rarement je l'ai été dans ma vie. Paradoxe de cette frugalité, dont je &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/bouffees-de-frugalite.html"&gt;vous avais déjà parlé&lt;/a&gt;, où, face au désarroi, on finit par trouver l'essentiel, toucher à ces petits riens qui transforment le quotidien en une aventure sans cesse renouvelée. On se creuse l'imagination, on cherche comment se sortir de l'impasse et ce sont finalement des micro-événements, un certain fatalisme - mais pas une résignation, symbole de la mort de nos chimères -&amp;nbsp;qui nous mènent vers des chemins inattendus et fastes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En venant à Nantes voilà maintenant six mois, j'ai pris, sinon la meilleure décision de ma vie, au moins celle de la libération, d'un nouveau souffle. J'en étais intimement convaincue mais je n'étais pas dupe. L'herbe est toujours plus verte ailleurs et le risque de désillusion existait. J'ai pris tranquillement mes repères, retrouvé cet océan si proche qui m'avait tant manqué; des amis avec qui je n'ai plus à programmer des retrouvailles pour 2016 mais que je peux simplement appeler la veille pour le lendemain, ou presque; ces rues si familières que je traverse comme on savoure une madeleine en fermant les yeux ; cet environnement qui ravive de jolis souvenirs d'enfance... mais qui n'aggrave pas ma mélancolie et me pousse au contraire vers des possibles soudain à portée de main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je n'ai pas pris de drogue ce matin. Aucune substance illicite, ni même un shoot de tagada. Je ne me suis pas endormie dans un bain de formol concentré à 3% de bisounours (vous avez aussi celui à base de oui-oui, mais le côté un peu Rain-Man du personnage m'agace un peu, du reste). Non, tout n'est pas résolu, loin de là. Oui, il se passe des choses. Je ne veux pas me projeter. Je continue de vivre au jour le jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais se sentir vivant à ce point, &lt;em&gt;my god&lt;/em&gt;, ça me ferait presque oublier la décadence de mon existence et surtout celle,&amp;nbsp;bien plus grave, de notre jolie planète...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3341421047574094714?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3341421047574094714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/de-limpact-du-concentre-de-bisounours.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3341421047574094714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3341421047574094714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/de-limpact-du-concentre-de-bisounours.html' title='De l&apos;impact du concentré de Bisounours'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-267801777448162819</id><published>2011-05-02T20:33:00.001+02:00</published><updated>2011-05-02T20:36:05.710+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En cuisine'/><title type='text'>So long, Clochette</title><content type='html'>Voilà un an, &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/04/retour-sur-terre.html"&gt;je revenais toute ragaillardie&lt;/a&gt; &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/04/trois-chats-des-poissons-et-un-cafe.html"&gt;d'une semaine rennaise assez exceptionnelle&lt;/a&gt;, de mon point de vue, après m'être vu confier les clés de la maison le temps que la cafelière aille se ressourcer quelques jours. Oh, se ressourcer n'était pas un terme exagéré tant la fatigue, mais aussi l'envie d'aller humer un autre air, lui enjoignaient de laisser la main le temps d'une pause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, la cafelière doit laisser la main. Mais cette fois, elle ne reviendra pas. &lt;a href="http://cafeclochette.blogspot.com/2011/04/vendre.html"&gt;Le Café Clochette est à vendre&lt;/a&gt; et, si ce lieu, par bonheur, est repris, mon amie, elle, quitte cette aventure qu'elle a menée avec une détermination incroyable depuis le début. Elle était, je crois, l'un des modèles de pas mal d'entrepreneurs (euses, devrais-je peut-être écrire), rêvant eux aussi d'ouvrir un endroit un peu alternatif, où la chaleur humaine et les bons p'tits plats, la simplicité et l'envie de partager dépassent le simple cadre d'un restaurant. Des utopistes, comme moi, j'imagine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'empêche, la cafelière y est parvenue, elle a donné du corps à son projet. Elle a transformé sa maison en un commerce dont le seul bémol, finalement, fut... de ne pas en être vraiment un. Le concept autour des enfants est très intéressant, mais les enfants ne consomment pas forcément. Les mamans viennent avec leurs petits pots, ou partagent leur plat du jour avec leur tête blonde. Les gens y sont bien, ils restent. On n'est pas là pour faire de la rotation. En gros, l'affaire n'est pas rentable. Comme on ne vit pas dans le monde des Bisounours, il faut parfois se rendre à l'évidence et jeter l'éponge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de mes passages dans la cuisine de la cafelière, je me souviens de ces heures intenses où le cerveau est pleinement sur mode automatique, concentré sur chaque tâche à accomplir. Je me souviens du coup de feu, quand la sauce à l'orange se met à faire des siennes, profitant de quelques secondes passées à sortir les lasagnes du four, de cette montée d'adrénaline incroyable, de ce sourire qui revient à la vue des clients, et puis du silence qui suit, à la fin du service, quand, telle une petite fourmi, vous nettoyez, ramassez, videz, et jetez un dernier oeil à l'espace immaculé qui était encore un champ de bataille deux heures plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de cette sensation d'avoir les pieds qui poussent, d'être restée si longtemps debout à m'agiter. Je me souviens de ce lent chemin vers le sommeil, trop excitée par la journée passée. Je me souviens avoir pensé que cette vie était un sacerdoce. En me demandant si j'aurais eu la force de tenir à ce rythme, finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette heure, j'imagine que la cafelière, elle aussi, revoit ces images qu'elle a vécues au quotidien plus de deux ans, ces images qu'elle avait déjà imaginées tout au long de la construction de ce projet unique. Le Café Clochette restera pour moi un lieu où il était permis de rêver, d'imaginer pouvoir vivre autrement, d'envisager des relations clients/commerçant différentes et&amp;nbsp;humanistes.&amp;nbsp;De façon bien plus prosaïque, le bilan économique a décidé qu'il était temps de tourner la page. J'en suis triste. "Oui, l'émotion est là quand on sent filer un rêve", m'écrivait-elle sur ce blog, voilà un an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascale, je te souhaite tout le bonheur que tu mérites, dans ta nouvelle vie, ta nouvelle voie. Cela n'y changera rien, mais tu peux être fière de ce que tu as construit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-267801777448162819?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/267801777448162819/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/so-long-clochette.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/267801777448162819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/267801777448162819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/so-long-clochette.html' title='So long, Clochette'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5924421699963688022</id><published>2011-05-01T22:41:00.001+02:00</published><updated>2011-05-01T22:42:23.395+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etats d&apos;âme'/><title type='text'>Droit de réponse...</title><content type='html'>Allez savoir pourquoi, le blog fait des caprices, je n'arrive plus à enregistrer de réponse aux commentaires. Et comme j'ai envie d'y répondre, un p'tit post fera l'affaire. D'autant que la réaction mi-amusée, mi-consternée qui a suivi mon dernier papier, sur mon côté garçon manqué, n'a pas manqué de m'interroger. Celle de mes copines et de ma soeur, d'abord, qui avaient l'impression que j'avais un peu pété un câble en écrivant un truc pareil, parce qu'il paraît que j'ai l'air d'une fille, en vrai. Bien. C'est rassurant, finalement. Je crois que je vais continuer à mettre des boucles d'oreille pour tromper les apparences...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'empêche que je traînais ce sentiment depuis fort longtemps et le fait de&amp;nbsp;le formuler m'a soulagée, je dois vous l'avouer. Comme si je mettais le doigt sur un aspect qui me bloquait, déclenchant le starter pour passer à autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre réaction, celle d'Anne, dans les commentaires, m'a un peu brusquée, je dois dire, d'où mon envie d'y répondre. Surtout le "Il serait temps que tu te voies femme. La bonne copine, passé 25 ans, ça finit vieille fille."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouh. C'est dur. Vrai, mais dur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr que j'ai le droit d'être une femme, et non une "das", comme j'appelle ces êtres qui passent parfois, dont on ne saurait trop affirmer le genre tant ils ne ressemblent à rien (je sais, c'est cruel. Mais je suis cruelle, et pas seulement bonne copine sympa, ah ah ah). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis néanmoins reconnue dans les propos d'Anne sur cette "peur de la capture, (peur de)&amp;nbsp;perdre quelque chose en ayant une relation sérieuse".&amp;nbsp;J'ai tellement couru après cette liberté - dont je continue de payer le prix aujourd'hui -&amp;nbsp;qu'envisager la vie en duo serait comme me tirer une balle dans le pied, je crois. Alors, finalement, je comprends mieux aujourd'hui cette forme de recul que j'ai prise, ce presque-refus de rentrer dans la séduction. Question d'orgueil, finalement, car j'évite ainsi toute désillusion, ce risque d'abandon (qui peuvent néanmoins survenir également dans l'amitié, cela étant) et cet enchaînement à l'autre que je considère, je m'en rends compte, comme une entrave à tout mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, quand on reste dans sa grotte, au moins, on ne&amp;nbsp;risque rien... Et on meurt d'ennui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme j'ai encore un peu envie de m'amuser, que je vois bien que parfois, c'est pas trop bête, un garçon, que j'ai pas mal de boucles d'oreille et de jolies robes (ben quoi?), je me suis dit qu'il était peut-être temps, maintenant, de se défaire de cette panoplie encombrante de Tomboy (je persiste...) pour en revêtir une nouvelle, plus entreprenante. Une sorte de mue, en gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas certaine qu'il en sorte un joli papillon, hein, mais enfin, l'intention y est. C'est un début, non?;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5924421699963688022?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5924421699963688022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/droit-de-reponse.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5924421699963688022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5924421699963688022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/05/droit-de-reponse.html' title='Droit de réponse...'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1282286418919108792</id><published>2011-04-29T14:46:00.004+02:00</published><updated>2011-04-29T16:47:43.370+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etats d&apos;âme'/><title type='text'>Tomboy*</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;Les larmes ont coulé, vous disais-je, réduisant à néant mon apparent stoïcisme. A force d'encaisser des micro-événements en me répétant que je suis forte, je suis forte, je suis forte (les mantras, rien de tel. Et j'expérimente ainsi ma reconversion en gourou), j'ai fini par flancher. Logique, personne n'est infaillible, surtout pas moi, et mon coeur, qui n'a jamais été de pierre, a subi quelques remous ces derniers temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il en ressort ne fait hélas que confirmer certains aspects de ma personnalité. Je suis une midinette, cachée dans un corps de garçon manqué (quoique, mon corps n'a rien d'androgyne). Une nana qui sait aussi bien manier la séduction qu'une perceuse, en gros, et quand on sait à quel point je suis une quiche en bricolage, ça vous situe le niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai jamais cherché ce rapport de séduction, je crois. Les jeux de garçon me plaisaient plus, enfant (d'ailleurs, je vous en avais déjà parlé&lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2009/07/jouer-la-marchande-part-one.html"&gt; ici&lt;/a&gt;) et je ne faisais aucune distinction entre filles et garçons, dans la cour d'école. Même si, quand même, j'avais un amoureux. Marcel, qu'il s'appelait. Je voulais vous scanner la photo car, grosse classe, le cliché avait été publié dans le journal municipal de&amp;nbsp;Tremblay-les Gonesse - oui, j'étais déjà une star, ah ah - mais le rendu est ridicule. Imaginez juste un blondinet à capuche et, à côté, une petite fille, aux grosses joues, mains sur les hanches, air résolu et visiblement pas commode... Ahem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devais avoir 4 ou 5 ans lorsque j'ai supplié mon père de m'acheter deux camions, quand toutes les filles de mon âge ne juraient que par les poupées. Mon pauvre padre s'en souvient encore, lui qui, tellement énervé par ma comédie, avait plié sa voiture contre un arbre, sur le parking du supermarché, pendant que j'avais triomphalement à la main mes camions (j'étais une peste, je crois bien). Je passais mes week-end au basket, entourée de mes copains et copines du club, et le shopping consistait souvent pour moi à fureter dans les rayons de magasins de sport. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps, quelques apprentissages douloureux et d'autres rencontres plus exaltantes, j'ai découvert que j'étais une fille. Mais à vrai dire, c'était comme approcher un monde parallèle, sans vraiment pouvoir y appartenir. Les histoires d'A. toutes plus ubuesques les unes que les autres qui ont suivi m'ont conforté dans l'idée que je ne me sentais pas vraiment femme avec un grand F, seulement une fille en transit dans un monde parfois romantique, souvent catastrophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après mon &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2009/12/croire-en-ses-reves-part-three.html"&gt;coup de foudre new-yorkais&lt;/a&gt; et la période de désenchantement qui a suivi, j'ai ressenti plus fort que jamais ce sentiment d'être asexuée. D'ailleurs, le sort s'en est mêlé. Je me suis fracturé le poignet, l'été qui a suivi, restant deux mois avec un énorme plâtre du bout des doigts à l'épaule. Outre une autonomie limitée me contraignant à retourner vivre provisoirement chez mes parents (hum, à 25 ans, oui), j'ai vécu ce sentiment d'être juste la fille de pôpa-môman, une personne dont le monde sentimental ressemblerait un peu au désert de Gobi (en moins beau, sans doute).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, pourtant, des hommes, il y en a eu, des gentils, des pervers, des intelligents, des tordus, des physiquement intelligents, des lourdingues, des mystères, des regrets... Mais au final, j'avais toujours l'impression que ce pouvoir de séduction qu'ils étaient capables de produire sur moi, j'étais moi-même incapable de le reproduire ensuite. J'étais du genre à regarder derrière moi lorsqu'un garçon me fixait, vous voyez le genre. Toujours cette impression d'imposture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'en suis accommodée, je crois. Les garçons, finalement, ça peut être utile, sympa et divertissant.&amp;nbsp;Moins pleureuses et chieuses que les filles, moins prise de tête, plus cash ; oui,&amp;nbsp;je suis devenue la copine des garçons. Dans mon entourage, j'en ai pas mal, avec qui je ne nourris aucune ambiguïté et je crois sincèrement&amp;nbsp;à l'amitié hommes-femmes (même si je conviens aisément que le syndrome "Harry &amp;amp; Sally" peut parfois s'installer), parce que les rapports sont finalement simples, du moment qu'on y mette son authenticité et sa spontanéité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je ne me gratte pas les parties ni ne bois de bière, mais enfin, on n'est pas non plus obligé de prôner la caricature, hein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revers de la médaille, les garçons me considèrent aussi comme un pote. Et, bien que j'adore ces amitiés masculines, je vous avoue que je trouve la chose un rien vexante, parfois. Comme si, une nouvelle fois, j'étais asexuée. Je l'ai vécu à mes dépens, encore une fois, tout récemment, et je m'interroge: dois-je utiliser des artifices pour rappeler à la gente masculine que je suis bel et bien une fille? Ah, on me signale qu'il s'agit là de la méthode utilisée depuis des siècles par les représentantes&amp;nbsp;du sexe faible. Mais c'est fatigant, non? Je veux dire, on ne peut pas juste être soi et séduire ainsi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, si, ça existe. Ça s'appelle l'amour. L'amour de soi, d'abord, ça peut aider. Je vais prendre un trangsène et je reviens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* A moins de vivre dans une caverne ou de vous être transformé en stalagmite en tentant la baignade dans l'Atlantique (en avril, ne te découvre pas... même pas peur, j'ai osé. L'Océan à 15° - je suis généreuse, je crois - rien de tel pour raffermir les tissus) (fin de la parenthèse, savoir synthétiser, exprimer des propos clairs... ) Bref, disais-je, à moins de vivre calfeutré en attendant que Fukushima nous achève, vous avez forcément entendu parler de Tomboy, ce joli film de Céline Sciamma et dont je suis ressortie assez enthousiaste de la salle. Avant que la vie, cette saleté qui s'amuse à nous faire tourner en bourrique avec son ironie à trois balles, se charge de me rappeler quelques heures plus tard&amp;nbsp;à quel point je suis imprégnée de ce syndrome Garçon manqué. &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1282286418919108792?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1282286418919108792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/tomboy.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1282286418919108792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1282286418919108792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/tomboy.html' title='Tomboy*'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2481126926585377678</id><published>2011-04-28T23:20:00.000+02:00</published><updated>2011-04-28T23:20:30.484+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etats d&apos;âme'/><title type='text'>Quand les verrous sautent</title><content type='html'>Hasard de l'horaire, j'ai croisé en tout début d'après-midi un cortège de personnes, jeunes pour la plupart, tout de noir vêtues, marchant d'un pas régulier jusqu'à une église. L'Église de Saint-Félix, où les Nantais allaient se recueillir sur les tombes de la famille Dupont de Ligonnès. Il n'était évidemment pas question que je m'y joigne, mais j'ai senti comme une chape de plomb, soudainement, comme si la réalité dépassait les pires cauchemars. De mon côté, j'avais de bien plus légères intentions, faire un truc que je n'osais plus trop faire depuis un moment: un p'tit ciné en plein après-midi, à l'heure où les gens, ces bienheureux, bossent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ma décharge, j'avais écumé toutes mes tâches jusque tard la veille au soir et je tenais vraiment à voir ce film, "Tous les soleils", avec Stefano Accorsi, toujours charmant. J'y allais sans a priori et j'ignorais en voyant ces visages marqués sur le trottoir, près de Saint-Félix, que les larmes couleraient aussi sur mes joues quelques heures plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, on est d'accord, la terrible détresse et le chagrin mêlé d'horreur et d'incompréhension de cette famille, de ces amis, de ces connaissances, de ces curieux, aussi, peut-être, n'a absolument rien à voir avec la tristesse que j'ai ressentie, de mon côté, au simple visionnage d'un film. Mais pourquoi devrais-je taire cette émotion qui a surgi, brusquement? Par dignité, par décence? Le fait est que ce film a résonné en moi, très fort, qu'il a bousculé deux trois verrous que j'avais pris la peine de bien poser, pour faire comme si. Comme si je ne me souciais de rien, comme si je me laissais vivre, comme si je cédais à l'attrait de mes rêves en oubliant la dure réalité. Il a bouleversé ces remparts, cette carapace et laissé apparaître cette mélancolie qui jamais, je crois, ne me quitte vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film traite de la solitude d'un homme, veuf depuis quinze ans, qui n'a jamais cherché à "refaire sa vie" (quelle expression horrible). Un homme qui s'est accommodé de cette drôle de compagne, qui n'est, au fond, sans doute ni heureux, ni malheureux, comme anesthésié. Vivre pour lui, il a un peu oublié, il y a sa fille, son frère anarchiste, ses cours à la fac et au chant... Sa vie est remplie, finalement, et il s'en contente aisément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solitude est une fidèle compagne, qui ne vous trahit que lorsque vous la mettez un peu de côté, le temps d'une furtive rencontre, d'un moment un peu hors du temps, d'un événement impromptu, toutes ces choses qui rendent la solitude, cette vie à tracer seul, soudain intolérable. Comme après un très long sommeil, on se réveille la bouche un peu pâteuse, l'esprit un peu engourdi avec l'envie de croquer dans la pomme, alors que la vie indépendante et plus ou moins organisée que nous menions&amp;nbsp;nous convenait encore la&amp;nbsp;veille. Comme une prise de conscience, un électrochoc. Laisser les morts et les résidus de souvenirs derrière nous... Construire, ériger de nouvelles voies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais dû sortir le coeur léger de la séance. Après tout, le portrait du frère rital, auto-déclaré apatride depuis que Berlusconi a pris le pouvoir en Italie, l'attentat d'une postière sous influence, la flamme d'une chef d'établissement et surtout la lumière qui se dégage du film et de l'ultime scène prêtent au sourire. C'est pourtant là que j'ai fondu en larmes. Parce que j'ai compris qu'à mon échelle, j'avais trop rêvé ma vie ces derniers temps, envisagé trop de scénarios souriants avec l'idée que ma bonne volonté suffirait à soulever des montagnes. Des petits bouts de coeur qui s'émiettent un peu partout, un travail trop réduit et voilà que remontent en force ces foutues angoisses, cette peur du lendemain et l'idée, insupportable, que je n'ai pas toutes les cartes en main pour décider de mon destin. Perte de contrôle, oui, illustrée par cette salve de larmes inattendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait que ça sorte, j'imagine. D'ailleurs, une fois les larmes séchées, mes émotions étaient bien rangées dans leurs tiroirs, ce soir. Elles avaient juste besoin de prendre l'air, un peu, histoire de montrer qu'on ne peut pas les anesthésier de façon permanente à coup de méthode Coué. Ni imaginer qu'à la seule grâce de la volonté, la magie va repeindre le quotidien du sol au plafond, d''un seul coup de baguette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'huile de coude et l'envie d'en découdre me semblent plus adaptées, à bien y réfléchir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2481126926585377678?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2481126926585377678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/quand-les-verrous-sautent.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2481126926585377678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2481126926585377678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/quand-les-verrous-sautent.html' title='Quand les verrous sautent'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-9169888840843764303</id><published>2011-04-21T09:53:00.001+02:00</published><updated>2011-04-21T09:55:43.810+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etats d&apos;âme'/><title type='text'>Tourner dans un carré</title><content type='html'>J'ai horreur de l'indécision. Oh, ça va, vous savez comme je peux me montrer indécise, mais c'est rapport au fait que je déteste les principes et donc, je ne peux par principe refuser d'être indécise (quoi, c'est pas clair?). Pour autant, disais-je, je déteste être indécise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier qui dit que je me déteste, je le défenestre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si, globalement, il a un peu raison, à bien y réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je saute du&amp;nbsp;deuxième je me fais mal?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, mais si je meurs, je vais louper plein d'épisodes (et pas que de Dexter), et pis je suis chargée de famille, je peux pas tout laisser en vrac, comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'façon, je déteste le suicide, ça pue, et même par principe, je n'irai pas contre mes principes, ça, non, aucune chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce stade du post, il me semble relativement primordial de préciser que je n'ai rien bu, ni gobé, d'illicite, il est 9h25, quand même, faudrait voir à rester réaliste. No drug, no alcohol. Aucune excuse, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le truc, c'est que ça tourne pas rond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça tourne pas rond car je tourne en rond. Comme un hamster dans sa cage, je suis dans ma roue, là, je me débats mais toute cette énergie, pff, elle est même pas bonne à recycler. Je réalise que j'aime ma vie quand elle part en live, justement, dans une sorte d'anarchie que je prends soin, ensuite, de contrôler. J'ai besoin, vraiment, de me coucher quand je suis HS, comme une zombie. Alors, le coup d'aller se coucher le soir juste parce qu'il est l'heure de dormir, ou de regarder un film juste pour occuper ma soirée, bien peinard dans mon canapé, tous ces trucs si classiques dont j'ai pourtant rêvé il y a encore peu... Ben, j'ai du mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis (de plus en plus) pathétique. C'est à cause de l'inactivité. Je me préfère en Wonder woman, finalement, à courir partout, à jongler entre les mots et les moules. A me chercher, à creuser le sens de tout ça, entre deux, consciente d'être sur un fil. Alors que, actuellement, tout est bouclé. Je peux prendre mon temps, écouter les oiseaux depuis mon balcon, aller courir quand bon me semble, limite me faire un ciné (enfin, je suis chargée de famille, je vous rappelle, donc j'oublie cette idée et je la sors derechef de ma tête, je vais me faire mal sinon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, de quoi je me plains, tout le monde rêve d'une pause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un concept intéressant, aussi appelé "vacances".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quand on ne les choisit pas, ces temps de vacances, ben, bof. Je subis, j'ai horreur de ça. Et là, je n'ai rien choisi, plus de missions, Poney qui reporte un rendez-vous, je me sens toute vide, je prends conscience que je ne sers pas à grand-chose (et accessoirement que les sous ne vont pas tomber par magie, léger détail purement matériel).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi? Ah oui, se bouger la nouille. Oui, oui. Allez, on ressort les belles lettres, remplies de jolies intentions, on se réinsère dans la "vraie" vie active et on arrose le tout à quelques boîtes sympas, sur un malentendu, ça peut marcher... Sauf que j'aime mon indépendance, que voulez-vous, j'y ai pris goût. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se bouger la nouille, donc, autrement. Retourner farfouiller une piste un peu négligée. Je ne vous en avais pas parlé, je crois, mais j'ai rejoint une association d'écrivains publics, voilà quelques mois. J'ai pas dû tout comprendre, j'ai payé, mais mon nom n'apparaît nulle part sur le site. Pas pratique, vous en conviendrez. Et là, plutôt que de me jeter sur le téléphone en cherchant une réponse et une solution, je fais quoi? Je reste dans le prospectif, le "tiens, faut que je le fasse", cette mollesse insupportable qui me caractérise depuis... deux ou trois jours, en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, il faut savoir souffler, respirer, tout ça. Mais je me sens un peu&amp;nbsp;en&amp;nbsp;sursis. Il y a cette culpabilisation, aussi, de se dire qu'on flâne sans but précis et que de toute façon, pourquoi on profiterait pas des rayons du soleil pendant que les autres bossent,&amp;nbsp;hein? Ben, parce qu'on n'en profite pas vraiment, je vous assure, quand on réalise qu'après cette "pause", rien ne nous attend vraiment. Que, par ailleurs, ça ne sert à rien d'aller relancer l'économie du textile en France et le chiffre d'affaires des boutiques qu'on a délaissées parce que, de toute façon, il manque un truc. Je comprends pas, ils acceptent pas le troc dans les magasins, ils tiennent absolument à ce métal, même dématérialisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la dèche, oui, mais ce n'est pas ça qui me gêne le plus, finalement. C'est cette vacuité. Cette sensation d'être sortie de tout système. Et paradoxalement de s'être enfermé dans un univers inconnu, angoissant dont, pourtant, on a les clés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les clés? Le mental, les enfants, le mental. Dès que je remets la main sur le trousseau de mon mental, je reviens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque, je pourrais faire gourou, sinon, tiens;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-9169888840843764303?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/9169888840843764303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/tourner-dans-un-carre.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9169888840843764303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9169888840843764303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/tourner-dans-un-carre.html' title='Tourner dans un carré'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4458542326634119564</id><published>2011-04-16T12:32:00.001+02:00</published><updated>2011-04-16T12:35:06.981+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Le tourment d'une vie intérieure</title><content type='html'>Certes, à voir sur cette page s'afficher sans discontinuer cette histoire de titine, vous pourriez penser que je patine là-dessus ou que, finalement, ma vie se résume à ces petits tracas de la vie ordinaire. Ou alors que je suis un peu fainéante, que je n'actualise plus cet espace, que, que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai même oublié de célébrer les deux ans de ce blog, rendez-vous compte! Mais où avais-je la tête?;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ailleurs, forcément. C'est là tout le dilemme d'un espace personnel, qu'on publie sur la toile dans un élan de narcissisme poussé, au regard de tous, en réalisant ensuite (trop tard?), parce que le temps passe, parce que les objectifs changent, parce qu'on évolue, qu'on ne peut plus tout raconter, que mes envies d'entreprendre, que mon parcours d'apprentie cuistot se conjuguent au passé et que pour remplacer ces velléités excitantes, il y a...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie d'une fille normale (enfin, à peu près...), qui se dépatouille dans la jungle, tiraillée entre mille envies, deux trois rôles essentiels et le désir d'avancer en gardant toujours les yeux grand ouverts. Le carnet de bord d'une chômeuse est devenu une sorte de journal intime d'une trentenaire, un "divan" comme me l'a fait remarquer un ami dernièrement. Et si je me souviens bien, un journal intime, on le cadenasse. Sinon, ce n'est plus de l'intimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis passée d'une forme de témoignage, finalement, celui d'une candide qui découvre la dureté de ce monde - après des années passées dans une bulle - au récit d'un quotidien, parfois drôle, parfois triste, souvent inattendu (je parle du quotidien, ne vous méprenez pas) ;&amp;nbsp;d'un parcours que n'importe qui aurait pu vivre, au chemin beaucoup plus personnel que je trace aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors forcément, j'oublie des épisodes au passage, ici. Omission volontaire, très souvent. Je voulais vous raconter mon cours de cuisine, récemment, très pimenté. Le lancer de larve à l'école. Et puis j'ai zappé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais vous narrer ce drôle de sentiment que je ressens, parfois, lorsque j'accompagne loulou à l'école, avec la dame qui fait traverser la route aux enfants en parlant immuablement de la météo, à ces pelouses bien tondues et ces espaces verts nickel où rien ne dépasse, tous ces petits chemins qui sécurisent la traversée jusqu'à la cour de récré. Cette sécurité me surprend, oui, c'est comme si tout était bordé et parfois, je songe que j'ai trouvé cet apaisement quotidien depuis que je suis arrivée dans cette nouvelle vie. Même si je regarde ce paysage aseptisé d'un oeil amusé, presque perplexe aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dois-je alors vous parler des oiseaux qui chantent et de mon bien-être lorsque je me colle sur la terrasse, cinq minutes, avant de retourner à mon job d'audiotypiste (oui, j'ai vu ce titre sur une pochette qui m'était destinée, à un conseil municipal, lundi dernier, je sais maintenant ce que je suis!;)) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, peut-être finalement. Car si ce blog est clairement le reflet de mes émotions, une sorte de trame de tous les bouleversements heureux ou pas que j'ai traversés, il ne peut complètement tout dire. Je ne peux décemment raconter&amp;nbsp;certaines&amp;nbsp;choses beaucoup plus profondes qui me taraudent, ces pensées qui perturbent mon sommeil.&amp;nbsp;Je peux seulement vous dire que, la nuit, je me sens tiraillée entre des choix impossibles, qui ne sont pas professionnels, sans pouvoir en expliquer le pourquoi.&amp;nbsp;Parce que c'est juste trop personnel. Et pourtant, ce serait sans doute plus passionnant, qui sait... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut aussi accepter&amp;nbsp;qu'un blog ne soit finalement que le reflet partiel d'une vie qui part parfois dans tous les sens ; que l'on peut s'amuser de tout, sans chercher à refaire le monde et à partir dans les tours. On peut être vrai en racontant des choses qui, finalement, ne pèsent pas vraiment. Alors, je vais continuer de me servir de ce blog comme d'un simple exutoire et à y narrer des choses banales et idiotes qui surviennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que, finalement, je suis comme tout le monde, je cloisonne, je mets chaque chose dans différents tiroirs et je ne suis pas obligée de tous les ouvrir, en même temps et en public. Même si la tentation est grande.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4458542326634119564?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4458542326634119564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/le-tourment-dune-vie-interieure.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4458542326634119564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4458542326634119564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/le-tourment-dune-vie-interieure.html' title='Le tourment d&apos;une vie intérieure'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4575893197865267807</id><published>2011-04-12T13:10:00.000+02:00</published><updated>2011-04-12T13:10:18.606+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='N&apos;importe quoi'/><title type='text'>Titine mourue, la mouette foutue</title><content type='html'>Finalement, je ne sais pas ce qui est le pire:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Se faire asperger d'un liquide tiédasse et huileux;&lt;br /&gt;- S'intoxiquer à la fumée d'une voiture capricieuse;&lt;br /&gt;- Rigoler (jaune)&amp;nbsp;avec le clone de Laurent Gamelon dans un camion de dépannage un dimanche après-midi;&lt;br /&gt;- Apprendre que Titine est toute mourue;&lt;br /&gt;- Réaliser qu'avec notre statut d'indépendante, on use surtout d'un doux euphémisme, n'étant finalement qu'une pauvre âme précaire dans ce monde capitaliste;&lt;br /&gt;- En déduire qu'on ne pourra JAMAIS obtenir un prêt voiture de sa banque;&lt;br /&gt;- Se réjouir, dans un regain d'optimisme,&amp;nbsp;d'utiliser désormais quotidiennement son vélo, puis visualiser les cuisses de Félicia Ballanger et entrevoir sa silhouette d'ici quelques mois;&lt;br /&gt;- Admettre qu'au delà de 50 km, ça devient de toute façon&amp;nbsp;un peu compliqué de prendre son vélo;&lt;br /&gt;- Se faire conduire à son travail par son pôpa, quand on a 36 ans...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne mesure pas toujours l'impact de la perte d'une voiture;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4575893197865267807?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4575893197865267807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/titine-mourue-la-mouette-foutue.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4575893197865267807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4575893197865267807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/titine-mourue-la-mouette-foutue.html' title='Titine mourue, la mouette foutue'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4609620021236454454</id><published>2011-04-10T21:51:00.000+02:00</published><updated>2011-04-10T21:51:01.545+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Laurent Gamelon, Titine et le zen</title><content type='html'>Le zen a envahi ma maison. Un truc de ouf. Un peu contagieux, même. Allez, je vous explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/un-marabout-pour-noel.html"&gt;Il y a peu&lt;/a&gt;, l'histoire m'aurait sans doute fortement agacée. J'aurais fait mon caliméro de base et serais allée me réfugier sous mon plaid à défaut de manger du chocolat (pas le droit). Un truc du genre, j'imagine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là, je sais pas, le pique-nique avait été sympa, il faisait beau, j'avais passé un moment sympa avec des copines... Alors quand ma voiture a commencé à avoir quelques ratés, j'ai juste soupiré, je crois, me suis garée comme je pouvais (mal, donc) et j'ai éteint le moteur. Titine nous fait un petit caprice? Titine nous fait un petit caprice. J'ai essayé de la redémarrer. Plus rien dans le bide. Encore. Ah si, elle crachait de la fumée blanche. Oups.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dépanneur est arrivé, il ressemblait à Laurent Gamelon. Même gabarit, même air bourru, il me regarde, il regarde titine, doit se dire que d'un côté comme de l'autre, y'a quelques heures de vol et du travail de retape à opérer, nous asperge de liquide de refroidissement en dévissant le bouchon, se réjouit de ne pas avoir changé son bleu désormais tout cracra et hop, commence à charger la voiture sur la dépanneuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je monte dans le camion, il me regarde de nouveau (non, je n'entame pas de réparations pour moi-même, pas la peine d'insister, monsieur), réfléchit et réalise que ma titine, c'est celle qu'il a déjà dépannée deux mois plus tôt. D'où son air compatissant... A vrai dire, son empathie n'est visiblement pas due à l'état de délabrement avancé de titine, comme je le croyais. "Ah, je me souviens, c'est votre père que j'ai vu la dernière fois, la voiture était garée devant chez eux!" (exact) "Et vous avez déjà cassé une autre voiture, une SEAT!" (exact).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Roooh la la, je sais tout de votre vie, je peux vous dire, hein!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou comment vivre un petit moment de solitude avec le clone de Laurent Gamelon sur une banquette de camion, un dimanche après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après de telles confidences, nous étions comme qui dirait presque intimes, enfin surtout Laurent G. avec mon épave, lui confiant que la prochaine fois, il la monterait sur une autre dépanneuse encore, que ce serait sa troisième, quand même. Ensuite, une fois au garage, il m'a raconté qu'il avait eu le temps de finir son café avant de venir et que, de toute façon, je ne lui gâchais pas sa journée, sa femme était partie avec la petite à un vide-grenier, histoire de rajouter un peu de foutoir à leur bordel; un truc du genre. En gros, titine et moi, on était un peu comme sa bouffée d'air frais, là et d'ailleurs, en partant, il m'a dit:&amp;nbsp;"Bon, à bientôt,&amp;nbsp;hein!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surréaliste?&amp;nbsp;A peine. En tout cas, j'ai laissé Titine à&amp;nbsp;son destin, en me demandant comment je pourrais être, le lendemain soir, à 150 km&amp;nbsp;à suivre&amp;nbsp;des débats municipaux. Bah... Pas la peine de s'énerver pour si peu, y'a pas mort d'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà pourquoi je vous parlais de contagion zen. Ce soir, je lisais une "question qui questionne" (vraiment formidable, ce bouquin, décidément) à Loulou, dont le thème était la jalousie. A la fin de l'histoire, je lui demande s'il lui arrive de se sentir jaloux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde, un peu rigolard et me sort:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Moi, je suis toujours d'un calme olympien."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais eu du gloubiboulga dans la bouche, j'aurais tout craché, je crois. Mais comme j'avais fini de manger (on était quand même au lit), j'ai juste éclaté de rire. Avant de réaliser, pas peu fière, que mon fils était aussi zen que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ça, c'est pas crédible?;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4609620021236454454?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4609620021236454454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/laurent-gamelon-titine-et-le-zen.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4609620021236454454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4609620021236454454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/laurent-gamelon-titine-et-le-zen.html' title='Laurent Gamelon, Titine et le zen'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-7231635512324079932</id><published>2011-04-09T09:47:00.001+02:00</published><updated>2011-04-09T09:50:34.586+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poney et moi'/><title type='text'>La transparence aiguë d'une existence</title><content type='html'>Je n'en menais pas large, hier après-midi, de la voir essoufflée, angoissée, voire terrorisée. Ses yeux bleus scrutaient tous les pans de mur, l'air affolé, revenaient deux secondes puis repartaient vers le bas du bureau, un tiroir encore ignoré, le dessous de la table... J'ai fini par intervenir lorsqu'elle a voulu se baisser pour remettre un album-photo, vide, à son grand regret, sur le sol, ce qui ressemblait fort à une torture physique pour son pauvre dos tout courbé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a fini par se relever. Je lui ai dit que, peut-être, que dis-je, sans doute, l'objet de sa recherche était dans son cabanon. Que nous l'avions regardé ensemble, cet hiver, et qu'il avait forcément dû rester sur une étagère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pauvre Poney.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui avais demandé de faire un tri dans ses photos, dans le cadre d'un projet un peu plus abouti que prévu, dont j'espère vous reparler très vite. Elle s'est empressée de sortir les clichés noircis et de toute taille, se replongeant immédiatement dans ce passé si fou qui est le sien, d'emblée perdue dans ses relents d'existence.&amp;nbsp;Elle a commencé à chercher l'un des documents-clé, son book, qui restait introuvable. Je l'ai vue passer par toutes les couleurs. Elle était complètement désarçonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi, nous nous sommes donc retrouvées pour les dernières corrections du manuscrit. Sorte de point final avant le verdict d'une éventuelle édition, qui sait. Il manquait un détail, et elle tenait à le rajouter, une sorte de bref prologue explicatif, mais qui ne prendrait plus que quelques lignes, parce que le reste était parti s'immiscer dans le texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'explique, je lis son premier jet, je la regarde, je regarde mon écran, j'exécute, finalement, son désir. Et là, je lui lis ce que je viens d'écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, je sens un drôle de truc qui se passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de lire ces mots comme s'ils venaient de moi, je les lui raconte alors qu'elle en est l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, elle m'écoute, comme une simple témoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, elle se rapproprie les lignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ferme les yeux une seconde, comme un signe d'approbation. Elle est contente. Ça lui plaît, comme le manuscrit semble lui plaire, surtout la fin, "parce que c'est joli", dit-elle (en même temps, c'eût été plus judicieux de ma part d'attaquer plein pot dès le début, avant qu'un éventuel éditeur décroche après trois pages et ne sache jamais que, "c'était joli, la fin").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, je me dis que c'est étrange, finalement, tout ça. Elle a lu comme un récit sa propre vie et ça lui plaît. Qu'est-ce qui lui plaît? La simple retranscription ou la richesse de sa vie, finalement? J'avoue, je n'en sais rien et après tout, peu importe, l'essentiel est qu'elle soit contente du résultat, que cela reflète son désir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout de même, quel drôle d'exercice, pour elle surtout! Contempler sa propre vie, avant de la livrer aux autres. Accepter de se donner corps et âme, finalement, lâcher les secrets, lâcher les apparences. Aimer ses propres souvenirs ou les détester, mais les accepter. Jouer la transparence aiguë d'une existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, dans cet exercice sans fards, Poney reste coquette. Décide de supprimer deux ou trois petites précisions, qui ternissent un peu son image, qu'elle avait accepté de me confier, avant de se raviser. Je crois que ça la rendait plus humaine, mais elle a besoin de contrôler jusqu'au bout ces on-dit qui lui ont fait tant de mal dans sa jeunesse, parce qu'elle n'était pas tout à fait une enfant comme les autres, parce qu'elle n'était pas une adulte comme les autres et parce qu'elle n'est pas, aujourd'hui, une vieille dame comme les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chercher à se singulariser pour tenter ensuite de se fondre dans le moule? Je pense qu'on aspire tous plus ou moins à ça, finalement, mais de façon très furtive pour certains. Poney est un personnage hors-normes, je le maintiens, mais son ego la retient de lâcher ces confidences en plus qui pourraient faire quelques petites bosses dans le personnage. En oubliant, sans doute, que l'idéalisation n'est pas forcément la meilleure conseillère, que nul n'est parfait et qu'on peut rester un être d'exception avec ses failles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je crois même qu'on peut justement devenir un être d'exception par ces failles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-7231635512324079932?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/7231635512324079932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/la-transparence-aigue-dune-existence.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7231635512324079932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7231635512324079932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/la-transparence-aigue-dune-existence.html' title='La transparence aiguë d&apos;une existence'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3314687815761154745</id><published>2011-04-08T09:17:00.000+02:00</published><updated>2011-04-08T09:17:37.134+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Wonder reverse</title><content type='html'>Pour la première fois, je pense, depuis longtemps, je vais au Mans sans dire "je retourne au Mans". Rien à voir avec la sage prévention d'un mouvement auto-reverse propice au lumbago, j'ai fait wonder woman dans une autre vie (mais sans la culotte moulante, j'ai de la décence -et du réalisme plein mes neurones- moi, les gens).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je file voir Poney pour un aller-retour express avant un week-end nantais qui s'annonce studieux, mais pas que (enfin, wait &amp;amp; see, avec ma veine, mille choses peuvent survenir) et je vais au Mans comme j'irais dans n'importe quelle ville. OK, je triche un peu, j'en profite pour voir des amis, vite fait, en coup de vent, alors c'est pas du jeu, mais enfin, ce que j'essaie de dire, mal, certes (la retranscription sur l'intérêt du nucléaire m'a tuer, hier soir, comme dirait la dame d'Omar), c'est que j'ai l'impression d'être à mille lieux de cette vie-là aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'on peut parler d'une page tournée. Et la bonne nouvelle, c'est qu'aucune douleur ne l'a accompagnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, un petit auto-reverse pour fêter ça... Enfin, doucement, quand même, s'agirait pas de casser la machine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3314687815761154745?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3314687815761154745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/wonder-reverse.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3314687815761154745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3314687815761154745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/wonder-reverse.html' title='Wonder reverse'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4362006470247623427</id><published>2011-04-07T00:30:00.001+02:00</published><updated>2011-04-07T00:30:42.401+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>Jasminade et autres rébellions</title><content type='html'>OK, OK, je n'assure pas un cachou, je vous parle d'un &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/no-stress.html"&gt;truc*,&lt;/a&gt; genre, viendez, viendez, les gens, sur mon blog, je vais vous raconter des choses et pfffffiou... Silence radio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous ne me voyez pas? C'est normal, je suis partie me cacher dans une grotte. Quasi décédée de honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas faute d'y mettre du mien, pourtant, mais voilà, entre les avalanches de mauvaise foi qui s'abattent sur la carte-son de mon ordi, les plantades absolument horripilantes de ce même ordi que je soupçonne de rébellion (une jasminade, peut-être?), tout ça à cause de politicards qui font rien qu'à embêter la Présidente de Région qui se trouve être une sommité de notre monde, mes envies de décéder de chaleur (décidément, je deviendrais pas moitié suicidaire, moi?) en allant courir, envers et contre tout - le soleil, donc, le taf à rendre pour hier - les soirées crêpes parce que fêter la chandeleur en avril, c'est quand même vachement plus drôle et les multiples surprises du quotidien, je vous dis pas, je rêve de voler une heure ou deux supplémentaire à cette journée tellement traditionnelle (non mais quoi, 24 heures, c'est pas une arnaque, ce truc?) que l'on nous impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout se fait, bien sûr, et j'aime cette énergie, ce sentiment d'avoir dix mille trucs en tête, de devoir compartimenter chaque tâche, chaque domaine, pour mieux s'organiser... Le seul truc sur lequel je bute, finalement, ce sont les questions désarmantes de Loulou. En ce moment, il n'arrête pas. Et pourquoi doit-on croire en Dieu (les méfaits de l'UMP et de son ignoble débat sur la laïcité, je ne vois que ça), et en quoi on se réincarne quand on est mort (en montre. Je crois que je ferai tic-tac, tic-tac, aux oreilles d'un, ou d'une, stressé(e) de la vie quand je serai morte. Vengeance. D'façon, vu mon karma, je peux me transformer qu'en animal ou en objet alors, hop, je choisis) et pourquoi il faut toujours se laver, c'est nul, les douches (Loulou serait un gros crado si je ne le contraignais pas à ce rituel hélas, pour lui, quotidien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, il me mitraille tellement de questionnements plus ou moins existentiels que j'en perds toute répartie. Et que je songe, deux heures plus tard, à la réponse judicieuse que j'aurais dû lui apporter, au lieu de feinter (allez, finis ton assiette... Allez, va te laver les dents... vous voyez bien). Par exemple, ce soir, il m'a demandé : "c'est quoi, un esprit rebelle?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quelqu'un qui se révolte contre l'ordre établi", ai-je commencé par lui répondre. En sachant pertinemment que j'avais ouvert la boîte de Pandore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est quoi, l'ordre établi?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, j'ai sorti les rames et bon, un moment donné, j'ai indiqué la voie la plus raisonnable, celle de son lit. Alors qu'en fait, j'avais juste à lui dire qu'un esprit rebelle, par exemple, c'était faire des crêpes en avril au lieu de les faire là, pile poil à la Chandeleur. C'était choisir de se mettre tout seul dans la mouise juste par connerie, euh, pardon, par esprit de contradiction. C'était courir la semaine pendant que les gens bossent et s'enfermer à taffer le week-end. Parce qu'on a la rebelle attitude ou on ne l'a pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, je ne sais pas s'il aurait bien compris. Cette attitude un peu décalée n'a rien de rebelle pour lui. Sa mère, ça fait bien longtemps qu'il sait qu'elle est un peu zarbi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Je n'ai pas renoncé à vous raconter ce truc, mais dans un élan de rébellion, je vais le garder au chaud pour plus tard, tiens. Pff, n'importe quoi&lt;/em&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4362006470247623427?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4362006470247623427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/jasminade-et-autres-rebellions.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4362006470247623427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4362006470247623427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/jasminade-et-autres-rebellions.html' title='Jasminade et autres rébellions'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1248631657943805080</id><published>2011-04-04T13:45:00.001+02:00</published><updated>2011-04-04T13:46:44.078+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>No stress</title><content type='html'>Non, non, je ne suis pas mourue. Juste un peu submergée par le flot de surprises / rencontres/retrouvailles / joyeusetés quotidiennes / velléités sportives / envie de retourner aux fourneaux. Au point de ne pas trouver une minute pour conclure ce post que j'avais entamé... vendredi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ouais, quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'il racontait? Oh, à peu près la même chose que ce que je viens de citer. Qu'une personne très chère m'avait dit que, quand même, j'avais beaucoup de stress à gérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas compris de quoi elle parlait, sur le coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de réaliser que, oui, je me faisais des équations à mille inconnues et que, certes,&amp;nbsp;ce n'est pas toujours facile, facile, de s'y retrouver mais que, en gros, je tiens la barre et que je sais le prix de la liberté. Telle une mendiante, j'ai tendu la main pour récupérer deux, trois missions. Histoire d'avoir un truc à grailler, par exemple. Résultat, je jongle entre deux compte-rendus à rendre pour hier, je refais les calculs, alors, cinq heures de retranscription multipliées par le nombre de jours de semaine, moins une journée pour Poney, deux heures pour ci, trois heures pour ça, que je divise par le nombre d'impondérables et j'obtiens, j'obtiens...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je suis dans la mouise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que pour respecter les deadlines, il faudrait que j'arrête de me faire du mal en pétrissant, malaxant, mitonnant comme j'ai repris goût à le faire depuis peu (du temps qui s'envole, de vieux rêves qui rejaillissent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je renonce à manger (trop de temps perdu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que j'échange mon Loulou encore très dans les jupes de sa môman contre un modèle autonome (du genre qui n'a pas besoin de quinze mille rappels pour mettre ces foutues pompes qui traînent dans l'entrée, qui se fasse son petit déj tout seul - et puis son dîner aussi, tiens - qui aille à l'école tout seul, qui se fasse une auto-lecture de la sacro-sainte histoire du soir, etc. etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je réduise mon temps de sommeil d'un tiers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dis-je, il faut, pas il faudrait, j'ai pas le choix, les enfants! Sachant que deux, trois trucs dans la liste ne collent absolument pas à la réalité (et puis j'aime bien, moi, que Loulou soit encore mon Loulou, eh ouais), je ne sais pas ce qui est le plus difficile, renoncer à mes courses effrénées le long de la Loire, au chlore de la piscine et ses habitués du midi, mes envies d'enfourcher mon vélo, de boire un verre avec un ami, ou... mes cauchemars nocturnes. Que voulez-vous, j'y suis attachée, moi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant, j'ai surtout sacrifié cet espace et après un week-end d'inconscience totale (pas touché à l'ordi, ou si peu, je réciterai deux avé et trois pater ce soir), je suis replongée dedans en tentant de repousser ce stress qui commence à m'envahir. En m'octroyant, quand même, deux ou trois pauses salvatrices... ou que je n'ai pu annuler, soyons honnête. Cet après-midi, par exemple, au lieu d'avancer dans cette course contre la montre, je vais faire un truc dont je vous reparlerai sans doute demain, selon l'intérêt de la chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entends le tic-tac. Tic tac. Tic tac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du stress à gérer?&lt;br /&gt;Non, vraiment, je vois pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1248631657943805080?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1248631657943805080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/no-stress.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1248631657943805080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1248631657943805080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/04/no-stress.html' title='No stress'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-7613443948955536913</id><published>2011-03-31T10:07:00.001+02:00</published><updated>2011-03-31T10:10:44.824+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='N&apos;importe quoi'/><title type='text'>Les dents qui saignent</title><content type='html'>Cette nuit, j'ai perdu ma dent de devant et j'avais tout plein de sang dans les mâchoires, sous l'oeil ébahi de mon amant du soir (qui n'était pas un inconnu, je vous rassure) qui, du coup, arrêtait de me rouler des pelles pour aller voir ailleurs les sensations. J'avais le sourire d'une gamine de 6 ans, mais version Carrie, gore, quoi. Et à oilpé. La classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, j'ai perdu une amie. Cancer foudroyant. Horrible. Je pensais à son mari, à ses enfants, et je regrettais de ne pas l'avoir appelée plus tôt, chienne de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un cauchemar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, je finissais une course dans une sorte de terrain tout cracra et j'arrivais première, alors même que je m'étais arrêtée pour reprendre mon souffle (pour me faire un petit thé et aller chercher du boulot sur poleemploi.fr- une envie soudaine de rire, je crois). Du coup, je gagnais une jolie coupe et je devais faire un speech, sous le regard amusé de Loulou qui se payait clairement ma tête. L'horreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était, je ne sais pas, une sorte de rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis réveillée ce matin, un peu dans le brouillard, épuisée d'avoir autant faire tourner les machines là-haut (pas l'habitude, normal), le teint blafard, le cheveu gras (tu parles, je voulais aller à la piscine hier pour me laver les cheveux, bassin fermé pour compet! Je soupçonne un complot, d'autant que la pluie était de la partie, la garce, m'empêchant de me faire un petit yogging). Une vraie star, en gros. Je me suis demandé comment interpréter mes rêves, cinq secondes, avant de me souvenir que de toute façon, c'est un peu normal de rêver des trucs pareils quand on a l'esprit un peu tordu comme le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai regardé le ciel, tout gris. J'ai laissé infuser mon thé un peu trop longtemps, il pleuviotait dehors... Alors, j'ai mis un grand coup de pied (virtuel, le coup de pied, pas envie de me faire suturer la tête) dans cet esprit morose et j'ai de nouveau réfléchi (waouh, c'est l'ébullition ce matin) au pourquoi du comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, depuis le début de semaine, nos soirées, avec Loulou, se terminent systématiquement par une bonne grosse engueulade, parce qu'il dépasse les bornes et que le coup de Maurice, ça va bien, mais y'a pas écrit coconne sur mon front. Ensuite, je l'entends marmonner sous sa couette, le sommeil finit par vaincre ses derniers élans et le lendemain matin, frais comme un magasin Picard (en fait, je pêche rarement du gardon, c'est pas un poisson un peu suranné, ça, le gardon? Alors que Picard, ça a son petit côté moderne qui parle à tous les urbains que nous sommes, non? Laissez, je me suis cogné une retranscription d'un anthropologue, comprenez que ça laisse des traces), mon loulou donc,&amp;nbsp;se lève,&amp;nbsp;récite ce qu'il veut ("ce que j'aimerais, mon chéri, on dit ce que j'aimerais". Oui, je tente) au petit déj', tout sourire avec un petit bisou tout mimi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que moi, depuis le soir, je fulmine contre lui, je serre les dents et puis, je finis par réfléchir (décidément, tu m'étonnes que ça cause, là-haut, la nuit venue) à l'intérêt de se pourrir les soirées pour une sombre histoire de saumon pas fini ou de résistance à la douche. Et le matin, donc, j'ai la tête en vrac. Alors que, en fait, je sais pertinemment que j'ai raison de ne pas céder, de ne pas lui laisser ce siège de roi qu'il aimerait tellement occuper. L'éducation, c'est répéter constamment les mêmes choses, respecter une ligne directrice, montrer la voie. C'est fatigant, je le reconnais, et après, ça vous fait rêver à des courses dans des chemins boueux, des amies cancéreuses parties trop vite (alors qu'aux dernières nouvelles, elle galopait, la copine en question, IRL) et perdre vos dents pendant des ébats qui auraient pu être intéressants (quoique virtuels).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est pour la bonne cause. Je n'ose penser à l'adolescence, tiens. Enfin, maintenant que j'ai retrouvé le sommeil, je préfère saigner des dents que de &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/marmotte-contrariee.html"&gt;revivre des insomnies&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-7613443948955536913?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/7613443948955536913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/les-dents-qui-saignent.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7613443948955536913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7613443948955536913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/les-dents-qui-saignent.html' title='Les dents qui saignent'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3540331050798176136</id><published>2011-03-28T12:10:00.000+02:00</published><updated>2011-03-28T12:10:59.981+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>La page blanche (ou le paradoxe du pilou)</title><content type='html'>J'en suis convaincue maintenant : une vie normale, c'est reposant mais alors, niveau inspiration, c'est zéro. Je vous raconte quoi, maintenant, si je ne galère plus, si je ne navigue plus dans un monde kafkaien, si je vis un quotidien lambda? Ah, on me dit (Jeanne d'Arc, sors de ce corps) que j'étais déjà ordinaire, me manquait plus que la vie qui allait avec... Bah, voilà, c'est fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je travaille la semaine, je finis un manuscrit*, je l'envoie, je sors le week-end, je me craque un peu en allant faire les boutiques, j'arpente tous les rayons d'ikea, je m'énerve sur des suspensions que je n'arrive pas à poser en réalisant que je suis vraiment quiche avec mes mains, je me fais des terrasses et des restaus avec des copines (et même des sushis visiblement irradiés, si j'en crois l'état de mon tube digestif le lendemain), je parle politique avec un coiffeur azimuté (je souffrais déjà en silence d'avoir fait une infidélité à MA coiffeuse préférée, que j'embrasse au passage, tiens) (c'était juste plus possible cette frange, je commençais à me cogner partout, heureusement que j'étais pas au ski, je me ferais pris un pylône. Mais tu restes la meilleure).(enfin, ma cops, elle reste la meilleure) (parce que vous, les autres, vous n'êtes pas coiffeurs, pas vrai?) (je n'ai pas dit que vous étiez aussi quiches que moi des paluches, c'est pas possible, je crois) (bref, vous avez bien compris, je me sers de cet espace pour dire coucou à mes cops au lieu de les appeler, c'est nul, je sais) (mais c'est la faute de ma vie normale, j'ai plus le temps de rien) (la pauvre excuse)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie normale, quoi. Enfin, presque. Parce que, lorsque je rentre de ces virées improvisées, je trouve des petites missions dans ma boîte mail, à rendre pour hier, et me voilà de retour dans mon monde pilou, j'ai plus qu'à enfiler mes grosses chaussettes et mon plaid et hop, l'ermite&lt;em&gt; is back&lt;/em&gt;! Tant pis pour le dimanche plein de promesses, de sport et de plein air, j'ai repris ma première position, en me réjouissant, néanmoins, d'avoir fait raccourcir ma frange : au moins, je vois de nouveau l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça aide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, derrière ce léger dépit se cache néanmoins un réel soulagement de travailler un minimum, et pas seulement pour payer le loyer. Les jours passent et je m'interroge sur cette possibilité de recoller au monde réel. Cela est-il possible, je n'en sais rien, vu la faiblesse de l'offre. Toujours partagée entre l'envie de retrouver des collègues et celle de garder cette indépendance à laquelle je goûte actuellement, j'avance et je recule, dans un mouvement de balance certes fatigant mais plein d'enseignements. Après tout, il existe des alternatives à la vie routinière, et j'en explore les différentes voies. Mais je m'égare, moi qui parlais de page blanche, je ne suis pas censée partir dans les tours et vous saouler de questionnements stériles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, j'suis même pas en pyjama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le manuscrit de Poney, ça y est, il est fini! A voir, maintenant, où cela va nous mener...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3540331050798176136?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3540331050798176136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/la-page-blanche-ou-le-paradoxe-du-pilou_28.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3540331050798176136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3540331050798176136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/la-page-blanche-ou-le-paradoxe-du-pilou_28.html' title='La page blanche (ou le paradoxe du pilou)'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3652773254378752572</id><published>2011-03-27T22:08:00.002+02:00</published><updated>2011-03-31T17:30:43.815+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tranches de vie'/><title type='text'>50% girly, 50% Robocop</title><content type='html'>Vous pourriez la croiser dans le métro et la trouver jolie. Longs cheveux blonds et visage de poupée, la demoiselle dispose de quelques sérieux atouts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, vous l'entendriez parler.&amp;nbsp;Et là, vous pourriez imaginer qu'elle est votre copine, plutôt du style déluré, celle qui fait rire la galerie et qui est limite à réclamer les bières en se collant dans le canapé parce que c'est l'heure du foot. Un peu garçon manqué, finalement, derrière le lissage et la robe cupcakes. Elle fait de grands gestes et bouge dans tous les sens, dans une sorte de tourbillon où les personnages vont et viennent, justes et crédibles. Grosse boule d'énergie dénuée de tout complexe, qui se prend pour le sosie de Natacha Kampusch et qui lâche deux, trois bombes, comme ça, l'air de rien, sur la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle jongle avec les clichés et pourtant, la magie opère. Bérengère Krief est une jeune comédienne qui, avec son one woman show, "Ma mère, mon chat et Docteur House", balance des pavés dans la mare et revisite les relations homme/femme dans ce mélange mi-girly/mi-robocop qu'elle semble avoir inventé. Une sorte de Florence Foresti (Lyonnaise comme elle, elle en a les intonations) encore teenager, qui parle de "demi-molle" lorsque la salle n'applaudit qu'à moitié, qui fait se confronter le surmoi masculin (personnalisé par Jean d'Ormesson, qu'elle imite très bien) au ça, sous la forme d'un Joey Starr très classieux... Elle prouve surtout qu'on peut renouveler un genre pourtant très prisé et y apporter une saveur particulière. Elle joue très bien avec tous les codes de la communication, aussi, prenant son public en photo, instaurant une interactivité futée et relayant le tout avec candeur sur facebook. Oui, elle a tout compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu le bonheur de la voir, lors de la dernière soirée de sa tournée nantaise et je vous encourage vivement à aller l'applaudir si par chance, elle vient près de chez vous. Au delà de ses textes désormais bien rodés, elle m'a bluffée par son aisance sur scène, parce que, dans ce genre si particulier du one man show, la moindre errance se cristallise, le moindre flottement est cher payé et sans une sérieuse dose d'inconscience, il est certainement très compliqué d'oser afficher ainsi ses velléités artistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une bonne leçon: Bérengère Krief, qui n'hésite pas à démarrer son pestacle en sous-vêtements (!) ne semble pas craindre le ridicule. Et cette audace est payante. Non seulement elle n'est pas grotesque, mais elle donne envie de foncer, d'aller au bout de ses convictions. Et sous ses airs de petite nana presque futile, elle donne même à réfléchir sur ses fameuses relations entre les deux sexes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attablés autour d'un verre de vin, on a refait le monde, ensuite, revisitant les poncifs avec un étonnement nouveau, d'autres questionnements, comme si, finalement, elle avait levé le voile sur quelques interdits qui nous titillaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle parle de la société, tout simplement, et ce regard-là, drôle et rafraîchissant, est précieux. Comme quoi, oui, on peut encore rire, et en ces temps incertains, c'est bon de s'en souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/zjI4cJazofg/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zjI4cJazofg&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266" src="http://www.youtube.com/v/zjI4cJazofg&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3652773254378752572?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3652773254378752572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/50-girly-50-robocop.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3652773254378752572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3652773254378752572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/50-girly-50-robocop.html' title='50% girly, 50% Robocop'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8326696931262295145</id><published>2011-03-24T11:20:00.001+01:00</published><updated>2011-03-24T11:21:44.703+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>Ecole buissonnière</title><content type='html'>Stupeur ce matin devant l'école : je croise plein de parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, et alors? École = parents devant le portail, rien d'extraordinaire, je vous l'accorde. Sauf que d'habitude, on est tous les matins en retard avec Loulou et on ne croise pas grand-monde, hormis la dame qui se colle au péril de sa&amp;nbsp;vie au milieu de la rue pour stopper les automobilistes en nous parlant systématiquement de la météo (oui, elle est multitâches) et d'autres retardataires avec la main du&amp;nbsp;gamin qui semble greffée au bras du parent (indigne, et pas coiffé, le parent, pas le temps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi? Eh bien, le portail est fermé, la cour de récré ne contient aucun morceau d'instit dedans, pas la moindre trace du corps enseignant. Donc, tout le monde poireaute en regardant sa montre, voire en tapant un peu dessus (pour accélérer le temps? Je me suis toujours demandée pourquoi on faisait ce geste sur le cadran de la montre, en plus, y'a risque de rayer le verre, non? Sinon, faites comme moi, vivez sans montre, c'est un bon concept, moins stressant) (mais ça cause des retards récurrents, certes) (et un petit yogging improvisé tous les matins, avec l'hooorrible bruit du cartable à roulettes sur le bitume) (nous pourrions y aller en voiture, certes. Mais trop facile).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, vous l'aurez compris, c'est la consternation, mais que fait le peuple, où sont les instits, ont-ils été irradiés par le nuage nippon ? Loulou se tourne vers moi, les yeux brillants. Je sens qu'il a compris et qu'il va me donner la réponse à ce troublant mystère: "Ah bah, ça doit être comme lundi prochain!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Quoi, lundi prochain? (notez le bon français qui me caractérise, de bon matin, le cheveu emmêlé.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben, c'est férié!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, l'école ferme lundi. Pour grève. Rooh, c'est juste une petite nuance, mais au final, j'aurai bien mon loulou dans les pattes pour me rappeler ma condition de free-lance, censée travailler à domicile entre deux rendez-vous chez le médecin/à la mairie pour l'inscription au centre de loisirs pour 2014/ à Pôle Emploi pour régler un trop-perçu et les jours fériés, donc, de l'Education nationale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque c'est ça, on ira à la mer lundi. Et si le soleil fait grève, j'lui casse la tête à la récré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8326696931262295145?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8326696931262295145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/ecole-buissonniere.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8326696931262295145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8326696931262295145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/ecole-buissonniere.html' title='Ecole buissonnière'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-9000057661583546425</id><published>2011-03-22T11:18:00.004+01:00</published><updated>2011-03-22T11:23:06.401+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='N&apos;importe quoi'/><title type='text'>Jusqu'ici, tout va bien</title><content type='html'>Des réacteurs sont en feu et en attendant d'être irradiés, les Japonais se collent un sac plastique sur le visage, évitent les épinards et l'eau du robinet. Ils essaient de reprendre une activité normale, regardent des émissions farfelues à la télé où les animateurs ont bouffé un clown, sans vraiment oublier la traînée grise que laissent les fumées. "La vapeur s'échappait déjà avant", rassure un porte-parole de la centrale de Fukushima.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah bah, ça va, alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réacteur n°3 contient un truc encore plus dangereux que l'uranium, du MOX, condensé d'uranium et de plutonium. Le MOX est interdit aux États-Unis, mais pas au Japon, parce que c'est quand même drôlement efficace, ce truc, et ce serait ballot de ne pas l'utiliser, juste pour une sombre histoire de danger de mort. Sauf qu'il paraît que le plutonium, c'est moyen-moyen pour la survie de l'humanité.&amp;nbsp;Et là, on y est, à cette sombre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, y'a encore une chance d'éviter la catastrophe planétaire. Hey, les gars, on croise les doigts et on s'appelle, hein?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des masses d'air issues du Japon passent sur les Antilles mais en Guadeloupe, on est rassurant: "regardez ce ciel bleu, vous voyez un nuage, vous?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben non, il est nickel, le ciel, tout bleu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les masses d'air doivent survoler dans la semaine l'Hexagone, mais pas de souci, c'est mille à dix mille fois moins radioactif que le nuage de Tchernobyl en 86 (qui s'était stoppé net, cela dit, aux frontières françaises, comme un grand, sans doute tout effrayé des sanctions potentielles. Ouh la la, vous le voyez le gros nuage radioactif, fait moins le malin quand nous, les Français, on le regarde noir).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de souci sanitaire, aucune crainte à avoir. Ouf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Libye, on craint l'engrenage après l'opération internationale lancée voilà trois jours. Mais Alain Juppé qualifie cette intervention de "succès" sans sourciller. Succès, succès... Cette notion d'un truc qu'on fête, vous voulez dire ? On doit déboucher le champagne, c'est ça?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai qu'en Afghanistan aussi, on est de bons pompiers bien efficaces et qu'on ne s'enlise pas du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo s'accroche à son siège et le bain de sang continue, mais bon, comme les images arrivent en moins grand nombre sur nos écrans,&amp;nbsp;on ne parle pas vraiment de guerre, juste d'émeutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question de vocabulaire, comme dirait Maître Capello, qui vient de tirer sa révérence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France,&amp;nbsp;les petites gens d'en bas&amp;nbsp;(mais pas que) qui se sentent spoliées depuis siiii longtemps sortent du bois et affichent fièrement leur vote dominical pour le Front Nauséabond. Le Président, face à la menace, suggère à son bon peuple d'aller se promener dimanche, pendant que son Premier Ministre appelle son groupe politique à la raison. Votez contre le Front National - et donc, tant pis, pour le PS (je sais, ça fait un pincement au coeur, j'ai ressenti le même en 2002, en votant Chirac).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sent l'unité, c'est cool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas vous, mais moi, j'habiterais sur la planète Terre, je serais moyennement rassurée. Ah, oui, mince, y'a pas d'échappatoire, on est dedans jusqu'au cou. Heureusement, en attendant le désastre, on peut encore écouter des paroles sensées et réfléchies. Ce matin, j'ai été scotchée, dans ma salle de bain en entendant Rony Brauman. Allez voir ce lien, c'est très intelligent : &lt;a href="http://dai.ly/h5Pr6i"&gt;http://dai.ly/h5Pr6i&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous ne sommes pas Dieu, nous ne sommes pas tout-puissants " conclue justement Rony Brauman dans cette interview de Pascale Clark. Perso, et très modestement,&amp;nbsp;j'avais déjà une vague idée sur la question. Pas sûre que tous les mégalos de la planète en aient conscience, mais en même temps, à part le mur, je ne sais pas trop ce qu'on peut voir en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, jusqu'ici, tout va bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-9000057661583546425?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/9000057661583546425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/jusquici-tout-va-bien.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9000057661583546425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9000057661583546425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/jusquici-tout-va-bien.html' title='Jusqu&apos;ici, tout va bien'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-364829181551766065</id><published>2011-03-21T11:06:00.006+01:00</published><updated>2011-03-21T15:39:45.441+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Je suis normale</title><content type='html'>Hein? L'a pété un câble, la mouette, ou quoi? Normale? La nympho-chasseuse, là, qui passe de l'air (du supermarché) à l'eau (de la piscine) à la terre ferme pour oublier les vicissitudes de l'existence? Qui multiplie les jeux débiles pour pimenter son quotidien ? Qui écoute un Poney et un médecin dépressif?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien oui, la mouette nouvelle est arrivée, en même temps que le printemps. Avec l'envie d'une vie "normale".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est quoi, une vie normale, me direz-vous? Eh bien, un peu moins décalée que d'habitude, dans mon cas. Avec une sorte de rythme où tu travailles dans la semaine et où tu te détends le week-end. Oui, la routine, en gros. Que nombre d'entre vous cherchent à fuir, j'imagine. Mais qui semble m'apaiser, finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, depuis mon arrivée à Nantes, voilà maintenant... hey, presque cinq mois, j'avais un peu posé mes bagages avant de repartir comme en quarante, sans chercher vraiment de repères, juste contente&amp;nbsp;de revenir aux sources.&amp;nbsp;J'étais repartie pour les longues journées d'ermite, uniquement ponctuées par un aller-retour à l'école vite fait, des week-ends où j'aurais pu être mangée par les chiens en pilou (le pyjama, pas les chiens), tellement j'étais recroquevillée sur mon canapé à bosser. Je menais cette sorte de vie adaptable partout, en gros, au Mans à Nantes ou à Tombouctou (quoique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà que l'appel d'air m'a conduite vers un nouveau chemin, avec cette envie de respirer un peu. En courant, en nageant, donc, ça je vous l'avais raconté, en allant retrouver les embruns marins, mais tout récemment, en décidant de faire des pauses le week-end, d'accepter de passer du temps comme tout le monde à... flâner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flâner. Rien que de l'écrire, ça me fait bizarre. Ce doit être cette sorte de culpabilité qui remonte, celle de l'ex-chômeuse, consciente qu'au lieu de sortir, elle ferait mieux d'envoyer quarante CV par semaine à des "vraies" boîtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, donc, j'ai flâné ce week-end. J'ai un peu couru aussi (une course très sympa pour la lutte contre le cancer du sein). D'ailleurs, j'ai moins fait la maligne, rapidement, réalisant que j'étais partie comme une grande malade, boostée par l'énergie de tous les concurrents.&amp;nbsp;J'ai été, comment dire, rattrapée par la réalité de mon organisme et de mes jambes de bois... J'étais très classe à la fin, avec ma bave aux lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un détail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui n'a en rien assombri le tableau. En fait, je me suis laissée vivre. J'ai consolé mon Loulou qui était tombé lors de la course des enfants, qui m'a tenu responsable de sa grâââââve blessure (deux, trois égratignures au coude). J'ai oublié que j'étais toujours en tenue de yogging, marinant dans ma sueur maintenant refroidie. Oui, j'ai respiré (en me bouchant un peu le nez quand même, au bout d'un moment, ça devient dangereusement énivrant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'est promené au&amp;nbsp;milieu d'un jardin nantais que j'ai redécouvert, on a cherché un peu le soleil et puis on s'est assis&amp;nbsp;sur des rondins&amp;nbsp;de bois. On a mangé du moelleux au chocolat dans les cris et le tumulte des enfants. J'ai regardé Loulou se coller les pieds dans l'eau, tenter de pêcher&amp;nbsp;des poissons avec&amp;nbsp;du bambou&amp;nbsp;et faire l'imbécile avec son chocolat plein la bouche. L'affreux, on aurait dit un vagabond. Avec sa mère de yoggeuse, je vous explique pas le tableau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, cette sensation inexpliquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bonheur. Peut-être simple, peut-être banal. Mais le bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et même&amp;nbsp;lorsque, le soir venu,&amp;nbsp;Loulou m'a traitée de "plus mauvaise mère du monde"* (ça devait finir par arriver, depuis le temps), je suis restée placide. Limite, ça m'a fait sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si la normalité rend zen, alors, moi je signe tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;*Rassurez-vous, Loulou n'a pas demandé, depuis, à échanger sa mère contre une plus sympa, sa colère s'est calmée et une heure (et un gratin de pâtes) après, il m'a assurée qu'il m'aimait "comme d'habitude" et que finalement, j'étais "pas si mal, comme mère." Donc, vous êtes gentils, personne n'appelle la SPC (Société protectrice des Caliméros). Pas la peine de déranger ma sérénité toute neuve.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-364829181551766065?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/364829181551766065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/je-suis-normale.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/364829181551766065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/364829181551766065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/je-suis-normale.html' title='Je suis normale'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2442753121266530840</id><published>2011-03-18T21:55:00.004+01:00</published><updated>2011-03-18T22:04:07.735+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Le jour où j'ai fait rougir le caissier de chez Ed</title><content type='html'>Je ne vais pas vous mentir, j'avais le moral dans les chaussettes hier, et rien n'y faisait, même pas &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/ko.html"&gt;la relativité&lt;/a&gt;. Pourtant, seuls mes murs tremblent ici, sous la pression de mon acharné de voisin (physiquement intelligent, mais je vous dis ça de souvenir, l'être demeure invisible) qui doit décidément refaire tout son appartement, je ne suis intoxiquée que par le parfum de la dame du troisième et l'iode, je la colle dans l'eau du riz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux, je venais d'en finir avec le manuscrit de Poney (enfin, je ne parle pas de la correction,&amp;nbsp;&amp;nbsp;à chaque jour sa peine). Alors, quoi? De quoi pouvais-je me plaindre? Pourquoi n'avais-je envie que de boulotter un quatre-quarts inratable (du genre bombe calorique, mais tellement bon que c'est un supplice d'attendre qu'il refroidisse) avec un thé brûlant sous mon plaid en m'apitoyant sur mon pauvre sort?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vide, les amis, le vide. Les hormones, aussi. Je vous dis pas, je saurais que mon public est exclusivement féminin, je vous parlerais de ma poussée hormonale et de ces petites bêtes qui font du flipper dans mon corps en ce moment, mais je me tiens, des hommes plein de testostérone lisent ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je me sentais tellement vide que j'ai quasi-supplié mon employeur principal de m'octroyer une mission. Pathétique. Mais payant : une heure plus tard, j'avais le son dans la boîte et je le regrettais amèrement, tant je ne comprends pas un traître mot du speech d'un médecin un peu dépressif sur les bords (je crois que mes oreilles ne sont sensibles qu'à la mauvaise foi politicienne, pas au discours d'un humaniste. Les hormones, je vois que ça).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, je suis retournée sur ma boîte mail, ce qui m'a arraché un vague sourire: les alertes que j'ai créées sur Pôle Emploi pour me dégoter LE job de mes rêves s'affichent comme des SPAMS, alors que les multiples relances de ventes privées non. Cherchez l'erreur. En tout cas, ils cherchaient un rédacteur passionné par le monde rural, les tracteurs ou encore l'univers de la chasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de bol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je songeais que j'allais bientôt décéder de vacuité ou d'une dépression foudroyante quand j'ai arrêté subitement de jouer à Caliméro, à la faveur d'un coup de fil avec ma plus vieille amie. J'ai réalisé le nombre de freins que je me collais toute seule et dans &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/le-bien-et-le-mal.html"&gt;cet équilibre manichéen&lt;/a&gt; qui me tient, j'ai enchaîné ce matin inscription&amp;nbsp;au site OVS, dont &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2009/08/un-ovsien-une-ovsienne.html"&gt;je vous avais déjà parlé&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(histoire de sortir un peu de ma tanière), décodage de médecin tourmenté, donc (je sèche encore un peu, mais bon) et yogging effréné (avec un vent à décorner les boeufs au retour et la bave aux lèvres, un vrai bonheur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=cU4vyWtPNpY"&gt;philosophie de Baloo&lt;/a&gt; (on a les références qu'on peut) a aussitôt éradiqué toute pensée négative et ma dépression est repartie se cacher, loin - j'espère. Oui, il en faut peu pour être heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenues dans la vraie vie, nous avons filé, mes jambes de bois et moi, faire deux, trois courses et, allez savoir pourquoi, je me suis amusée à un jeu idiot: empiler tout un tas d'articles les uns sur les autres et voir si la pyramide chancelante allait résister au tapis roulant (cherchez pas, les hormones, je vous dis). Le caissier, qui a bien failli se prendre un paquet de cotons dans l'oeil ("ça va, c'est pas lourd, heureusement", m'a-t-il glissé entre effroi et amusement) ne faisait pas trop le malin après ça, au début, avant de se détendre, après mon opération drague à trois balles (les hormones, les hormones), le temps qu'il passe les articles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ça vous fera la modique somme de deux cent cinquante euros!" me lance-t-il, content de sa blague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mangez des fruits et des légumes, qu'ils disent", je lui réponds en jetant un oeil à mon caddie vert et bio.&amp;nbsp;"Enfin, ça reste raisonnable pour du bio."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Oh oui" acquiesce-t-il&amp;nbsp;"et vous avez eu raison de prendre ces carottes, elles sont très bien."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu interloquée, en me demandant s'il a deviné mes intentions avec les carottes*, je lui dis: "bah en plus, il paraît que ça rend aimable!" (Jean-Claude Dus, sors de ce corps, vite)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là qu'il a rougi en balbutiant des euh, euh...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui ai tapé dans l'oeil, je vois que ça. Ou alors, je suis devenue une vraie nympho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saleté d'hormones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;*&amp;nbsp; Une soupe maison, évidemment. Tout de suite... vous avez les hormones en vrac, ou bien?;)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2442753121266530840?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2442753121266530840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/le-jour-ou-jai-fait-rougir-le-caissier.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2442753121266530840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2442753121266530840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/le-jour-ou-jai-fait-rougir-le-caissier.html' title='Le jour où j&apos;ai fait rougir le caissier de chez Ed'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4891807204454244229</id><published>2011-03-16T11:12:00.008+01:00</published><updated>2011-03-16T11:32:55.337+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etats d&apos;âme'/><title type='text'>KO</title><content type='html'>Des villes rayées de la carte. Un spectacle de désolation, des carcasses de voitures à l'abandon sur un sol jonché de cadavres, de bouts d'humanité, de néant. Des hommes en combinaison blanche, des survivants hagards qui avalent des capsules d'iode, prisonniers de ce champ morbide encerclé par la boue noire. Ils vont crever de faim ou de froid, de ne pas prendre leur traitement ou de ne pouvoir quitter ce cimetière à ciel ouvert. Ils vont crever d'avoir été irradiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils vont crever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le chaos. La fin du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis les témoignages mais, je l'admets volontiers, la force iconographique dépasse tout le reste. Je tourne les pages du journal lentement, très lentement, le regard littéralement scotché sur ces clichés japonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense à ces BD que je lisais, gamine, déployant les fantasmes les plus fous sur la fin ultime. Je restais fascinée devant tant d'imagination, sans soupçonner la moindre allégorie, trop naïve.&amp;nbsp;Des histoires futuristes où les survivants luttent, dans une sorte d'énergie du désespoir, conscients qu'il ne reste plus rien sur cette terre dévastée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'on n'y peut rien, qu'on assiste, impuissants, à la dégénérescence de notre civilisation dite évoluée, de notre planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que, finalement, nous ne devrions pas être surpris d'en arriver là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que la science-fiction a rattrapé notre quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que mes mots, là, sont juste d'un banal désespérant, traduisant la vacuité qui est la mienne,&amp;nbsp;mais que je n'arrive pas à trouver autre chose pour exprimer ce bouleversement, ce sentiment qui m'étouffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fronde des pays arabes, la montée de l'extrémisme en Europe, les séismes, le tsunami et la catastrophe nucléaire au Japon... Tout s'enchaîne dans une sorte de spirale infernale et nous, nous sommes là, à tenter de survivre dans nos petites existences, à nos échelles. Bien sûr qu'on a le droit de se plaindre, de s'indigner, de crier, de hurler. Contre la mauvaise foi et les dysfonctionnements d'une administration, contre le chauffard qui a manqué de renverser des gamins sur la route de l'école, contre cet idiot qui fait le malin sur son scooter, sur les prix qui flambent, sur ce débat abject visant à stigmatiser les musulmans...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'il ne faut jamais se résigner. Ne jamais accepter l'inacceptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a le droit aux coups de blues, devant l'angoisse du lendemain, confrontés à une solitude soudain omniprésente ou à l'absence d'un être qui nous manque tant. Soumis à une&amp;nbsp;cruelle panne&amp;nbsp;d'inspiration, qui laisse la page vierge et la sensation d'un vide inouï en soi. Luttant contre soi-même pour retrouver ce sens à la vie qui nous fait cruellement défaut, brusquement, à la (dé)faveur d'événements récents et personnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faveur ou défaveur parce que ces événements nous rendent finalement plus forts, nous apprennent, sur nous-mêmes, sur les autres, sur nos ressources insoupçonnées ou sur l'impossible contrôle des choses, des situations et&amp;nbsp;des âmes - parfois aussi perdues que nous. Ils nous enjoignent&amp;nbsp;à poursuivre la route parce que la vie réclame justement qu'on ne se laisse pas ensevelir sous l'émotion et qu'il y a tant, précisément, à espérer, croire et rêver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est humain de craquer. C'est humain de pleurer, et de rire dans la foulée, parce que la vie continue. Tout cela est tellement banal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, nous sommes témoins de l'inconcevable. Des gens qui ont tout perdu, qui pleurent leurs morts et qui sont plongés dans le chaos. Ça ne vaccine pas contre la connerie ordinaire mais disons que ça remet certaines choses à leur place. Question de décence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question de relativité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4891807204454244229?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4891807204454244229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/ko.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4891807204454244229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4891807204454244229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/ko.html' title='KO'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2269055696144922579</id><published>2011-03-14T15:32:00.001+01:00</published><updated>2011-03-14T15:33:02.434+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Un peu de chlore dans le sel...</title><content type='html'>Si je ne me suis toujours pas résolue à entamer un crash-test sur internet, je ne perds pas de vue mon programme "sauvez la mouette, trouvez-lui un mec" (déjà, le fait que je parle de moi à la troisième personne laisse présager&amp;nbsp;du pire... pour ma défense, j'évoquerais la distance qu'il convient de poser à ce type d'expérience). Donc, j'attends encore un peu avant de m'inscrire sous un pseudo ridicule (hara-kiri? belle des champs? jaimangé1clown? Et pourquoi pas cunégonde, c'est joli cunégonde... Ah, tiens, King-Kong, pas mal, je pense que je vais attirer du boulet avec ça), pour mener, je l'avoue, une sorte d'expérimentation, et alimenter l'eau de mon moulin sur les a priori que j'ai sur la méthode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, j'ai fait un test, l'autre nuit (saleté d'insomnie): eh bien, les gens, ils ont dit que je vivais très bien mon célibat, d'après mes réponses. "La douce étiquette de célibataire n'a pas l'air de vous gratter le dos", qu'ils ont écrit, concluant pour le plan d'action:" à faire: rien! puisque le célibat vous convient et que&amp;nbsp;vous êtes heureuse comme ça". Et pan. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, histoire, quand même, de pimenter ce quotidien palpitant quoiqu'étrange (parce que dans le test, j'ai quand même coché des cases d'une autre catégorie: "l'engagement, très peu pour moi" où les experts ont décrété que j'étais un petit animal blessé et que je devais donc baisser la garde), je suis passée au plan aquatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça n'a (presque) rien à voir avec le fait que, privée de baignoire (pour cause de travaux), j'avais besoin d'aller prendre une douche (non, je ne suis pas cracra, je suis pragmatique) (sans compter que je devrais repeindre plus souvent mon intérieur, ça me fait faire du sport tous les jours). Donc, fidèle à &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/sel-piment.html"&gt;mon programme&lt;/a&gt;, voici le tout beau:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Programme Karcher-détox n°3&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Chercher dans l'eau ce que tu ne trouves pas sur terre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Constat&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Dans la plénitude du bassin intérieur et d'une eau chauffée à 28°C, tu frôles des corps inconnus et musclés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;En vrai&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L'eau caille un peu. Avec tes palmes, à force, tu te fais des ampoules aux orteils. Et avec leurs plaquettes, les inconnus manquent de te coller une baffe à chacune de leurs longueurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Action&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quitte à être dans l'eau, autant nager pour de vrai. Et c'est le piège. Eh oui, concentrée par le nombre de longueurs déjà réalisées et restantes, j'en oublie mon objectif de base. Je&amp;nbsp;remarque bien le maître-nageur et sa charmante houpette, en notant néanmoins un sourire narquois qui en dit long sur son potentiel popeyesque (cf les Bronzés et le moniteur qui pèse ses proies). Mais en fait, au retour sous la douche, celui qui me reluque a des faux airs de Jésus. Mais si vous savez, le Jésus des Démons de Jésus avec son paquet de cloques dans le maillot de bain. Grosse classe. Mais comme tu as les yeux rougis par le chlore, la marque des lunettes et les cheveux plaqués tout secos, tu te dis que c'est pas trop le moment d'être exigeante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Verdict&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le vendredi soir, y'a pas mal de Jésus pour qui la flotte, c'est que dans le Ricard. Et entre midi et deux, y'a beaucoup plus de nageuses que de nageurs. Bon, je vais changer de créneau et je reviens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2269055696144922579?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2269055696144922579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/un-peu-de-chlore-dans-le-sel.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2269055696144922579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2269055696144922579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/un-peu-de-chlore-dans-le-sel.html' title='Un peu de chlore dans le sel...'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6766623723288194058</id><published>2011-03-11T12:25:00.004+01:00</published><updated>2011-03-11T12:40:10.904+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tranches de vie'/><title type='text'>Haut-le-coeur et coeur léger</title><content type='html'>Une furie. La fille d'à côté se débat, la bave aux lèvres, crie, vitupère, multiplie les gestes brusques et semble à deux doigts de frapper la première âme qui aura le malheur de s'approcher d'elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La scène est pourtant d'une banalité confondante. Nous sommes dans le tram, avec Loulou, le soleil frappe les vitres et la vie nous semble douce ce matin. Mais les contrôleurs sont arrivés et la demoiselle est dans une situation délicate. Elle n'a pas renouvelé son titre gratuit et en appelle à l'indulgence des employés, leur expliquant vainement que, de toute façon, vu sa situation, elle y a droit, à cette gratuité. Au lieu de ça, ils vont "l'enfoncer", comme elle dit, "lui mettre la tête dans le seau".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tente tout. Jusqu'à la nausée. "Mais vous voyez pas ce que je suis qu'une serveuse de merde!" hurle-t-elle, en insistant sur le "merde". "Je suis allée à la CAF il y a deux jours chercher ce justificatif du RSA, je voulais ensuite aller&amp;nbsp;à la mairie mais j'en pouvais plus, j'habite loin, vous savez, j'avais bossé toute la journée à porter des assiettes de merde car je suis une serveuse de meeeeeerde! J'ai pas eu le courage d'aller plus loin et je me suis dit que j'irai plus tard chercher mon titre. Et vous, vous allez me coller une amende, vous voulez juste me mettre encore plus dans la merde!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas ce qui est pire. Son agressivité effrayante. Le fait qu'elle implore à ce point leur pitié, en se dévalorisant ainsi, en hurlant son désespoir. Ou cette indifférence apparente - je sais qu'au fond, ils ont mal, forcément, ou du moins, j'ose l'espérer - des contrôleurs qui lui répondent simplement qu'elle n'est plus en règle depuis le 23 février, invoquant le règlement... Qui lui demandent juste de signer l'amende alors même qu'elle tente un dernier coup de poker, qu'elle évoque son fils, pour qui elle est "obligée de payer un titre de transport, alors qu'elle-même est déjà sacrément dans la merde, qu'elle bosse pour payer des amendes et que c'est vraiment la merde."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, je sais qu'elle s'y prend mal et j'imagine qu'en tant que contrôleur, je n'aurais pas vacillé, j'aurais continué ma tournée avec, peut-être, quand même, un haut-le-coeur. Elle n'est qu'une boule de haine, d'ailleurs, elle rend l'amende signée en frappant un peu le contrôleur, un collègue vient en renfort, ils l'encerclent brièvement et comprennent qu'elle ne sera pas dangereuse. Ils lui demandent juste&amp;nbsp;de se calmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si c'était possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté, Loulou est impassible. Je sais qu'il a regardé, mais il se tait, ne pose pas de questions. Les contrôleurs quittent la rame, la demoiselle referme son sac brusquement, qu'elle a malmené à force de fouiller son intérieur&amp;nbsp;à la recherche d'une preuve imaginaire qu'elle a droit à la bienséance, à ce tout petit morceau d'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se révolte tout haut, crie sa colère contre cette société de merde, cette vie de merde, son boulot de merde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me taire. L'ignorer, voire la mépriser, qui sait, pour le barouf qu'elle a fait, parce qu'on savait tous comment ça allait finir et que, après tout, si elle a droit à la gratuité, qu'elle aille chercher ce titre et puis basta. Mais c'est plus fort que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Excusez-moi", je lui souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se tourne vers moi. Ses yeux sont injectés de sang, elle a de l'écume au bord des lèvres. Sans rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Faites un recours par écrit. Là, forcément, ils n'allaient pas vous laisser partir sans amende, mais écrivez votre histoire, racontez votre situation. On ne sait jamais, vous savez."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me regarde, un peu incrédule. Ça se trouve, elle va me dire de m'occuper de mes oignons, me frapper, qui sait. Tant pis, je continue. Je lui raconte un recours que j'ai fait récemment, pour réparer ce que je considérais comme une injustice. Contre toute attente, j'ai obtenu gain de cause. La mauvaise foi est allée se rhabiller et j'ai pensé alors qu'il restait un rai de lumière, du moment qu'on y croyait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Parfois, le fait de poser la situation par&amp;nbsp;écrit&amp;nbsp;peut aider les gens à comprendre. De toute façon, essayez, ça ne vous coûtera pas grand-chose."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, son regard change, sa mine s'adoucit. Je crois percevoir une esquisse de sourire. "C'est vrai, qui ne tente rien n'a rien", me dit-elle la voix apaisée. Elle me raconte brièvement les contours de son quotidien, son fils de neuf ans qui reste tout seul pendant qu'elle va bosser, "heureusement, maintenant, il est grand et autonome", les mois aux heures de travail sans fin et les autres où les fins sont plus qu'ardues, sa mère infirmière qui touche l'ASS "malgré tous ses diplômes"... Elle a juste besoin de parler, finalement, et de toute façon, il n'y a rien d'autre à dire alors je me tais et je l'écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rassemble ses affaires, se lève. Ses lèvres sont sèches, l'écume a disparu. "Vous m'avez calmée, merci", lâche-t-elle en descendant du tram. Un rai de lumière passe entre les portes qui se referment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai le coeur léger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6766623723288194058?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6766623723288194058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/haut-le-coeur-et-coeur-leger.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6766623723288194058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6766623723288194058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/haut-le-coeur-et-coeur-leger.html' title='Haut-le-coeur et coeur léger'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1366922758393683702</id><published>2011-03-08T21:44:00.000+01:00</published><updated>2011-03-08T21:44:46.142+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>In bed with mum</title><content type='html'>Après dix jours sans Loulou, la maison&amp;nbsp;a repris des couleurs (et ma voix quelques notes un peu aiguës, logiquement). Un rien&amp;nbsp;épuisée par un marathon dont j'ai enfin vu le bout, je me suis payé le luxe de refuser une nouvelle mission pour passer, enfin, un peu de temps avec la chair de ma chair et respirer. Dormir aussi, et tenter de retrouver un cycle de sommeil&amp;nbsp;à peu près normal (au lieu d'être réveillée à 2h du mat', prête à aller yogger... mais &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/marmotte-contrariee.html"&gt;trop poilée de la main pour faire autre chose que fixer le plafond ou lire des magazines de quiche&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre, en gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avoue, le dilemme était posé: mettre un peu de beurre dans les épinards ou souffler. Tant pis pour l'état de santé de mon compte, je préférais privilégier ma petite santé, justement. Et, donc, me souvenir que j'avais un fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, pour l'oublier, il faudrait que je sois sourde, aveugle et insensible, vu le barouf qu'il fait. Je crois qu'on peut parler d'hyperactivité mais bon, les chiens ne font pas des chats, pas vrai...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, hier soir, je me suis sentie un peu désoeuvrée de ne pas avoir bossé de la journée, de n'avoir pas collé mon nez sur l'ordi et tapé ou écouté quoi que ce soit. Mais pleine de bonnes (?) résolutions, je me suis offert une petite séance de ciné (à domicile, oh, étape par étape, quand même) avec une oeuvre qui m'a remuée plus que de raison, une histoire de retrouvailles vouées à l'échec entre deux vieux amants, ce genre de mélo qui me parle, allez savoir pourquoi... Mais l'essentiel était là, j'étais dans les starting-blocks pour démarrer mon programme sommeil (oui, je sais, c'est moins excitant que le programme &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/sel-piment.html"&gt;sauvez-la-mouette-trouvez-lui-un-mec&lt;/a&gt;, mais comme je vous disais, étape par étape, ok) et avant minuit, morphée avait eu la bienséance de m'accueillir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hurlements. Deux heures du mat'. Ce n'était pas la dame décapitée de mon cauchemar (elle pouvait plus crier, elle était&amp;nbsp;toute mourue), ni moi-même devant ce sanglant pestacle (limite blasée de mes visions nocturnes un peu gore). Non, les cris venaient de la chambre d'à côté. Ah oui, c'est vrai, Loulou&lt;em&gt; is back&lt;/em&gt;. Évidemment, persuadée qu'il était victime d'une méningite (comment ça, je dramatise?) alors qu'il se tenait la tête d'un air éploré, j'ai eu un peu de mal à trouver le sommeil, une fois la séance de réconfort-médoc-çavaallermonchéri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le programme sommeil, c'était donc mort, mais alors, la caboche de Loulou? La douleur était telle qu'il a fini &lt;em&gt;in bed with me&lt;/em&gt;, me réveillant dès lors que j'avais l'infinie inconscience de sombrer dans un monde parallèle. La seule différence entre lui et moi, au lever, finalement, c'est qu'il pétait le feu là où je n'étais qu'une épave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là que j'ai failli balancer mon réveil, qui crachait qu'aujourd'hui, c'était la journée de la femme et que, quand même, quand même, le sexe faible avait profité de quelques avancées dans cette société de brutes. Que le combat n'était pas gagné, certes, mais que les femmes prenaient peu à peu une place nouvelle au milieu de ces hommes, ces héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi donc&amp;nbsp;me suis-je sentie un rien hors du coup, dans l'histoire? Non, vraiment, il est de ces luttes dont on s'exclue tout seul, parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne nouvelle, c'est que le traitement de loulou m'a logiquement conduite jusqu'à la pharmacie où le monsieur-de-l'officine est décidément très, très gentil. Ben quoi, faut savoir flairer les opportunités, non?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1366922758393683702?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1366922758393683702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/in-bed-with-mum.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1366922758393683702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1366922758393683702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/in-bed-with-mum.html' title='In bed with mum'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1610007440820022543</id><published>2011-03-05T10:37:00.000+01:00</published><updated>2011-03-05T10:37:29.044+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='post à teneur impudique garantie'/><title type='text'>Isa</title><content type='html'>J'avais quoi? 4 ans? 5 ans? J'ai pris ma poupée, aux cheveux blonds. La sienne était l'exacte copie, mais avec les cheveux noirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était pas son anniversaire, mais le sien. Pour ne pas attiser ma jalousie, mes parents avaient décidé de m'offrir, à moi aussi, cette poupée que ma soeur convoitait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens du bonheur que j'ai ressenti à ce moment. Ce sentiment de toute-puissance, je pense, aussi, des années après. Ce souci de partage équitable a guidé notre enfance, à la maison. Si l'une avait, l'autre aussi. Mais au lieu de calmer les élans de chacune, ce processus insidieux a développé un autre sentiment, celui de la rivalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, c'est compliqué d'être soeur. On aimerait tout partager avec cet autre nous et on réalise qu'elle est en fait notre antithèse. Qu'elle dit noir quand vous dites blanc. Qu'elle joue les rabat-joie devant votre impulsivité. Qu'elle est sage, réfléchie, posée, quand vous n'êtes qu'une boule de nerfs irréfléchie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma soeur et moi avons grandi avec les mêmes valeurs, mais notre interprétation en a été diamétralement opposée. Lorsque j'ai plongé dans cette nuit sombre de l'anorexie, elle a versé dans la boulimie, ses bonnes joues contrastant avec la sécheresse de mes os. Lorsqu'elle s'est libéré de ses rondeurs, j'ai à mon tour voulu remplir le vide. Jamais synchro. Mais toujours rivales. Pas toujours consciemment, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens aussi des posters qui couvraient les murs de sa chambre, sa passion pour Simple Minds, U2 et Indochine, allant même jusqu'à adopter la coiffure de Nicolas Sirkis. Je l'admirais d'en connaître autant sur cette musique alors que j'étais néophyte. Je prenais ses OK, ses Podium et j'essayais de rattraper mon retard, je crois. Elle était beaucoup plus secrète que moi, plus mature. Elle avait aussi souffert de violence verbale, de ces mots qui jamais ne s'effacent. En tant qu'aînée, elle&amp;nbsp;essuyait les plâtres et moi, la cadette, je jouissais des bénéfices de cette première expérience. Je n'en avais pas vraiment conscience, je crois, à l'époque, c'était normal à mes yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais pas encore qu'on pouvait souffrir à ce point de ces deux statuts. Le poids de la responsabilité et du scepticisme parental&amp;nbsp;pour l'aînée, la permissivité plus large et les reproches inhérents de l'aînée&amp;nbsp;pour la cadette. Je ne comprenais pas cette gravité qui l'accablait trop souvent à mes yeux. Je voulais juste être heureuse, je crois, souriante et insouciante et j'aurais voulu qu'elle soit ainsi, elle aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai vue s'affranchir de ces carcans familiaux, prendre son envol, par la grâce d'études la menant hors de nos frontières et d'un jardin secret qu'elle a su&amp;nbsp;cultiver, quand je ne pouvais m'empêcher de tout raconter.&amp;nbsp;Mais au retour, rien ne changeait, j'étais toujours l'écervelée, à ses yeux. Un peu dingue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, les chemins de la vie lui ont permis de libérer&amp;nbsp;sa personnalité, ses envies, d'assouvir ses coups de tête et ses coups de coeur. Elle aussi avait le droit d'exister. Elle a pu construire sa vie personnelle. Et pourtant. Nous étions adultes, les chamailleries auraient dû n'être qu'un lointain et douloureux souvenir mais rien à faire, la rivalité nous opposait toujours, cet élan puéril pourrissait nos relations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aura fallu des blessures des deux côtés, des ruptures, des retrouvailles, des naissances, des accidents de la vie pour que finalement, nos chemins se croisent et que nous apprenions à accepter nos différences. A nous affranchir de cette rivalité en posant les choses.&amp;nbsp;A tolérer la différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A admettre que nous ne seront jamais pareilles. Tout en nous reconnaissant vivement, parfois, dans les réactions de l'autre. Une question de sang, j'imagine. D'amour qui ne dit pas son nom, englué dans la pudeur et des histoires qui n'ont plus lieu d'être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci nous appartient. Mais j'avais juste envie, aujourd'hui, de l'écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon anniversaire, Isa.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1610007440820022543?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1610007440820022543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/isa.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1610007440820022543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1610007440820022543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/isa.html' title='Isa'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5759509003190408830</id><published>2011-03-04T20:47:00.000+01:00</published><updated>2011-03-04T20:47:06.526+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poney et moi'/><title type='text'>Bouffées de frugalité</title><content type='html'>Je pourrais vous raconter que, pour mener à bien mon (crash) test sur la meilleure façon de pécho du mâle (oh, ça va, hein, on est en fin de semaine), j'ai tenté une nouvelle expérience aujourd'hui, en allant direct fouiner dans un gros vivier: le train.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah parce que là, y'a du mouvement, y'a du regard, de l'attouchement (rapport aux allées toute exiguës)... Bon, OK, y'a aussi de l'empressement, l'envie d'arriver frais à son rendez-vous le matin et tôt chez soi le soir (ou pas trop tard, en tout cas) et finalement, les gares reflètent bien la triste réalité de notre société: consumérisme, individualisme et manque criant de civilité. Comme cette grognasse qui s'est collée juste à côté de moi sur le quai pour tirer sa bouffée de cigarette. Ses bouffées de cigarette. J'aime (eh, y'a pas de raison que je sois plus tolérante, je fais partie de cette société, je crois).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bon de râler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à vrai dire, je manque à tous mes devoirs, je ne sais pas rester focus sur mon programme "sauvez une mouette, trouvez-lui un mec" (quoi, c'est pathétique? Oui, mais ça me fait rire) et j'ai juste emprunté les rails pour voir Poney, que j'avais dû délaisser bien malgré moi ces derniers temps. Je craignais un peu ce rendez-vous, soyons honnête: elle m'avait appelée quelques semaines plus tôt, affolée, pour me&amp;nbsp;dire&amp;nbsp;que plein de trucs n'allaient pas. Je l'avais (un peu) rassurée au bout du fil, puis résisté à prendre une corde, parce que bon, j'ai quand même un fils et un minimum de curiosité pour ce que cette chienne de vie me réserve encore, nous réserve encore.. Mais enfin, je n'en menais pas large.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a donc corrigé le tir aujourd'hui. Et je découvre au final que Poney est juste perfectionniste et exigeante comme il faut. Et que tous ces trucs qui n'allaient pas ne sont pas si méchants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc dans cet esprit apaisé que j'ai repris le train. En oubliant, du coup, que je devais donner un nouveau tour à ma vie, et arrêter de me contenter de ce que j'ai...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... Et puis alors? Et si le peu que j'avais me convenait, finalement? Et si je commençais à goûter sérieusement à cette saveur toute particulière, celle de la frugalité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut que je dorme, je crois. J'ai pas les idées claires, là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5759509003190408830?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5759509003190408830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/bouffees-de-frugalite.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5759509003190408830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5759509003190408830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/bouffees-de-frugalite.html' title='Bouffées de frugalité'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5325798084509073319</id><published>2011-03-01T20:27:00.001+01:00</published><updated>2011-03-01T20:31:32.904+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Chabadabada...</title><content type='html'>Alors, qu'est-ce que je disais, déjà, sur cette dizaine de jours sans mon loulou, en mode célibataire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ouais, c'est ça, que j'allais explorer des pistes, retrouver la femme qui est en moi, au fond, chabadabada, sous les couches d'auto-médisance et d'auto-dérision... Chabadabada... Trouver une épaule; ou plutôt trouver le moyen de trouver une épaule (et aller sonner chez mon voisin).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Truc de ouf aujourd'hui. J'ai changé de...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pyjama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de deux jours et demi porté quasi-non stop (une histoire de toilette de chat, tout ça), il tenait presque tout seul, l'animal. Ça donne envie, hein? Y'a encore des gens amoureux de moi, ici? (on me signale que personne n'était amoureux de moi ici. Au temps pour moi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quitte à prendre une douche pour une raison valable, je suis allée courir. Ouais, parce que laver mes cheveux juste pour les laver, sans passer par la case sport, je sais pas, j'ai du mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous imaginez donc ma dégaine, en yogging, à courir le long de l'Erdre (on ne change pas une équipe qui gagne). Un moment, sur "billy jean" un rien customisé, j'ai glissé dans la gadoue. J'ai évité la chute, mais d'un rien. Grosse classe. La solitude, j'en connais maintenant un rayon, après ce doux moment assorti d'un pouffement de rire du couple qui me suivait, main dans la main (chabadabada).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, oui, mes résolutions ne tiennent pas, bien sûr. Mais j'ai une bonne excuse: un taf de dingue, dont je vois doucement le jour, qui m'impose des choix: fringues ou boulot? Courses ou boulot? Dodo ou boulot?Vous l'aurez compris, c'est 3-0 pour le boulot. Jamais mangé autant de soupe miso en sachet et de yaourts. Jamais si peu dormi. Jamais mis autant de grandes chemises d'homme (ouais, quitte à se coller en pyjama, autant la jouer modasse à trois balles, sait-on jamais, George "what else" qui débarque, je serais au taquet).(Je sais, je triche un peu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, quitte à ressembler à une zombie, autant ne mettre le nez dehors que pour le nécessaire. Pas sûre d'être à mon avantage, pour le reste, dans la vraie vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'évite les déconvenues? Je suis une petite joueuse? Sans doute. Chabadabada...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5325798084509073319?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5325798084509073319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/chabadabada.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5325798084509073319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5325798084509073319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/03/chabadabada.html' title='Chabadabada...'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2647653789433137800</id><published>2011-02-26T20:42:00.002+01:00</published><updated>2011-02-26T20:52:20.814+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Sel &amp; piment</title><content type='html'>Alors, alors, ce programme karcher-détox... C'est bien beau, les effets d'annonce, mais maintenant, place à l'action. A la pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès aujourd'hui, je suis une nouvelle fille. Mince, une nouvelle femme, je veux dire. Si, si,&amp;nbsp;je suis grande maintenant, je suis une femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas gagné. Bon, l'idée, c'est d'aller se frotter au monde extérieur pour sortir de cette solitude - que j'ai bien voulue, j'en conviens parfaitement - et trouver l'épaule ad hoc. Pas de devenir une nympho, non plus, faut pas pousser, mais juste développer une partie de moi-même que j'ai un peu (beaucoup) mis de côté depuis trop longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En préambule, je dois vous prévenir: je suis nulle en drague. Mais nullissime. Jamais su faire. Jamais choisi. Trop timide, au fond. Je dois aussi vous alerter sur le côté aléatoire de cette expérimentation, qui dépendra du nombre et de la qualité des cobayes. Et de ma résistance (au stress?).&amp;nbsp;Allez, c'est parti (je vous préviens, c'est totalement décousu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Résolution karcher-détox n°1&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Regarder autour de soi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Constat&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Parfois, l'amour se trouve sur le palier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;En vrai&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ça tombe bien, mon voisin est célibataire et, je vais me répéter, quitte à passer pour obsessionnelle, physiquement intelligent. L'idée, c'est donc de le croiser, d'entamer la conversation (j'ai un doute sur l'opportunité de me jeter dessus) et patin couffin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Action&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, je trouve le prétexte idéal pour sortir... sur le palier: je vais chercher mon courrier. Mais partagée entre mes élans d'une vie karcher-détox et le confort de mon gros gilet gris- pantalon de pyjama, je prends le parti du naturel. Je descends en pyjama (mais je mets des chaussures).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Verdict&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, il squattait pas le palier, et comme un voisin intolérant a écrit un post-il demandant l'arrêt de "tous travaux bruyants entre 13 et 15 heures, pour la sieste de notre fils" (je rêve), mon VPI est probablement parti humer des cieux plus cléments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Résolution karcher-détox n°2&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Aller pêcher le mâle en extérieur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Constat&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Parfois, l'amour se trouve dans les bois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;En vrai&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je décide d'aller courir le long de l'Erdre, histoire de croiser quelques joggeurs et de joindre l'utile à l'agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Action&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je me prends à peu près quinze vents. Chaque fois que je croise un running man, je hoche la tête en signe de connivence. Vlan, rien. Je croise ainsi le clone de Guillaume Canet, puis un GI, puis un freluquet... Pas un regard, rien. Je réalise que j'ai gardé mes lunettes noires. Ah mais c'est ça, en fait, ils sont juste intimidés. Plus, en tout cas, que le vieux type libidineux qui me mate délibérément sur les quais, et ce groupe de types qui ne se gêne pas non plus. Des mecs qui ne courent pas, eux. Ils me font limite flipper. Soudain, le flash, je pense à ces joggeuses disparues. Personne ne sait que je suis dans les bois, j'ai même pas de boucle d'oreille pour faire mon petit poucet de base... Stop, j'arrête le film, je me reconcentre sur mes objectifs. J'enlève mes lunettes, pour casser un peu la force de mon aura (ah ah) et je continue ma route... Sauf que sans mes yeux (je suis myope), je ne repère plus les cibles... Tiens, je sens une goutte, deux, trois... Et là, la douche. mais la vraie douche, je veux dire, un orage s'abat et me voilà trempée des pieds à la tête. Je suis au sommet de ma séduction. Guillaume Canet repasse et ne me prête pas plus attention, le GI a mis sa capuche, le petit malin, et la bande de mateurs est partie, c'est déjà ça. Dans mon ipod, Emily Loizeau chante que "sous la pluie, elle a l'air d'une nouille". Je ne pourrais pas mieux résumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Verdict&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Pas convaincue par la pêche au mâle sur terrain naturel. Les specimen sont trop volatiles et ne goûtent que très peu à la pluie. Pour tout dire, y'en a bien qu'un qui n'a pas résisté à mon yogging sauvage... mon lissage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prochainement, si vous le voulez bien, nous poursuivrons nos travaux, que je sens bien placés sous le signe du succès.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2647653789433137800?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2647653789433137800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/sel-piment.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2647653789433137800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2647653789433137800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/sel-piment.html' title='Sel &amp; piment'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-15934211317776568</id><published>2011-02-25T18:30:00.001+01:00</published><updated>2011-02-25T19:07:13.767+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Programme de rééducation</title><content type='html'>Je ne sais quelle mouche m'a piquée (enfin si, un peu, mais je vous épargne les détails), j'ai décidé d'entamer un programme de rééducation. Pas un bête lavage de cerveau, hein (quoique, ça serait peut-être pas inutile d'employer une petite méthode karcher-détox pour tout nettoyer du sol au plafond dans le ciboulot...), mais une sorte de chemin (de croix?) pour changer deux, trois trucs dans ma vie, là, maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouuuuuuuh, on respire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lààààààààà, on se détend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un intermède un peu spécial, je reprends le cours de ma vie, donc, et je regarde. Pas au loin, non, j'évite de le faire depuis que j'ai compris que ça générait trop d'angoisses. Je vis au jour le jour, et l'apaisement n'est pas si loin. Mais quand même, y'a pas à dire, il me manque un truc (étape par étape, hein, on va pas commencer par se mettre martel en tête et VOULOIR, absolument, le sel,&amp;nbsp;le voisin et&amp;nbsp;le cul du voisin (ça sonne mieux, pour moi, que la fermière avec qui j'ai du mal à trouver des connexions physiques, allez comprendre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un très léger coup de blues, consécutif à une montagne russe mal assurée (quoique fort plaisante), je me cale bien droit, et je regarde devant moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, va vraiment falloir que je fasse quelque chose avec ce mur jonché de trous. Poser mes étagères qui attendent sagement, par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, les gars, les filles, je fais du figuratif. Je regarde donc devant moi, mais en faux, c'est à dire que je ferme les yeux et j'imagine. Je me fais des films, en gros. Je me dis que si je me foutais un peu la paix, j'y gagnerais quand même sérieusement en sérénité et confiance perso.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dis que j'ai besoin d'une épaule, là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassurante, l'épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dis aussi, régulièrement, que c'est d'autant plus compliqué de trouver cette épaule que je suis une maman. Ou une môman, si vous préférez. Du genre qui préfère penser à son loulou et s'inquiéter de son bien-être, globalement, mais qui, au fond, rêve d'être, sinon maternée (ça va pas la tête), au moins choyée, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où je veux en venir? Quel est le rapport avec ce programme de rééducation?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, partant de ce constat 1/ qu'un seul être vous manque (le voisin? un autre?) et tout est dépeuplé; 2/ que Loulou est parti dix jours en vacances, eh bien, il est temps de se bouger la nouille. Vous voyez bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès demain, je vous détaille ce programme. D'ici là, bonne soirée, je sens que je vais frôler la transgression, là, avec une petite soupe miso savourée devant les Césars. Sans me lever pour la quinzième fois pour aller chercher de l'eau pour Loulou; une serviette pour Loulou; le fromage pour Loulou; etc. etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aaaaaaaaahh (cri de la mère soulagée - et donc indigne - assez reconnaissable&amp;nbsp;entre tous).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vie est formidable, décidément.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-15934211317776568?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/15934211317776568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/programme-de-reeducation.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/15934211317776568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/15934211317776568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/programme-de-reeducation.html' title='Programme de rééducation'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8355653227128653999</id><published>2011-02-24T06:25:00.001+01:00</published><updated>2011-02-24T06:32:13.050+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='N&apos;importe quoi'/><title type='text'>Marmotte contrariée</title><content type='html'>Minuit 44 - Allez, près de trois heures de débats retranscrits en une (grosse) journée, je bombe le torse en pensant que je suis juste devenue la speedy gonzales de la parlotte politique. Je ne suis pas fatiguée, mais je me raisonne. Deux pages de bouquin et je rejoins Morphée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h32 - "Ça fait toujours plaisir, une visite, si ce n'est pas à&amp;nbsp;l'arrivée, c'est au départ". Je réfléchis sur la pertinence de cette réflexion, qui me va bien. L'auteur en est Béatrix Bec, une écrivain belge, dont la tirade ne provient pourtant pas de l'une&amp;nbsp;de ses oeuvres, mais&amp;nbsp;de l'opus d'Emmanuel Carrière, "d'autres vies que la mienne".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h33 - Ça fait toujours plaisir, un regain d'énergie en pleine nuit, on peut lire, tout ça. Mais faut savoir partir, oh. Laisser les gens dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h34 - J'aime bien ma vie mais dans celle des autres, j'suis sûre qu'il y a plus de sommeil, là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h43 - J'ai senti le murmure du souffle d'un frémissement d'un bout de ma paupière droite. C'est le sommeil, je vois que ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h44 - J'éteins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h45 - En voulant atteindre l'interrupteur, je sens mon dos craquer. Ça me réveille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h46 - Je méprise ce signe. J'éteins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h47 - Alors, à quoi je pourrais penser pour m'endormir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h48 - Ça, c'est ma méthode infaillible pour m'endormir. Je pense à un truc doux, un souvenir qui va me conduire vers les songes les plus délicieux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h52 - Ça marche pas, ma méthode infaillible. Je fais rien que d'être torturée, à la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1h 58 - Faut que j'arrête de regarder l'horloge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h03 - Le souvenir doux me ramène à des pensées plus douloureuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h08 - C'est pas logique. Mais en fait, si. Allez, on évacue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h13 - Mon plafond aurait vraiment besoin d'être refait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h14 - Toute la peinture de la chambre aussi, en fait. Le mâââgnifique sticker en forme de geisha (si si) que je me suis échinée à arracher dès mon arrivée dans l'appartement a laissé des traces. Et puis le tout n'est pas très gai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h15 - C'est pareil, ce meuble et ses tiroirs tout déglingués, faudrait que je m'en occupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h16 - J'ai pas le temps pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h17 - Faut que je dorme, plutôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h52 - Je me suis assoupie. Je viens d'être réveillée par une débile qui a brandi son amendement sous mon nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h53 - Dans mon rêve, je veux dire. Ce qui prouve que j'ai bien dormi. Parce que, pour le reste, je n'en ai aucun souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h54 - Enfin, "bien dormi", façon de parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h55 - J'allume doucement la radio. On y parle élevage canin, snobisme de vouloir prendre un pur race et ingéniosité de recueillir plutôt un animal abandonné, souvent très affectueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h56 - Demain, je file à la SPA. J'ai besoin d'affection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h 57 - Enfin, plus de sommeil, dans l'immédiat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h58 - Mais l'affection, c'est bien, aussi, comme concept.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2h59 - Sauf la léchouille baveuse. Ça, j'aime pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h - J'écoute le flash.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h01 - Bain de sang en Libye, on découvre que Khadafi est une raclure. Tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h02 - Je fais comment pour dormir, moi, maintenant que j'ai entendu parler que ça déchiquetait à tout va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h03 - "Mamaaaaaaaan", j'arrive pas à dormir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h04 - Manquait plus que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h05 - J'ai à peine donné une cuillère de sirop antitussif à Loulou qu'il se rendort aussi sec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h06 - Je prends une décision qui va changer le cours de ma vie. Moi aussi, au lieu de retranscrire des gens bizarres qui parlent trop sérieusement, avant de me coucher, je vais écouter "l'omelette au sucre", avec sa petite musique entraînante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h07 - Retour au lit. Allez, le tout c'est d'y croire. Je peux dormir, je peux dormir, je vais dormir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h16 - J'ai faim. J'ai bien perdu les kilos pris à la va-vite cet hiver. Mais comme on dit, on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs (à cette heure, j'ai rien de plus intelligent à écrire, désolée). Et donc, la soupe maison, bah, elle manque un peu de corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h17 - Cet été, quand je me baladerai avec mon chien, en bikini sur la plage, j'aurai même pas de paréo de secours, quand Denzel ou Brad viendront me reluquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h18 - Il y a peu de chances que je parte en vacances cet été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h19 - Il y a peu de chances que Denzel ou Brad viennent à Pornic ou Quimiac cet été. Et je ne vous parle même pas du fait qu'ils sont déjà maqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h20 - J'ai besoin d'affection, je vois que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h21 - Ou de petites pilules pour les schizo, peut-être, plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h22 - Quand je pense au massacre lybien, je me sens encore plus débile de m'apitoyer sur mon sort. Après tout, je suis toujours dans mon lit, dans ma couette toute chaude...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h23 - Sans chien pour y coller ses poils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h24 - Sans homme pour y coller ses fesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h25 - OK, je m'égare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h26 - Je pourrais prendre un bain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h27 - Comme ça, hop, en plus, demain matin, je gagne du temps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h28 - Je me réveillerai en jackson five, rapport au zapping de brushing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h29 - Parce que le sèche-cheveux, ça fait un peu de bruit en pleine nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h30 - Si je prends un bain, je vais réveiller Loulou que j'entends encore tousser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h31- Pfffffff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h32- Allez, un bon vieux magazine de filles avec des conseils à trois balles, ça va m'endormir, ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h37 - "Mon secret pour rester belle? Huit heures de sommeil." Grognasse, et le botox sur les petits plis, là, tu crois qu'on le voit pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h38 - Mais c'est qu'elles me narguent, toutes, avec leur teint frais et leur mine resplendissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h39 - Je suis odieuse avec les people.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4h01 - Je colle les magazines dans mon panier à recyclage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4h02 - Ouais, j'ai un panier spécial recyclage. Je suis une fille organisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4h03 - Une fille en manque d'affection, certes, mais organisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4h04 - Je cherche le rapport de cause à effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4h 08 - Rien ne sort de mon cerveau. Ce qui doit expliquer cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4h24 - J'ai craqué. J'ai pris mon ordi et repris mon taf là où je l'avais laissé à minuit 44.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5h47 - Tiens, je vais écrire un petit post idiot sur mon blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6h17 - J'entends le chant des oiseaux, les premiers volets roulants des voisins, Loulou qui tousse encore un peu. Et qui va bientôt me dire: "J'ai fini de dormir!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6h18 - J'aurais tellement aimé commencé, moi, à dormir. Mais le sommeil s'est fait la malle, sans même m'avoir rendu visite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6h19 - Vivement ce soir, tiens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8355653227128653999?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8355653227128653999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/marmotte-contrariee.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8355653227128653999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8355653227128653999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/marmotte-contrariee.html' title='Marmotte contrariée'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4885517607380227606</id><published>2011-02-22T19:04:00.000+01:00</published><updated>2011-02-22T19:04:14.161+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='post à teneur impudique garantie'/><title type='text'>En aparté</title><content type='html'>Parfois la vie vous rattrape et vous n'y pouvez rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, tout va trop vite et, l'instant, d'après, les minutes s'égrènent lentement, trop lentement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous ai raconté beaucoup de moi, ici, quitte à tendre le bâton, parfois, pour me faire battre. Mais l'attraction pour l'auto-dérision était plus forte que le reste, que le qu'en dira-t-on, que le risque d'écorner mon image - à quoi bon faire illusion, pas vrai? - auprès de gens de passage, auprès de proches, auprès de lecteurs devenus fidèles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je me suis beaucoup livrée et pourtant, dans le moment hors du temps que j'ai vécu ces derniers jours, je ne vois que le silence pour raconter mes états d'âme. Je sais, c'est étrange. Pour une fois, je ne suis pas partageuse. Sachez juste que je suis déchirée, dévastée et enchantée en même temps. J'ignorais que c'était possible. Ou bien je ne me souvenais plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachez juste que j'ai trouvé un peu de sel, dernièrement, et même si je vais (forcément) y laisser des plumes, je me souviens quel goût a la félicité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, vous avez raison : c'est bon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4885517607380227606?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4885517607380227606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/en-aparte.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4885517607380227606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4885517607380227606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/en-aparte.html' title='En aparté'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8820170733866921527</id><published>2011-02-19T10:30:00.003+01:00</published><updated>2011-02-19T10:34:18.134+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Last night</title><content type='html'>Ils sont là, devant moi, animés par leur foi, parfois aux abois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils crient, ils vocifèrent, visiblement, et puis se calment. Un consensus sur l'amendement a dû être trouvé, par mollesse politique - ou aveu courageux que, décidément, l'union fait la force, c'est selon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis là, devant eux, animée&amp;nbsp;parfois&amp;nbsp;par l'enjeu (payer mon loyer), parfois par un voeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui de m'échapper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je plisse les yeux, je tends l'oreille et je ne comprends pas, je ne les entends pas, ils sont si près, si loin... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf. Saleté de rêve. 4h53, m'indique le réveil, que je soupçonnerais de me narguer s'il avait un semblant d'âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme ça depuis une semaine. Je me réveille en sursaut, entre 4 et 5 heures, échappant à un cauchemar (je ne vous raconterai pas le plus gore d'entre eux, digne d'un fait divers, autrement plus terrible nerveusement que des&amp;nbsp;débats dans un hémicycle). Entre les surprises de la vie et les vingt-deux heures de retranscription, je flotte entre deux, à la fois sereine et débordée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Débordée. Justement, je voulais vous&amp;nbsp;parler de&amp;nbsp;ce bouquin que je voulais absolument lire, celui de Zoé Shepard. Véritable pavé dans la mare du monde territorial, ce livre dépeint de façon caustique les moeurs de nos collectivités. Alors, certes, j'ai reconnu certains termes propres à ces assemblées, comme ces "groupes de travail" qu'on multiplie comme MAM and co cumulent les boulettes mais enfin, à les écouter, je me dis que certains ont quand même sérieusement potassé leur sujet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, au delà de ça, je me suis demandé ce qui m'avait laissé sur ma faim, en refermant ce pamphlet. Après tout, c'est plutôt drôle, vivant, percutant. Cruel, aussi. Trop? Je ne sais pas. Ces écrits ont résonné en moi car j'y ai perçu la colère, l'incompréhension&amp;nbsp;et l'indignation que l'on ressent face à la mauvaise foi et au laxisme. Et finalement, tout ça m'a ramené à un temps, si loin, si proche, où je me battais contre les moulins (de l'administration) et où je couchais mes errements et désarrois ici. Une personne, qui a disparu de ma vie depuis (je suis cruelle, décidément, ah ah), m'avait d'ailleurs reprochée "d'être en guerre contre tout le monde".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais pas vraiment compris ce qu'elle signifiait ainsi, alors. Avec le recul, et pour être allée piocher dernièrement dans d'anciens posts, j'ai maintenant une idée de ce qu'elle voulait dire. Oui, je ressentais cette hargne, cette incompréhension, cette forme de mépris face à la bêtise et l'inertie humaines. Et je ne m'en cachais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une bataille tranquille, est-ce vraiment possible? La colère n'est-elle pas saine, parfois, lorsqu'il s'agit de bouleverser la donne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je me sens apaisée. Certains rêves sont toujours en moi, oui, bien sûr, mais la révolte ne gronde plus à ce stade qui m'empêchait de vivre au jour le jour. Consensus mou? Ou aveu que, parfois, la vie nous commande de laisser venir? C'est selon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je me fais double dose de camomille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8820170733866921527?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8820170733866921527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/last-night.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8820170733866921527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8820170733866921527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/last-night.html' title='Last night'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8097281055368007216</id><published>2011-02-17T09:58:00.004+01:00</published><updated>2011-02-17T10:02:59.612+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Candeur et défaillance</title><content type='html'>Je m'étais déjà assoupie sur la fracture numérique de nos territoires lorsque le téléphone a sonné. Vers 15 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Maman, maman, ma dent elle est tombée!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hein, hein, quoi, Formidable, mon chéri, je suis où, là? Mince, prendre une voix normale et pas dézinguée comme celle que je devinais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loulou m'avait donc réveillée - grand bien lui fasse - et je me lançais, sitôt le téléphone raccroché,&amp;nbsp;à corps perdu dans la suite des retranscriptions, dont l'effet soporifique est désormais testé et approuvé par ma pomme. Qu'est-ce qu'on s'embête parfois, à empoisonner son p'tit corps avec des saletés chimiques, alors qu'une bonne réunion de politicards (plus ou moins -&amp;nbsp;mon affection grandissante pour eux me suggère de ne point trop les blâmer) mal embouchés s'avère dix fois plus efficace?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop hop hop, j'y retourne, développement durable, santé et environnement... Zzzzzzzz... Coup de sonnette. Un oeil à l'horloge: 15h53. A cette heure, la sieste, ça craint, je l'admets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la porte, Loulou qui s'était pris une bonne engueulade par ses grand-parents et qui arrivait donc tout penaud, les pieds rentrés, les yeux encore rougis d'avoir trop pleuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeté par les siens (comment ça, j'en rajoute?). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh, je fais comment pour dormir, euh pardon, travailler?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait ma mère indigne de base, et vas-y que je te colle devant un dessin animé/un bouquin/un baby-foot (les parties en solitaire, je vous dis pas, y'a rien de mieux. Si si, Loulou doit s'en persuader) pendant que je me plongeais dans les affres de ce monde qui me fascine par sa propension à la parlotte inconsidérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est mal, je sais. Mais bon, l'avait qu'à pas faire l'idiot, aussi. Un rien rongée par ce sentiment de culpabilité qui, décidément, ne me (nous, pôôôôvres parents) lâchera jamais, j'ai bien pensé, le soir venu,&amp;nbsp;à mettre mon portefeuille en évidence, pour rappeler à mon cerveau embrumé de jouer à la petite souris, rapport à la dent tombée (oh, vous suivez, ou quoi?&amp;nbsp; ). Et puis je suis retournée vers mon ami fidèle, l'ordinateur, bien décidée à vous pondre un petit post sur les&lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/04/lautruche-t-elle-les-yeux-plus-gros-que.html"&gt; requêtes débiles&lt;/a&gt;, une fois le Budget Primitif passé. Il était 21 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens juste m'être réveillée l'ordi sur les genoux, vers 22 heures. L'opération traînage jusqu'au lit ayant abouti, je goûtais à ce sommeil sans crise porcine ni algues vertes. La sérénité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que ce matin, quand Loulou m'a crié son sempiternel "Maman, j'ai fini de dormir!", angoisse: la petite souris! J'avais oublié la petite souris! Ce môme allait perdre les dernières illusions qui lui restent! Histoire de préserver sa rassurante candeur, j'ai donc pris délicatement une pièce, que j'ai glissée sous l'oreiller en lui parlant de la petite souris - et en essayant surtout de choper cette #@&amp;amp;# de quenotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Loulou a trouvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raté. J'ai lu le dépit dans le regard de mon Loulou (dès le matin, je peux lire des choses comme le dépit, la déception, la faim, des choses comme ça. Moins le bonheur sur terre, mais ça vient au bout de quelques minutes de chauffe, je vous rassure). Vite, vite, trouver une solution. Remettre la main sur ses trois neurones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Non mais regarde????!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loulou me fixe, interloqué, pendant que je soulève son oreiller. J'y vais à fond:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Alors ça, j'ai JA-MAIS vu ça! La petite souris est bien passée, mais elle a juste oublié la dent!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Loulou de contempler avec une joie sans borne la pièce. Après, il a fallu expliquer les résultantes de la campagne contre les lumbagos chez les souris, qui ont conduit ces charmantes petites bêtes à ne plus porter de charges trop lourdes. Et cette nuit, ça se trouve, la petite souris, elle avait déjà eu des tas d'autres petites dents à récupérer, alors elle avait, avec grand désarroi, dû renoncer à celle de mon Loulou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ou alors, ça se trouve, elle a laissé tomber celle d'un autre garçon. Je crois bien que c'est pas la même", me dit Loulou en examinant la dent sous toutes ses coutures. "Parce qu'elle était fatiguée."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce gosse a tout compris. La fatigue peut vous conduire vers des chemins inexplorés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8097281055368007216?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8097281055368007216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/candeur-et-defaillance.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8097281055368007216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8097281055368007216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/candeur-et-defaillance.html' title='Candeur et défaillance'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6411651786772831048</id><published>2011-02-14T10:40:00.002+01:00</published><updated>2011-02-14T11:29:40.691+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Fuck you cupidon</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.blogger.com/"&gt;&lt;/a&gt;J'aime pas la Saint-Valentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, vous allez me dire, c'est rien qu'à cause de ce morveux de Cupidon qui s'est fait la malle et qu'est parti&amp;nbsp;à l'autre bout (de la ville? du pays? de la planète?) en oubliant mon petit nombril. Du coup, j'suis aigrie, tout ça, je la joue blasé, même que d'abord, c'est commercial, cette histoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien pas du tout (enfin, si, le côté commercial, quand même).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai jamais aimé la Saint-Valentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, c'est une fête que j'ai découverte aux Etats-Unis. Et mon premier 14 février aux States, c'était en 96. J'avais donc 21 ans (ce qui ne signifie pas que j'ai découvert le romantisme à cet âge-là.)&amp;nbsp;(J'ai lu Stendhal, moi) (en même&amp;nbsp;temps, quand tu te fais&amp;nbsp;traiter de QI de moule parce que t'es en A2&amp;nbsp;- ancêtre du bac L - t'as intérêt à assurer un minimum et revoir tes classiques, au risque d'être rangé définitivement au rayon des quiches) (je m'égare, pardon) (c'est un peu mon souci, ça, la dispersion) (tiens,&amp;nbsp;ça me fera un sujet de post) (ah, vous le saviez déjà, que c'était le bordel dans&amp;nbsp;ma tête).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BON. Allez, on revient au sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, avec deux collègues et néanmoins amis (enfin, l'une l'est devenue après, coucou Lily, tandis que l'autre, bon, c'est un peu compliqué) (c'est pas vrai, je recommence le hors sujet), on se retrouve&amp;nbsp;sur la Riverside de San Antonio, entourés de coeurs partout. Des petits coeurs, des gros coeurs, tous rouges, bien sûr. Des mugs&amp;nbsp;"be my valentine", des cartes débordant de bons sentiments... Un&amp;nbsp;truc écoeurant, à l'américaine. Moi, la fleur bleue, j'ai eu envie de vomir (et&amp;nbsp;ça n'avait rien à voir avec les Pina Colada qu'on s'était envoyé la veille au soir.&amp;nbsp;Rien à voir) (jamais bu d'aussi bonnes pina colada qu'à San Antonio) (et les Margarita, aussi) (ah, c'est autre chose que les infâmes trucs qu'on te sert ici) (qu'est-ce que je disais, déjà, sur le hors-sujet?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut dire qu'à cette époque, la France n'avait pas encore été contaminée par le phénomène. Les médias ne nous incitaient&amp;nbsp;pas à&amp;nbsp;déclarer&amp;nbsp;notre flamme à grands renforts de signaux&amp;nbsp;nunuches, les&amp;nbsp;fleuristes ne&amp;nbsp;se faisaient pas l'équivalent du PIB du Burkina Faso en une&amp;nbsp;journée, non, non... Depuis, nous avons&amp;nbsp;bien sûr été touchés par ce virus commercial, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout vous&amp;nbsp;dire, je pensais vous avoir raconté&amp;nbsp;ici la seule Saint-Valentin que j'ai fêtée, et j'ai dû aller dans mes archives pour vérifier. Mais non, je vous avais épargné&amp;nbsp;cet épique moment "amoureux" (ah ah). J'étais déjà dans le trip "&lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/02/la-vie-est-mal-faite.html"&gt;je fantasme sur des physiquement intelligents et je repars bredouille comme d'hab", lors de la dernière Saint-Valentin&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais alors avec le père de mon loulou. Qui n'était pas alors père, puisque loulou n'était pas né (à moins qu'il m'ait caché quelques casseroles, mais bon, a priori non) (de toute façon, y'a prescription) (bref). Le 14 février arrive, c'était le début de notre relation, option un peu guimauve, mais enfin, je ne pensais pas qu'il allait tomber dans le panneau. Le midi, on en discute, je lui fais le refrain sur le jaimepaslasaintvalentincestnasecetruc. Il sourit. Genre un peu moqueur. Mais comme il est moqueur, de toute façon, en temps normal, je n'y prête pas trop attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'après-midi, va savoir pourquoi, je ne travaillais pas et je m'installe tranquillou dans la chambre pour me faire un petit film (à l'époque, on habitait dans un placard. D'où la télé dans la chambre, comble du tue-l'amour, on est d'accord). Je me souviens, c'était "la femme défendue", avec Isabelle Carré, film et actrice que j'affectionne particulièrement. Un moment, mon regard est attiré vers un truc, sur ma droite. Je tourne la tête et je le vois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un énoooooorme bouquet de fleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, quand l'homme revient, je suis un peu dans mes petits souliers. Il aurait voulu me mettre mal à l'aise qu'il n'aurait pas mieux agi. Pour me "rattraper" (avec le recul, avais-je vraiment besoin de "me rattraper"? Je ne crois pas, non. Mais on est con quand on est amoureux. Et puis j'étais jeune et naïve, tout ça), je lui dis, allez hop, je t'offre le restau. Je n'avais pas envisagé que TOUS les restaus de la ville étaient blindés. Touchés par la fièvre nunuche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme ça qu'on a fini, le 14 février, devant un match de foot, diffusé, volume à fond, dans le seul restau n'affichant pas complet: un kebab.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien essayé de sauver l'affaire. Le lendemain, on est retourné au restau. Un vrai, enfin à peu près. L'homme a vomi toute sa choucroute en rentrant. Il avait bouffé trop de sucre, je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime pas la Saint-Valentin. Et ça n'a rien à voir avec une quelconque absence de Valentin. Vous me croyez maintenant, pas vrai?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6411651786772831048?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6411651786772831048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/fuck-you-cupidon.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6411651786772831048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6411651786772831048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/fuck-you-cupidon.html' title='Fuck you cupidon'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5023661389354464925</id><published>2011-02-13T20:47:00.000+01:00</published><updated>2011-02-13T20:47:50.974+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>L'idole du jeune</title><content type='html'>Retrouvailles avec Loulou ce soir. Tiens, il est allé chez le coiffeur. Si ce n'était un épi (dû à mon récent coup de ciseau, pour en finir avec une mèche pleine de chewing-gum, yummy...), la coupe est nickel. Il me regarde et se rend compte que je suis aussi passée au bac. Verdict?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ça fait Madonna."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas comment le prendre;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5023661389354464925?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5023661389354464925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/lidole-du-jeune.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5023661389354464925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5023661389354464925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/lidole-du-jeune.html' title='L&apos;idole du jeune'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8037990616160447993</id><published>2011-02-12T19:42:00.000+01:00</published><updated>2011-02-12T19:42:58.042+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Ne laissez pas la fatigue vous conduire</title><content type='html'>L'esprit embrumé d'une nuit trop courte, je tentais un nécessaire relèvement des paupières. L'opération était d'autant plus délicate qu'il me fallait garder les mains sur le volant et, surtout, le cap sur cette autoroute A11 que je ne connais que trop bien. C'est là que j'ai vu, entre amusement et mélancolie,&amp;nbsp;le message qui s'affichait sur un panneau&amp;nbsp;lumineux de Cofiroute:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne laissez pas la fatigue vous conduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amusement, parce que je me battais très prosaïquement contre cet état comateux&amp;nbsp;qui m'envahissait.&amp;nbsp;Mélancolie, comme celle que&amp;nbsp;je ressens toujours sur ce bitume, quel que soit le sens que j'emprunte. Le&amp;nbsp;Mans / Nantes ou Nantes / Le Mans, les questions reviennent, incessamment et je me suis plus ou moins résignée à les entendre, comme un refrain entêtant, parce que je laisse encore trop l'affect&amp;nbsp;guider mes pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, parfois, la&amp;nbsp;fatigue me gagne, la fatigue morale de porter constamment les choses sans pouvoir se délester un minimum. Sur quelqu'un, sur quelque chose, du moment que ce soit rassurant.&amp;nbsp;La fatigue me gagne de chercher constamment cette tranquillité d'esprit que je fuirais pourtant, je&amp;nbsp;l'imagine aisément, si je finissais par l'atteindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question de torturée, vous&amp;nbsp;me direz? Question de torturée, vous répondrai-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, cette injonction me convient bien. Ne laissez pas la fatigue vous conduire... J'aime contrecarrer cette fatigue. La lutte permanente contre la galère, contre les idéologies galopantes qui prennent corps et s'enracinent chaque jour plus profondément - à mesure que la crise nous englue tous dans l'immobilisme ou la précarité -&amp;nbsp;la lutte contre&amp;nbsp;soi-même et&amp;nbsp;le repli sur soi... Voilà des batailles qui tiennent éveillé. Lorsque je vois ces révoltes en Afrique du Nord, je me dis qu'au delà de la résignation et de l'ignorance, l'espoir existe, que chacun est capable de lutter contre l'aphasie et de relever les paupières. De façon beaucoup moins prosaïque que moi, à deux de tension, dans la douceur de ce samedi midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, l'enjeu est autrement plus important, au delà de la Méditerranée, et je m'auto-consterne parfois (si, si, on peut s'auto-consterner, j'en suis la preuve. Et pis d'abord, je fais ce que je veux, je suis chez moi ici) de ne voir que mon petit nombril là où les guerres et les luttes sont autrement plus fondamentales ailleurs. Question de relativité bien sûr, question d'enfant gâtée qui peut se permettre quelques états d'âme comme s'il n'était pas plus urgent de lever le petit bout de son nez pour regarder au loin ce qui s'y passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi? Ah, oui, vous avez raison. Je suis fatigante, parfois;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8037990616160447993?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8037990616160447993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/ne-laissez-pas-la-fatigue-vous-conduire.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8037990616160447993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8037990616160447993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/ne-laissez-pas-la-fatigue-vous-conduire.html' title='Ne laissez pas la fatigue vous conduire'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2011641525593825574</id><published>2011-02-09T21:34:00.001+01:00</published><updated>2011-02-09T21:38:01.519+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Courant d'air</title><content type='html'>J'aimerais vous raconter que les choses sont bien engagées avec mon voisin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais vous dire combien ma vie a trouvé un nouveau sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais revenir sur cette dernière remarque pour nuancer, en expliquant que ma vie - et surtout son intérêt- ne tient pas à ma nouvelle relation. Que j'étais heureuse avant, tout ça. Quasi-comblée, tout ça tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en fait, tout ça c'est du vent (enfin, non, pas le tout ça, tout ça, véridique, y'a deux, trois choses qui me comblent en ce moment. Bref. Vous m'avez comprise).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je suis confrontée à un petit souci, euh, technique, puis-je dire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon voisin est un courant d'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait partie de cette race qui achète un appartement, qui y fait des travaux - bruyants, les travaux, comme ça, tu sais qu'il est bien là - qui y installe ses meubles, mais qui n'y habite pas. Qui dit n'y habite pas dit n'a pas de sel, sucre, chocolat (rayer la mention inutile) dans ses placards. Vides, les placards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossibles, mes approches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant de décéder de désespoir, j'ose croire qu'un jour, je le croiserai, en vrai, sur le palier. Que je me botterai les fesses pour lui expliquer combien la vie est courte et que, quand même, c'est dommage de ne pas s'échanger du sel, sucre, chocolat et autres... friandises quand on est si proche. Et je lui raconterai que toute cette opération n'a qu'une visée purement personnelle, sans incidence. Voire expérimentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour voir si un gars&amp;nbsp;a sa place sur ce blog, en gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, parce que, c'est pas tout ça, mais comment je fais, moi, pour alimenter mes posts ? Je vous dis pas, si je me mets à vous raconter mon quotidien, en ce moment, c'est vous qui allez décéder d'ennui, je vous le dis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2011641525593825574?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2011641525593825574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/courant-dair.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2011641525593825574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2011641525593825574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/courant-dair.html' title='Courant d&apos;air'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4150096002914830885</id><published>2011-02-07T21:24:00.000+01:00</published><updated>2011-02-07T21:24:37.830+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poney et moi'/><title type='text'>D'autres vies que la sienne</title><content type='html'>Bon, j'ai mis un peu de côté mes élus pour revenir sur le manuscrit de Poney. Et je vous assure, j'ai l'impression de passer ma vie sur Wikipedia... Ah, je peux frimer d'avoir rencontré Michael Jordan et quelques autres stars (euh... le meilleur boulanger du coin, ça compte?). Je suis une petite joueuse à côté d'elle. Au fur et à mesure des pages, je redécouvre un univers un rien suranné, peuplé de musiciens de renommée internationale, de concertistes, de peintres (elle a consolé Marc Chagall sur les marches d'un escalier, excusez du peu), de designers top-moumoute - dont certains que je découvre, je l'avoue, au fil de mes pérégrinations sur la toile -&amp;nbsp;et autres saltimbanques du genre Robert Mitchum ou Jacques Tati. De menu fretin, en somme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce qu'on appelle une vie pas banale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'écouter, à lire ses écrits, je m'aperçois qu'elle n'a jamais rien eu d'une groupie. Elle est rentrée dans ce monde un peu "comme ça", parce qu'elle y était prédestinée, sans doute, mais surtout parce qu'elle a pu elle-même déployer ses talents et les exploiter dans un monde artistique qui ne l'impressionnait pas plus que ça. A mon âge, elle ne tapait pas du kilomètre de délibérations, elle. Elle était déjà mariée pour la deuxième fois et explorait toutes les possibilités que la vie, New York et ses mains en or lui offraient. Sans tabous ni barrières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai déjà écrit, mais cette femme est remarquable. Je n'ai pas envie de la décevoir et je ressens cette pression, à chaque fois que j'ouvre mon document pour reprendre ses mots, leur donner une vie nouvelle, une structure autre et une trame un rien différente. Qui suis-je pour ainsi parler à sa place? Ah, oui, je suis son nègre. Et croyez-moi, face à un personnage de cet acabit, on n'a aucun mal à rester à sa place, justement. Dans l'ombre, bien tapie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En se disant, quand même, qu'après ce manuscrit, on va peut-être finir par s'y mettre sérieusement, à cet autre projet qui nous taraude. Celui d'user ses mains sur le clavier et de se lancer, enfin, dans la grande aventure. Du people, il risque d'y en avoir peu, pour le coup (la baguette du boulanger, quand même, elle tue sa mère, je vous dis pas), mais des petites gens, ça oui, ça ne manquera pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fait avec les moyens du bord, pas vrai?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4150096002914830885?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4150096002914830885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/dautres-vies-que-la-sienne.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4150096002914830885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4150096002914830885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/dautres-vies-que-la-sienne.html' title='D&apos;autres vies que la sienne'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-7902305158299211002</id><published>2011-02-05T22:53:00.000+01:00</published><updated>2011-02-05T22:53:03.588+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Record battu (ou l'histoire d'une séquestration volontaire)</title><content type='html'>Ah, un petit week-end thalasso, quel bonheur les amis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nan, je rigole, si je me suis absentée brièvement, ce n'est pas juste pour prouver à &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/incitation-au-bikini-plan.html"&gt;Loulou que je rentre encore dans mon maillot de bain&lt;/a&gt; (d'façon, c'est extensible, ces petites choses).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis partie pour trois jours, pas si loin de la mer, certes, mais les seules vagues que j'ai vues, ce sont celles provoquées par des politiques bien affûtés à l'occasion d'un débat budgétaire. Un marathon, qu'il a dit le Président de l'institution. J'aurais pas mieux dit. Sauf que niveau sport, c'est limite. Remarquez,&amp;nbsp;mes fesses, peut-être, ont battu un record du nombre d'heures assises sans bouger. Soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier jour n'était qu'une mise en bouche. Cinq heures et des poussières de débat, pff. De la rigolade. Une bonne migraine en sortant et on n'en parle plus. Le deuxième jour s'est avéré un véritable festival. Onze heures, et pas que de parlotte, je peux vous le dire, c'était musclé, tout ça. Ajoutez la session de ce jour et vous aurez une idée de ma pâleur. Ne pas voir la lumière de jour, je vous dis pas, ça m'use.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 heures au total. Oui, 22 heures. Qu'il va surtout falloir réécouter. Retranscrire. Je vais me transformer en ermite, ce mois-ci (ah, paraîtrait que c'est déjà le cas. Ah, mais j'y pense, &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/je-vais-avoir-besoin-de-sucre.html"&gt;si je veux de la distraction&lt;/a&gt;, j'ai juste à sonner à la porte d'à côté). En partant, l'une des secrétaires du service m'a regardé, pleine d'empathie et m'a souhaité bon courage. Elle était sincère, si j'en crois son air éploré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La veille, elle était venue se présenter. D'un air confident, elle s'est approchée de moi, nous avons échangé quelques mots et elle m'a avoué:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Votre métier, je ne pourrai pas le faire!" Et avant que je réponde, d'ajouter : " Faut vraiment avoir la vocation".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou un loyer à payer;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-7902305158299211002?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/7902305158299211002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/record-battu-ou-lhistoire-dune.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7902305158299211002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/7902305158299211002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/record-battu-ou-lhistoire-dune.html' title='Record battu (ou l&apos;histoire d&apos;une séquestration volontaire)'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8203858706018396627</id><published>2011-02-03T08:44:00.000+01:00</published><updated>2011-02-03T08:44:18.933+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>Incitation au bikini plan</title><content type='html'>Avec mon loulou, on a des conversations palpitantes. Thème principal?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Pokémon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, je sais. Sauf que je me suis rendue compte que le nom de ces cartes a priori insignifiantes (sauf pour le porte-monnaie et l'esprit consumériste de nos chères têtes blondes) est complètement réfléchi (à 36 ans, j'aurais découvert un truc sur les Pokémon... Tu parles d'une histoire) et reflète bien les clichés sur la nature humain et sur la société moderne. Vous avez "grostadmorve", par exemple, assez explicite ("Il est saaaaale, celui-là", me confirme Loulou), lui-même extension de "tadmor" (logique). Et puis, il y a mackogneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ce qui est bien, avec mackogneur, c'est que le mâle a six bras avec plein de muscles", m'explique Loulou en mimant deux ou trois crochets du droit; "et la femelle a six bras aussi, mais plein de gras!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, les clichés ont la vie dure... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et elle en fait quoi, de ses bras plein de gras", lui demande-je, dans l'espoir (l'illusion) que le gras peut servir à quelque chose (à réchauffer? C'est pas faux) en ce bas monde des Pokémon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bah, à rien, en plus ça lui enlève des PV!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, la mackogneur n'accorde aucun passe-droit à votre dernière pointe de vitesse sur la route. Elle perd des Pouvoirs de vie. C'est quand même vachement bien pensé, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cas où j'avais un doute sur la légitimité de ma diète, je suis vaccinée. Tiens, où sont mes Special K?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8203858706018396627?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8203858706018396627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/incitation-au-bikini-plan.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8203858706018396627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8203858706018396627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/incitation-au-bikini-plan.html' title='Incitation au bikini plan'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-9088208287269898623</id><published>2011-02-01T00:48:00.001+01:00</published><updated>2011-02-01T00:49:30.838+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Du Poulpe, de la biche, du pingouin et moi et moi moi...</title><content type='html'>Vous vous souvenez de la&lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/human-bomb-et-le-poulpe.html"&gt; théorie du poulpe&lt;/a&gt;? Quand vous fantasmez sur une bombe et qu'une loque vous tombe sur le paletot (je schématise, je schématise, allez voir le lien pour vous rafraîchir la mémoire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, je l'ai à nouveau vérifiée hier soir, en plein Conseil municipal. Alors que je bave sur mon voisin depuis quelques jours maintenant (je crois que vous avez bien compris), je suis tombée sur LE lourdaud de service. Celui qui travaille à l'enregistrement des séances, avec ses bonnes vieilles cassettes, que j'avais à la bonne, quand même, depuis &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/05/fisher-price-ma-sauvee.html"&gt;qu'il m'avait sauvée&lt;/a&gt;. Alors que j'allais vérifier l'état de mes piles (on n'a pas des métiers faciles, je vous jure), le monsieur a mis sa main sur mon bras et m'a dit, tout sourire:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"qu'est-ce qu'il y a, ma biche?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu interloquée, je le regarde, bafouille, euh,&amp;nbsp;état des piles, tout ça, et lui reprend, en me fixant dans les yeux: "tu as vraiment du sex appeal!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"..." veut dire grand moment de solitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous rappelle que, comme à chaque conseil institutionnel que je couvre, j'étais habillée en pingouin. Et, au vu de la température négative du jour, j'avais pris l'option bibendum: un body manches longues, un T-shirt manches longues, une chemise, un gilet d'homme, un gilet et une veste. Mais la peur du froid chez la mouette, que voulez-vous, c'est un sujet grave et délicat (vous me direz, y'a du chauffage, dans les salles municipales. Certes. Alors, peut-être est-ce la peur de montrer un bout de peau et que, dans ma veine absolue, un élu UMP tombe raide dingue de moi?;))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je m'égare, je m'égare. Je n'étais donc pas vraiment prête pour un strip-tease, en somme. Et surtout pas pour un vieux monsieur (hey, il a quand même mentionné son petit fils dans une conversation avec un acolyte aussi libidineux que lui - rangez vos yeux monsieur, y'a pas de belette&amp;nbsp;à reluquer dans le coin) aussi sexy qu'une poubelle remplie à ras-bord, vous voyez bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous le dis : c'est pas aujourd'hui encore qu'y aura du sekse sur ce blog.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-9088208287269898623?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/9088208287269898623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/du-poulpe-de-la-biche-du-pingouin-et.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9088208287269898623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9088208287269898623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/02/du-poulpe-de-la-biche-du-pingouin-et.html' title='Du Poulpe, de la biche, du pingouin et moi et moi moi...'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5053554531963931391</id><published>2011-01-30T21:36:00.003+01:00</published><updated>2011-01-30T21:38:39.884+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Je vais avoir besoin de sucre...</title><content type='html'>... De farine, d'oeufs, de sel, que sais-je encore, n'importe quoi juste pour aller vérifier que ce qui est beau à l'extérieur l'est aussi à l'intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me vois déjà, sur le palier, toute pimpante, au naturel en somme&amp;nbsp;(comprenez après un ravalement d'une bonne heure, faut bien ça). "Bonjour, 'scusez moi, vous n'auriez pas un peu de sucre, j'en ai plus..." Puis "bonsoir, scuse-moi, dis, tu n'aurais pas un tournevis cruciforme?" (varier, sinon, c'est un peu louche) jusqu'au "tu m'passes le sel, steuplait?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je me fais des films, et alors?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y'a pas à dire: le voisin physiquement intelligent l'est vraiment. J'avais hâte de vérifier tout ça en vrai et je bénissais mes voisines d'avoir organisé cette galette des rois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes donc réunis au bas du bâtiment, avec les voisins et IL s'est mis à côté de moi - si ça, c'est pas un signe, quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, mais, tu sais que t'as (aussi) un joli sourire, monsieur? lui ai-je dit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, en fait, je lui ai juste dit bonjour, avec mon plus beau sourire, en priant pour qu'aucun bout de salade du midi ne se soit coincé entre mes dents (j'avais pas vérifié, boulette). L'ambiance a tout de suite été très sympa et nous sommes partis sur des histoires de crémaillère, de parking, d'ascenseur, de solidarité entre voisins, et d'accueil des nouveaux... Quand soudain, ELLE est arrivée. Non, pas sa petite copine, il est bien venu seul (ouf).&amp;nbsp;Mais une voisine, potentielle rivale, toute mignonne et toute pimpante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, elle avait un handicap: son fils.&lt;br /&gt;Tandis que j'étais libre comme l'air, moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mouette 1 - la voisine du RDC 0&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc elle prend la conversation en cours, nous regarde tous les deux et nous demande: "ah oui, vous aussi vous venez d'arriver?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ah mais on n'est pas ensemble!" qu'il lui répond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mouette 1- la voisine du RDC 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour me rassurer, je pense "pas encore", je bois un coup de cidre&amp;nbsp;et je reste digne:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Non, nous sommes juste sur le même palier" (heureuse coïncidence, et je suis plus proche de ma proie que toi, gnark gnark. Entre filles, on est juste des garces quand même, dès qu'il y a du physiquement intelligent à se mettre sous la dent.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mouette 2- la voisine du RDC 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, l'initiatrice de ce pot nous a gavé de galette (wizz pour la diète) et de cidre et j'ai vaguement tenté d'en savoir plus sur le jeune homme, mais discrètement, hein, vous me connaissez, je suis pas genre à faire des boulettes...&amp;nbsp; Évoquant ses travaux (qui avaient un rien perturbé mon taf depuis quelques temps), j'ai trouvé que sa discrétion était formidable, quand même, et que non vraiment, le bruit ne m'avait pas dérangée. "De toute façon, rassurez-vous", qu'il a ajouté à la cantonade, "j'en ai presque fini!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ah bah si vous voulez, y'a ma salle de bain à faire, n'hésitez pas!" ai-je osé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, question drague, je suis toute pourrite, comme dirait Loulou. Pathétique. Même Jean-Claude Dus est meilleur, je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ça l'a fait plutôt rire (mec qui rit, mec à moitié au lit ? Non, ça marche pas? Oh, et puis mince) et donc, vous disais-je, je pense que je vais avoir besoin de sel et de tout un tas de trucs ces prochaines semaines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis comme il est parti, parce qu'il avait sans doute piscine (je ne sais même pas son prénom, vous le croyez, ça?), je me suis rapprochée de... ma potentielle rivale. Très sympa. Très très sympa, même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mouette 2- La voisine du RDC 2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien voilà, nous sommes quittes, toutes les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, j'ai la priorité. C'est moi qui l'avais vu en premier - on est très quiche dès qu'il y a du physiquement intelligent en jeu, y'a pas à dire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5053554531963931391?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5053554531963931391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/je-vais-avoir-besoin-de-sucre.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5053554531963931391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5053554531963931391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/je-vais-avoir-besoin-de-sucre.html' title='Je vais avoir besoin de sucre...'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3502370930997274593</id><published>2011-01-29T20:00:00.001+01:00</published><updated>2011-01-29T20:02:59.887+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Le bien et le mal</title><content type='html'>J'ai un scoop, les zamis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis manichéenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu cette révélation, ce matin, alors que je faisais mon yogging (Poelvoorde, sors de ce corps). Bon, je savais combien j'étais entière, ce qui m'a valu quelques, hum, déboires par le passé. Mais en fait, il suffit que je me mette en mode ascétique pour trouver que, quand même, c'est vachement bien de travailler le week-end, de suivre une diète stricte, de courir par moins douze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que ce serait vachement mal de sacrifier ce temps sans Loulou à faire (un peu) de shopping et à s'envoyer deux ou trois carrés de chocolat en passant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros; difficulté = bien; douceur= mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, j'suis détraquée et si je ne vous resitue pas le contexte, vous n'allez rien comprendre - on me dit que vous ne me comprenez plus depuis un moment. C'est normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, petit flash-back. Il y a un an, environ, frappée par le syndrome hivernal (un peu) et par le revers retentissant de ma p'tite entreprise (beaucoup), je sombre. Je relâche l'effort. Envolées, les bonnes intentions, l'hygiène de vie bien comme il faut... En allant chercher Loulou à l'école, je me demande alors ce qu'on va bien pouvoir faire en rentrant. Un gratin, tiens, ça me réchauffera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, au sortir de l'hiver passé, le constat était accablant : j'étais déprimée ET grosse. La classe. Un sursaut plus tard, j'ai repris le contrôle et décidé que c'en était fini, cette carapace, que je n'étais pas une tortue et que je n'avais&amp;nbsp;à me protéger de personne (enfin, des cons, mais y'a d'autres moyens pour ce faire). J'en avais assez, aussi, de stagner dans ma ville, et j'ai décidé de retrouver mes racines, de m'envoler vers Nantes. Cette décision m'a soulagée, boostée aussi, et je me suis sentie pousser des ailes. Petite diète aidant, je me suis aussi délesté de sept kilos au passage (3615 ma vie, on est en plein dedans!). J'ai compris à quel point tout était lié et que c'était aussi une façon de déposer mes casseroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne dis pas que tout a été facile. Mais au final, j'avais l'impression d'avoir retrouvé une forme humaine et une énergie à toute épreuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après trois mois passés dans ma nouvelle vie, je savoure la sérénité que je ressens régulièrement. Tout me semble plus facile, désormais. Sauf que j'ai relâché l'effort. Est-ce l'effet cocooning de se retrouver sur le chemin de son enfance? Près de pôpa-môman? Toujours est-il que j'ai pris trois kilos. Donc, nouveau triturage de méninges (et de gras). Je fais l'autruche, ou bien ? Je me dis que, de toute façon, on s'en fout, c'est l'hiver, on n'a qu'une vie... ou bien que c'est quand même dommage d'avoir fait ces efforts pour rien?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi je vous parle de poids? D'une simple question d'apparence ? Parce que, comme je vous le disais, tout est lié. Je sentais chez moi un relâchement depuis quelques temps. Une flamme un peu éteinte, l'impression que cette énergie qui m'avait portée depuis quelques mois avait laissé place à une forme de résignation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça, c'est mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai juste songé à ce qui m'avait aidée, voilà quelques mois. Reprendre le contrôle des opérations, ne pas subir mais agir,&amp;nbsp;vivre sereinement et trouver un défouloir. Et me voilà donc intronisée queen of the yogging et soupe à volonté (avalée à 18h54, sous la pression d'un estomac criant grâce). Comme si j'avais besoin de me faire un peu mal pour me faire du bien, genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, demain, je fais une petite entorse à ce nouveau règlement intérieur&amp;nbsp;: &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/vis-ma-vie-2.html"&gt;y'a galette des rois.&lt;/a&gt; Mais c'est pour la bonne cause: je veux souhaiter la bienvenue à mon&amp;nbsp;nouveau voisin. Qui est&amp;nbsp;(décidément) physiquement intelligent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi, c'est mal? Si on peut plus être accueillant, hein...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3502370930997274593?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3502370930997274593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/le-bien-et-le-mal.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3502370930997274593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3502370930997274593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/le-bien-et-le-mal.html' title='Le bien et le mal'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6831954353694301838</id><published>2011-01-26T00:00:00.000+01:00</published><updated>2011-01-26T00:00:35.308+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Vis ma vie, 2</title><content type='html'>Du décousu, &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/vis-ma-vie.html"&gt;vous disais-je&lt;/a&gt;...&amp;nbsp;Petit flash-back sur les jours passés, ou comment la déprime saisonnière n'a (presque) pas eu raison de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désoeuvrement et nihilisme mercredi. Mon ordi a été infecté et le scan tourne à plein. Le verdict est implacable, mon compagnon de route a besoin d'une cure de repos (et de supprimer des fichiers. Lesquels, je n'en sais rien et je ne veux même pas l'imaginer). Je prends cette phase de réparation comme un signe sachant que, de toute façon, je ne suis bonne à rien cette semaine. Ce doit être le syndrome de la déprime saisonnière, ça, je suppose. Envie de rien, sinon de soleil (et de chocolat). Je délaisse donc mon taf en cours et vais voir Loulou jouer au foot. Je suis confortée dans l'idée que c'est bien un sport de boeuf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angoisse et désespoir, jeudi matin, après la prise de conscience que Pôle Emploi et moi, c'était vraiment une histoire longue durée, à défaut d'être une histoire d'amour. En rentrant, j'ai failli me prendre un camion, alors que je roulais en vélo, ce qui aura eu le mérite de me sortir de mes sombres pensées. Et Loulou a eu ses premiers frissons, avant de se réveiller en pleine nuit, fiévreux et agité. Une bonne journée, en somme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fantasme et hypocrisie, vendredi soir. Des voisines viennent me voir pour que je me joigne à la Galette des Rois qu'elles organisent dimanche prochain. Une bonne idée en soi, bien sûr, mais je songe déjà au boulot qui m'attend et je suis un peu entre-deux. Vous comprenez, je ne suis pas sûre, blablabla... Je me laisse plus ou moins convaincre, mais je n'ai toujours pas accepté. Soudain, mon voisin physiquement intelligent arrive sur le palier, et dit aux voisines: "ah, au fait, je viens à la Galette!". Je me précipite vers mes voisines qui m'avaient vaguement délaissée. "Bon, eh bien, pas de souci pour dimanche, bien sûr, vous pouvez compter sur moi!" Ben quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Culpabilité et béatitude samedi. C'est la fête, ce soir,&amp;nbsp;à la maison. Sauf que Loulou ressemble à un lapin avec ses yeux tout rouges de petit garçon frappé par la conjonctivite et la grippe et le fait de le voir ainsi larmoyant et en slip dans l'appart me fait mal au coeur. Dans le même temps, je célèbre comme il se doit mon arrivée ici, avec l'impression toute symbolique que cette fois, je suis bien installée dans ma nouvelle vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joie et désarroi dimanche. Pour la première fois depuis bien longtemps, je passe un week-end sans entrave, avec juste la sensation de goûter aux joies amicales et de prendre du bon temps simplement. Si seulement Loulou ne se baladait pas en lunettes noires -&amp;nbsp;seule solution pour lui éviter la gêne de la lumière - et n'était pas aussi chaud qu'une baraque à frites, je serais complètement zen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Solitude et grosse fatigue lundi. Après une nuit beaucoup trop brève et un départ très matinal vers un &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/un-pingouin-sans-peur-et-sans-poumons.html"&gt;hémicycle désormais familier&lt;/a&gt;, je ne manque pas, histoire de braver le mauvais sort (?), de faire mon mini-pèlerinage à &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/le-gel-impose-des-mots.html"&gt;mon aire de repos fétiche&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(je sais, je patine là-dessus, j'ignore pourquoi cet épisode m'a à ce point traumatisée alors que, franchement, j'ai connu bien pire...), et arrive sans accroc à 9h30. Dans la salle, petit doute, tout le monde est déjà là alors que je suis censée avoir une heure d'avance. En fait, la session a été avancée et je n'ai pas été prévenue. Je devrais être blasée, à force, mais je pense &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/un-marabout-pour-noel.html"&gt;au salaud qui enfonce les aiguilles&lt;/a&gt; dans une poupée à mon effigie. Si, si, c'est sûr...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, finalement, je ne manque rien des débats, lesquels s'éternisent... En début d'après-midi, je lutte longuement pour tenter de contrer le sommeil, mes paupières s'alourdissent chaque minute et je sais que je ne dois pas craquer, je suis devant le Président et juste en face de toute l'assemblée. Ce serait un peu la honte. Je vais boire un peu d'eau pour me réveiller... Je n'ai même pas la force de prendre la bouteille, ma main lâche lamentablement et la bouteille glisse à terre.&amp;nbsp;Je reviens à mon clavier, genre, il ne s'est rien passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La session s'achève à 21 heures... Fourbue mais bien contente de pouvoir rentrer à la maison, j'arrive au parking couvert. Fermé après 20 heures 30. Mais fermé, genre avec les grosses portes blindées. Ma veine habituelle, en somme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, un gardien de permanence m'a évité une nuit d'hôtel et j'ai pu rentrer en me disant que, quand même, j'avais tendance à noircir le tableau. Que tout allait bien, globalement. Que je m'imaginais toujours en premier rôle sur viedemerde.com alors que ça se trouve, mes petites merdouilles à trois balles ne seraient même pas validées par le site (là, ce serait le comble du comble, la loose totale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tout, Loulou a lâché ses lunettes noires. Et dimanche, je vais quand même manger la Galette des Rois avec mon voisin physiquement intelligent. Franchement, de quoi je me plains, hein?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6831954353694301838?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6831954353694301838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/vis-ma-vie-2.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6831954353694301838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6831954353694301838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/vis-ma-vie-2.html' title='Vis ma vie, 2'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3105951200905321420</id><published>2011-01-25T12:07:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T12:07:49.057+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Vis ma vie</title><content type='html'>Ouh la la, par quoi commencer? Je crois que ça va être un billet en vrac et je suis intimement persuadée que j'aurais dû noter au fur et à mesure les aléas et joies de mon quotidien, parce que là, je sens que je vais en&amp;nbsp;oublier la moitié. Bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je vous écris alors que Loulou est à côté, à jouer (littéralement) au petit morveux, je sens qu'on va manger des huîtres ce midi. Raaah, je sais, ce n'est pas ragoûtant mais que voulez-vous, la grippe est passée par là et Loulou en a fait les frais. Donc, non, quand il se balade avec un slip (à l'envers, histoire de faire string) dans l'appart, il n'est pas exhibitionniste, il a juste 40 de fièvre et pourrait me réchauffer le thé froid qui attend que je daigne porter mes lèvres vers lui, entre quinze tâches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vrai dire, après l'accalmie des deux dernières semaines, c'est reparti, au niveau des missions. Mais ce &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/en-manque.html"&gt;"trou"&lt;/a&gt; m'a vraiment plongé dans des doutes que je pensais avoir ensevelis. Pile au moment où je m'auto-proclame ex-chômeuse, Pôle Emploi m'informe que&amp;nbsp;cette fois, ça y est, je suis vraiment en fin de droits et que je dois demander l'ASS. L'allocation solidarité, ouais. Ça fait mal. Au téléphone, la dame du 3949, que je n'appelais pas du tout pour ça, à la base, m'a conseillé de la prendre, "parce que, vu votre situation... Et pis, vous êtes pas près d'ouvrir de nouveaux droits!" qu'elle a osé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vision d'un pont et d'une couverture plus tard, j'étais en train d'écrire des lettres de motivation. Que je n'ai pas envoyées, évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, parce que, comme je le disais récemment, mon nouveau statut de &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/mini-revolution.html"&gt;télé-travailleuse overdeborded&lt;/a&gt; m'allait bien, que le défi Poney me convenait parfaitement et que trouver un taf "normal", avec des horaires, des RTT et des chèques-restau ne faisait pas (plus?) partie de mes plans. Et là, paf, la dame, elle m'annonce que j'ai intérêt à urger. Dans ma tête, je ne vous explique même pas le chahut que ça a fait, "mais tu es totalement irresponsable, ma fille", "don't panic, tout va bien, ton loyer est payé", "ouais, mais quand même, ça te coûte quoi de te bouger les fesses?" "Allez, la liberté a un prix et tu es prête à le payer..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, ce genre de choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j'avais du monde à la maison ce week-end, je suis allée noyer mes angoisses dans la confection de quelques mets, ce qui m'a fortement détendue... et m'a replongée dans ce bonheur simple de touiller, inventer, se brûler, se tailler un doigt... Et du coup ravivé une sorte&amp;nbsp;de plaie, sur cette possibilité qui existait de nourrir les autres, voilà longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de regrets, pas de remords, &lt;em&gt;forza&lt;/em&gt;, on regarde devant et on avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non,&amp;nbsp;on avance!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez, avec ce dialogue intérieur très, très fatigant, je n'avais pas spécialement envie de vous faire partager ces états d'âme stériles. J'ai&amp;nbsp;repris la main, savouré simplement l'idée de cuisiner pour des amis... et puis Loulou a eu la grippe, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, je vous ferai encore du vrac, du décousu, un condensé de mon quotidien, en somme;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3105951200905321420?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3105951200905321420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/vis-ma-vie.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3105951200905321420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3105951200905321420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/vis-ma-vie.html' title='Vis ma vie'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6641432738628468908</id><published>2011-01-22T00:48:00.000+01:00</published><updated>2011-01-22T00:48:38.847+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Post fainéant (et assumé)'/><title type='text'>En passant</title><content type='html'>Difficile d'expliquer rapidement pourquoi je déserte ce blog, là où j'étais capable de squatter &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/11/toujours-en-vie.html"&gt;la case de l'oncle Ronald&lt;/a&gt; au péril de mon odeur corporelle il y a peu, rien que pour l'actualiser à tout prix... Mais des tas de choses se sont greffées cette semaine et voilà, je me suis laissée déborder. Alors, je reviens, bien sûr, vous raconter tout ça (ou pas, d'ailleurs, selon le degré de pertinence après une semaine à mariner tout ça)... dès que j'ai un moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pff, je vous jure, on n'a pas des vies faciles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6641432738628468908?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6641432738628468908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/en-passant.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6641432738628468908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6641432738628468908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/en-passant.html' title='En passant'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3467522315996697223</id><published>2011-01-14T23:04:00.001+01:00</published><updated>2011-01-14T23:06:15.357+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>En manque</title><content type='html'>J'ai un aveu à vous faire: je crois que je suis en manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus rien à me mettre sous la dent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi soir, j'ai envoyé (tard) le rendu de ma deuxième mission consécutive. Le lendemain matin, je lisais ceci dans ma boîte mail: "Cela devient Les Temps Modernes ! Du taylorisme ! Merci beaucoup pour votre travail. Reposez-vous un peu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et mon interlocuteur de conclure: "Bonne journée".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bonne journée?"... "Reposez-vous?" Hein? J'ai le droit? J'suis plus habituée, moi, j'ai besoin d'enchaîner, de foutre mes soirées en l'air sur des retranscriptions, de me saboter mes sorties, je...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, c'est ça, je prends un malin plaisir, quoiqu'inconscient, à pourrir ma propre vie. Et quand je vois un entrefilet d'air bleu, paf, j'en redemande, parce que quoi? Je n'ai pas assez galéré, c'est ça? Je n'ai pourtant pas été élevée par les soeurs, je ne dois m'infliger aucune pénitence. Comprends pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin si. Dès lors que j'ai eu cette sorte de "sésame", hier matin, j'ai senti le désoeuvrement me guetter. J'ai besoin de cette activité permanente pour éviter les angoisses, les noyer dans le chaos, les assommer à coups de tâches qui forcent ma concentration et m'évitent ainsi de cogiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, je ne me suis pas ennuyée, j'avais dix mille tâches à accomplir et enfin un peu de temps pour Poney. Mais le fait d'avoir quelques heures, quelques jours de répit me laissent dans une sorte d'état second, consciente que ce n'est pas le moment de lâcher l'effort mais balançant insidieusement de l'autre côté du rivage... nommé procrastination. Je l'ai tellement pratiqué celui-là, avec ce sentiment instantané de juste profiter du temps présent. Et celui, plus amer, survenu plus tard, alors même que j'en étais à l'heure des bilans, d'avoir un peu brûlé la vie par les deux bouts dans une forme d'immaturité qui me sidère moi-même aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de regret, pas de remord, je devais en passer par là, je crois, pour prendre conscience des désirs qui m'animent aujourd'hui. Parce que quitte à "me reposer", ou PIRE, à ne rien faire, j'ai choisi de faire un tri dans des courriers, des documents, des petits textes, de gros pavés pondus en vrac...&amp;nbsp;Allez faire le constat, vous-même, reprenez vos échanges sur le oueb depuis une année précise et remontez le fil. L'expérience est pleine d'enseignements. Parce que, avec le recul, avec un regard dépassionné sur les événements - parce que finalement pas si importants, parce que oubliés, parce que lointains, parce que dépassés - c'est comme si on mettait un peu d'objectivité sur ces pans de vie pourtant si marquants alors. Comme si tout ceci ne nous appartenait plus vraiment. Comme si on était devenu autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces traces de l'espoir, de l'exaltation, de la naïveté, de l'enthousiasme... Tous ces signes de chute sans fin, de déprime, de dépression latente et de retour à la vie... Sans chercher&amp;nbsp;à assembler le fouillis de cette vie, j'ai vu dans ces repères que l'on laisse, chacun dans notre quotidien, le signe que des choses avaient changé, que les priorités n'étaient plus les mêmes et que j'avais l'impression d'avoir laissé la petite fille au bord de la route pour reprendre, enfin, les rênes. Pas de quoi garantir une voie tracée et sans heurts, bien sûr, mais au moins l'assurance de reprendre un semblant de contrôle que j'avais perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serait-ça, devenir adulte?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je vais aller prendre de la drogue, je deviens trop normale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3467522315996697223?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3467522315996697223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/en-manque.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3467522315996697223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3467522315996697223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/en-manque.html' title='En manque'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-8898561817253909952</id><published>2011-01-12T21:44:00.001+01:00</published><updated>2011-01-12T21:47:43.883+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>L'éducation sexuelle</title><content type='html'>Lové contre moi, dans la chaleur de la couette, Loulou écoutait ce soir les réponses à des tas de questions que les enfants - mais pas que - peuvent se poser. Le&amp;nbsp;bouquin s'appelle tout simplement " Le grand livre des questions qui questionnent" et ma foi, c'est assez passionnant. Un moment, je prends une page au hasard et je lis: "quand commence la vie?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aïe. Je réalise qu'il ne m'avait encore&amp;nbsp;jamais fait&amp;nbsp;le coup de la bouteille de lait. Et qu'il m'a jusqu'à présent épargné l'arnaque&amp;nbsp;du chou-fleur et de la rose. Bon, quand faut y aller...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je sais, je sais" hurle soudain Loulou, se dressant aussitôt sur le lit. Sur ce, il baisse son pantalon de pyjama et me dit: "Bon, je vais être obligé de te montrer mon zizi, hein."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Alors, poursuit-il avant que j'ai le temps de protester, et surtout comme si je n'étais pas au courant du commentkonfaitlesbébés, en fait, y'a une graine dans le zizi, enfin non, enfin, tu vois, ça, c'est mes deux graines, une, une là, une là."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Non, mon chéri, ça, ce sont tes testicules. Mais tu as raison, elles sont là les graines."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans se démonter, il m'explique, joignant le geste à la parole dans une sorte de danse tribale assez hallucinante&amp;nbsp;que le zizi du papa va dans le zizi de la maman, hop hop hop, dépose la graine qui devient un oeuf qui devient un bébé... Tout satisfait, mais néanmoins un rien intimidé, il me regarde en s'interrompant quelques secondes, le temps de cacher son visage empourpré sous la couette avant de remonter à la surface et de&amp;nbsp;conclure triomphalement:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et le bébé sort par les pieds!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les pieds?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ben oui, les pieds de la maman, enfin je crois..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, je lui lirai la page sur "Comment résister à un éclair au chocolat?". Je crois que j'aurai plus de répondant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-8898561817253909952?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/8898561817253909952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/leducation-sexuelle.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8898561817253909952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/8898561817253909952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/leducation-sexuelle.html' title='L&apos;éducation sexuelle'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1629001016549702987</id><published>2011-01-10T21:18:00.001+01:00</published><updated>2011-01-10T21:20:16.569+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Mini-révolution</title><content type='html'>J'ai craqué. Le changement est ridiculement modeste et pourtant, il signifie beaucoup pour moi. Après près de deux ans de vie, ce blog change un poil son intitulé. La chômeuse volontaire (en temps de crise), qui l'était de moins en moins (et chômeuse, et volontaire) est devenue "ex-chômeuse volontaire (mais toujours en temps de crise, j'ai pas bouffé un clown non plus, hein).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Objectivement, ça ne change pas grand-chose. Sauf que je commençais à me perdre dans cette étiquette un rien schizophrène de la nana qui jouerait au parasite... tout en bossant finalement à côté. Lorsque j'avais lancé l'idée, au début de mon "inactivité", d'écrire des chroniques de chômeuse volontaire, une amie bien avisée m'avait prévenue très justement&amp;nbsp;du terrain glissant vers lequel je m'orientais. Ce chouïa de provocation, je l'ai payé cher, derrière, parfois. Et là, à la faveur des voeux de nouvelle année reçus ces derniers jours, je m'aperçois que j'ai créé toute seule une sorte de quiproquo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde me souhaite de trouver du travail. C'est gentil, bien sûr, je dis pas. Mais j'en ai jusqu'au cou, du travail! Je n'arrête pas, ou peu, et suis bien étonnée de pouvoir m'octroyer, parfois, un bout de dimanche avec quelques membres de ma famille, ou une micro-balade à la bibliothèque avec Loulou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, mais n'ayant pas dégoté un "vrai" travail, entendez avec de vrais horaires, des RTT, un badge et les tickets-restaurant, je reste un peu chômeuse dans l'âme, j'imagine. Sauf que dans le boulot d'avant, je n'avais pas plus ce kit du parfait salarié. Non, je prends simplement&amp;nbsp;tout ce qui vient et il se trouve qu'il s'agit d'écrire, d'écrire, encore écrire, que ce soit sur de l'institutionnel ou du personnel. C'est devenu de l'aléatoire de plus en plus fréquent et si l'intérêt financier reste discutable, je prends ça comme une étape, du transitoire, une façon de remettre le pied dans la vie active et d'éloigner les angoisses générées par la précarité galopante qui était à deux doigts de m'avaler toute crue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme sur un fil, je cherche l'équilibre en sachant que le filet de sécurité est très fin. Il me reste très peu de jours indemnisables, comme ils disent chez Pôle Emploi et je ne dois pas relâcher l'effort, sans quoi le spectre de l'ASS va ressurgir. Mais mes pensées sont moins polluées par cette recherche constante de travail, comme si, finalement, mon ambition était partie se promener sur un autre terrain. Comme si, finalement, après avoir sorti les coudes pour me dégager un chemin de traverse professionnel, je cherchais à m'ouvrir de nouveaux horizons, plus personnels cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La course en solitaire, c'est génial. Rien de mieux pour se sortir les tripes. Mais vous savez quoi? J'ai envie de souffler. Je n'ai plus envie de tout porter constamment sur mes épaules. J'ai envie de guimauve, de plaisir, de joie partagée, d'amour (ça y est, c'est dit. Ouf).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai envie de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsqu'on me rappelle sans cesse que ma priorité, c'est de trouver un travail, je ne peux m'empêcher de penser que ces douces aspirations ne sont que lointaines chimères. Alors que moi, j'ai juste envie qu'on me laisse rêver, un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce vraiment trop demander?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1629001016549702987?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1629001016549702987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/mini-revolution.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1629001016549702987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1629001016549702987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/mini-revolution.html' title='Mini-révolution'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1615185631006117969</id><published>2011-01-08T23:11:00.004+01:00</published><updated>2011-01-08T23:28:39.607+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Le travail, c'est la santé</title><content type='html'>Lundi matin, pleine d'entrain, j'étais bien résolue à aller nager un peu, près de chez moi, dans cette piscine à laquelle je me suis abonnée en arrivant à &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cas, je mets mon maillot de bain sous ma tenue, avant d'aller à l'école, le sac est prêt dans le couloir et je consulte vite fait mes mails, je fais un bref point du &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;taf&lt;/span&gt; qui m'attend et...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, deux heures plus tard, je suis encore devant mon &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;ordi&lt;/span&gt; et le travail a eu raison de mes belles intentions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce qui s'est passé lundi dernier, donc (bon, en plus, j'étais moyennement convaincue des vertus médicales du chlore sur ma bronchite persistante).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah, tant pis, à défaut de muscler mes cuisses, musclons les neurones (on se console comme on peut, pas vrai).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi matin, mon père m'appelle, affolé. "Dis, t'es allée à la piscine récemment?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mince, je suis démasquée. Il va comprendre que sa fille soi-disant (un peu) sportive n'est qu'une vieille loque sans volonté. Je ne vais pas mentir, hein, je suis une grande maintenant. Je dis donc que non, trop de boulot, tout ça... Il interrompt mes justifications débiles (mais pourquoi, à 36 ans, se &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;sent-on&lt;/span&gt; encore obligé de se justifier? Pathétique, &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;pff&lt;/span&gt;) par un soulagement sans nom:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il vient d'entendre sur &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;itélé&lt;/span&gt; qu'un type était décédé de la &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;légionellose&lt;/span&gt; dans cette piscine &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;nantaise&lt;/span&gt; qui se trouve être la plus proche de chez moi, que la piscine est fermée jusqu'à nouvel ordre et que tous ceux qui y sont allés, notamment ce lundi, doivent consulter s'ils souffrent de &lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-corrected"&gt;symptômes&lt;/span&gt; grippaux. Et comme la veille au soir, lorsque je l'ai vu, j'avais encore deux de tension et une toux gênante (mais pas que pour les autres, &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/le-poids-du-silence.html"&gt;&lt;em&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_9" class="blsp-spelling-error"&gt;special&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_10" class="blsp-spelling-error"&gt;tribute&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; aux cons&lt;/a&gt;), mon père a dû penser qu'avec ma veine, je n'allais pas y couper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, j'ai eu une pensée émue pour cette retranscription qui m'avait bloquée toute la journée chez moi. Oui, oui, je vous le dis, le travail, c'est la santé... Tiens, je vais pouvoir raconter ça à mon Loulou, de retour de son week-end demain, lui qui dit que ça sert à rien de bosser et que l'école, c'est "du caca de chien".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_11" class="blsp-spelling-error"&gt;Y'a&lt;/span&gt; du boulot, aussi, de ce côté;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1615185631006117969?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1615185631006117969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/le-travail-cest-la-sante.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1615185631006117969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1615185631006117969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/le-travail-cest-la-sante.html' title='Le travail, c&apos;est la santé'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2099560460183163512</id><published>2011-01-07T23:11:00.006+01:00</published><updated>2011-01-07T23:28:53.405+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tranches de vie'/><title type='text'>Le poids du silence</title><content type='html'>Ce soir, j'ai vu la connerie personnifiée. Si, si, je vous jure. Dans le train.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais tranquillement en train de réécouter Poney dans mon petit écouteur, en retranscrivant ses propos sur mon &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;ordi&lt;/span&gt;. Un moment, je sens un regard. Bah, ça doit être dans ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue, je tape, et puis je tousse aussi, je sais, ça n'a rien à voir, mais les deux ont un point commun, visiblement: ça fait du bruit. Pas facile de retenir sa quinte de toux de grabataire mais que &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;voulez-vous&lt;/span&gt;, j'ai pas encore trouvé le remède magique. Bref. Je tape, je sens de nouveau le regard. Le monsieur devant moi, mais de l'autre côté de "l'allée" (ah ah) me toise du regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis déjà fait fusiller du regard dans la journée, à l'aller et sur le quai, par deux demoiselles qui visiblement craignaient que je leur colle mon virus en intraveineuse, j'imagine. Mais là, je suis un peu sciée, je me retourne vers ma voisine avec qui j'avais échangé quelques mots au départ de la gare. Elle me confirme que je ne suis pas folle: je gêne le monsieur parce... que je tape à l'ordinateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;Waouh&lt;/span&gt;. On ne me l'avait jamais faite, celle-là. Du coup, avec ma voisine, décidément très sympa, on prend le parti d'en rire et de disserter sur la tolérance, de glisser sur la convivialité affichée de certains lorsqu'ils sont sur des réseaux sociaux par exemple, mais qui se comportent en vrais sauvages dans la vraie vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;Ouh&lt;/span&gt; la la, je suis en train de le provoquer, là, visiblement, le &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;vilain-vieil-aigri-pas-cool&lt;/span&gt;. Ma voisine me le confirme de nouveau. "Depuis que nous parlons, il n'arrête pas de se tourner. M'en fiche, je descends à &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;Angers&lt;/span&gt;, me &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;dit-elle&lt;/span&gt;, il pourra plus rien me dire!" se &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;marre-t-elle&lt;/span&gt;. &lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-corrected"&gt;Ça&lt;/span&gt; n'a l'air de rien mais j'ai du mal à m'en remettre, que l'on puisse me reprocher de tousser ou de taper sur un clavier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_9" class="blsp-spelling-error"&gt;Excuse-moi&lt;/span&gt; de vivre, Monsieur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, comme je suis partageuse, je lui enverrais bien mes microbes, sur la fin du trajet... Mais lui descend aussi à &lt;span id="SPELLING_ERROR_10" class="blsp-spelling-error"&gt;Angers&lt;/span&gt;, après un ultime regard réprobateur. A son passage, je ne peux me retenir:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La prochaine fois, Monsieur, vous prendrez votre voiture" (j'ai pas osé lui parler de jet privé, je voudrais pas qu'il se sente minable. C'est pas &lt;span id="SPELLING_ERROR_11" class="blsp-spelling-error"&gt;Sarko&lt;/span&gt; non plus, je veux dire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Rangez vos affaires de l'allée", &lt;span id="SPELLING_ERROR_12" class="blsp-spelling-error"&gt;m'ordonne-t-il&lt;/span&gt; en donnant un coup dans mon sac qui dépassait de 3 millimètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je ne rigole plus, je suis furax.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Jamais je n'ai vu une personne aussi intolérante" (j'en reviens pas d'être restée polie, en vrai!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mais je n'ai rien dit", &lt;span id="SPELLING_ERROR_13" class="blsp-spelling-error"&gt;ose-t-il&lt;/span&gt;, avec aplomb et dédain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Non, mais parfois, le silence est plus éloquent que tous les mots."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai mouché, le gars. Un comble quand on a la crève comme moi, pas vrai?;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2099560460183163512?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2099560460183163512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/le-poids-du-silence.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2099560460183163512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2099560460183163512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/le-poids-du-silence.html' title='Le poids du silence'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6948453683445795597</id><published>2011-01-05T14:21:00.007+01:00</published><updated>2011-01-05T14:36:26.127+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Un pingouin sans peur et sans poumons</title><content type='html'>Vous dire que je me suis réveillée sereine serait légèrement mentir. Je partais ce matin vers un hémicycle et en endossant mon costume de pingouin (enfin, je commence à me lâcher, j'ose le pull sur la chemise et les pompes pas cirées, c'est &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;mââââl&lt;/span&gt;), je songeais que j'allais devoir vaincre ma peur. Oui, je reprenais la même route qui m'avait valu quelques déboires et &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;Joël&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;Collado&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-corrected"&gt;amplifiait&lt;/span&gt; mes craintes, parlant de "brouillards &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;verglaçants&lt;/span&gt;". Je connaissais les pluies &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;verglaçantes&lt;/span&gt;, mais les brouillards?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'est chiant, lui, à nous angoisser en permanence avec son accent chantant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah, il était 6 heures du mat', le jour finirait bien par se lever et les connections se faire dans mon cerveau embrumé, pas vrai...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée, c'était de vaincre la peur, mais doucement. Genre, passer devant &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/le-gel-impose-des-mots.html"&gt;l'aire de repos fatale &lt;/a&gt;et lui tirer la langue, un truc aussi puéril que ça. Ma vessie de souris en ayant décidé autrement (demain, j'arrête le thé), j'ai bien dû me rendre à l'évidence, je devais marquer mon territoire là. Pile à cette aire. Les autres étaient TOUTES fermées, je vous dis pas le stress.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, vous savez quoi? Hormis le type à la tronche de satyre qui m'a fait arracher un cri de stupeur sous la &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;cabane-toute-pas-belle&lt;/span&gt;, j'ai même pas eu peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à l'heure où je vous écris, les débats sont déjà finis, je suis toujours en tenue de pingouin dans ma chambre -décatie- d'hôtel (j'allais pas non plus trouver un bon hôtel, hein, c'est pas les &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;Bisounours&lt;/span&gt; ici. Ne pas se précipiter, étape par étape, le programme de réinsertion s'il vous plaît). Et me voilà même avec un peu de temps pour toi, un truc dont je n'osais plus rêver depuis quelques temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon dieu, mon dieu, que faire de tout ce temps? Dormir? Travailler? Sortir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je crois que je vais aller déposer mes poumons à la réception (j'ai quasiment eu la &lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-error"&gt;ola&lt;/span&gt;- euh pardon, le holà- du monsieur quand il m'a entendue tousser) et puis marcher un peu, nez au vent, profiter de ce break inespéré pour juste respirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, deux heures à rien faire, moi je dis, ça c'est de la résolution de première!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6948453683445795597?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6948453683445795597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/un-pingouin-sans-peur-et-sans-poumons.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6948453683445795597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6948453683445795597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/un-pingouin-sans-peur-et-sans-poumons.html' title='Un pingouin sans peur et sans poumons'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5789163185941577126</id><published>2011-01-02T17:53:00.004+01:00</published><updated>2011-01-02T18:00:38.175+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Gueule de bois ou bois de chauffe ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/TSCtsf5R-oI/AAAAAAAAAFc/p5Ru1YNFaIk/s1600/Janvier%2B2011%2B042.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5557632920162794114" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/TSCtsf5R-oI/AAAAAAAAAFc/p5Ru1YNFaIk/s400/Janvier%2B2011%2B042.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il trône dans mon salon depuis un petit moment. Je n'ai pas encore osé le remplir, peut-être parce que mes états d'âme passent directement ici. Mais j'aime cette idée de la page blanche qui va se remplir; comme ce renouveau, symbole de la nouvelle année, où rien n'est censé changer au simple passage d'une année à l'autre mais où tous les espoirs sont permis.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme s'il suffisait que les douze coups sonnent pour balayer tous les doutes, toutes les galères. Rien de magique &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;là-dedans&lt;/span&gt;, mais il est (encore) permis de rêver, pas vrai?&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors, je vous souhaite une excellente année, j'espère la passer en votre compagnie... J'ai hâte de voir de quoi seront faits nos lendemains!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5789163185941577126?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5789163185941577126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/gueule-de-bois-ou-bois-de-chauffe.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5789163185941577126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5789163185941577126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2011/01/gueule-de-bois-ou-bois-de-chauffe.html' title='Gueule de bois ou bois de chauffe ?'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/TSCtsf5R-oI/AAAAAAAAAFc/p5Ru1YNFaIk/s72-c/Janvier%2B2011%2B042.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6822560518627659425</id><published>2010-12-31T14:26:00.003+01:00</published><updated>2010-12-31T14:29:20.075+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Post fainéant (et assumé)'/><title type='text'>Allez...</title><content type='html'>On se dit à 2011?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amusez-vous bien (et &lt;em&gt;faisez&lt;/em&gt; pas les cons, les gens, appelez Sam si vous rentrez chez vous). Ce serait dommage d'alourdir encore 2010 qui n'a guère été tendre, vous ne croyez pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous embrasse!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6822560518627659425?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6822560518627659425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/allez.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6822560518627659425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6822560518627659425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/allez.html' title='Allez...'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4124530906572275518</id><published>2010-12-30T18:25:00.004+01:00</published><updated>2010-12-30T18:42:45.440+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Y'a du mieux!</title><content type='html'>Je m'apprêtais à faire un petit &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;best-of&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;perso&lt;/span&gt; de cette année écoulée, avec le pire (la liste est longue) et le meilleur (&lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;mouais&lt;/span&gt;). Et je suis retombée sur ça:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... Enfin résister à ma gourmandise (classique, je vous dis)... Me remettre sérieusement au sport (&lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;ultra-classique&lt;/span&gt;, même)... Envoyer paître mon balai... Me lancer dans un nouveau projet... Travailler... Éviter de trop m'écouter... Expliquer la vie à mon loulou chaque fois qu'il me traitera de "tête d'oeuf"... M'activer pour que ma vie &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;perso&lt;/span&gt; évolue (non, je n'ai pas parlé de &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;Meetic&lt;/span&gt;, au secours)... Me rendre plus disponible pour les amis, ceux que j'ai notamment négligés l'an passé -trop concentrée sur autre chose...... Réduire mon temps passé sur &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;Facebook&lt;/span&gt;... Alimenter ce blog le plus régulièrement possible... Sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste de mes résolutions 2010. En concluant : "Comment ça, je fixe la barre trop haute?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roulement de tambour, les enfants, je m'en suis pas sortie si mal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis toujours aussi gourmande mais me suis (un peu) allégée, je ne fais pas autant de sport que j'aimerais mais c'est à cause du travail (et paf, deux en un!)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon balai est bien rangé en ce moment, alléluia...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai dix mille projets en tête (ah oui, parfois, il faut les concrétiser, on est d'accord)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travailler, oui, &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;disais-je&lt;/span&gt;.. Bon, c'est un peu plus complexe que prévu, mais on va parler de transition...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, je n'ai plus le temps de m'écouter. Enfin presque. La mélancolie continue de me guider trop souvent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon loulou ne m'appelle plus "Tête d'oeuf" mais n'arrête pas de me parler de &lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-error"&gt;grotasdemorve&lt;/span&gt; et de péteur (des &lt;span id="SPELLING_ERROR_9" class="blsp-spelling-error"&gt;pokemon&lt;/span&gt;, pas des amis, je vous rassure)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me rendre plus disponible pour mes amis? Euh, très bof bof pour le coup, je n'ai guère été présente. Pas assez à mon goût, en tout cas. &lt;span id="SPELLING_ERROR_10" class="blsp-spelling-error"&gt;Mea&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_11" class="blsp-spelling-error"&gt;culpa&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passe moins de temps sur &lt;span id="SPELLING_ERROR_12" class="blsp-spelling-error"&gt;Facebook&lt;/span&gt;, si si... Je m'en suis gentiment lassée, même si, paradoxalement, je trouve l'outil formidable. J'essaie de régulariser ce blog et j'y prends même mon pied...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sourire? Oui, malgré tout. Depuis mon arrivée à &lt;span id="SPELLING_ERROR_13" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt;, j'ai l'impression d'avoir évacué le nuage noir qui me polluait l'esprit, à défaut d'avoir fait sa fête à la &lt;span id="SPELLING_ERROR_14" class="blsp-spelling-error"&gt;scoumoune&lt;/span&gt; (la garce).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà... Quoi? J'ai oublié une résolution? Ah oui, le truc, là, sur la vie &lt;span id="SPELLING_ERROR_15" class="blsp-spelling-error"&gt;perso&lt;/span&gt;, avec des morceaux d'affection et d'amour dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh, je parle de résolutions, pas de miracle à accomplir ;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4124530906572275518?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4124530906572275518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/je-mappretais-faire-un-petit-best-of.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4124530906572275518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4124530906572275518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/je-mappretais-faire-un-petit-best-of.html' title='Y&apos;a du mieux!'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1408969319456113792</id><published>2010-12-29T11:18:00.006+01:00</published><updated>2010-12-29T11:42:21.254+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Pyjama day</title><content type='html'>En ces temps de paillettes et de sequins à tout va, je dénote un peu. Mon trip, que &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;dis-je&lt;/span&gt;, mon kif, c'est de passer mes journées en pyjama. Non, non, je ne frôle pas la dépression: le pyjama &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;day&lt;/span&gt;, c'est le lot de tous les &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;télé-travailleurs&lt;/span&gt; (comment ça, &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;y'en&lt;/span&gt; a qui s'habillent pour de vrai?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ on gagne du temps;&lt;br /&gt;2/ on évite le "j'ai plus rien à me mettre"&lt;br /&gt;3/ on n'énerve pas son conjoint en disant "j'ai plus rien à me mettre"&lt;br /&gt;4/ on n'a pas besoin de s'habiller, de toute façon, parce qu'on n'a pas de conjoint&lt;br /&gt;5/ on n'a pas besoin de s'habiller, de toute façon, parce qu'on n'a pas de vie sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;télé-travail&lt;/span&gt; = on met pas le nez dehors. Et hormis, parfois, un bonjour à la caissière du Super U ou à la préparatrice de la pharmacie (saleté de toux), on hiberne, mais toute l'année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hormis le fait qu'à force, le pyjama tient tout seul (enfin, je me lave, quand même, je rassure les plus hygiénistes d'entre vous), que l'on se prive des joies de la nature humaine et de la possibilité de rencontrer, en vrai, des gens, un autre inconvénient majeur du &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;télé-travail&lt;/span&gt; tient dans le harcèlement classique du commercial au téléphone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je les écoutais, j'aurais trois cuisines, quinze abonnements de magazines et plus &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;d'assurances-vie&lt;/span&gt; que mamie Zinzin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre matin, quand j'ai décroché, je préparais déjà ma réponse quand la dame m'a surprise. Elle venait me prêcher la parole de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai arrêté tout de suite. Si, à un moment, j'aurais pu me poser la question quant à son existence, certaines réalités quotidiennes me laissent davantage imaginer un sale pervers qui pose des aiguilles dans une poupée de chiffon à mon effigie qu'un Dieu tout puissant qui veillerait sur nous, pauvres hommes (question de croyance personnelle, je ne juge pas, je respecte la foi, et pas que chrétienne).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était sympa, la dame, n'a pas essayé de me vendre sa soupe (façon de parler, hein). A la fin, elle m'a juste glissé: "vous savez, à l'occasion, consultez la Bible, vous verrez que ce merveilleux livre apporte un écho aux situations quotidiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous y gagnerez en sérénité et votre vie sera plus paisible."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mince, c'était donc ça ? Depuis, j'ai arrêté le pyjama &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;day&lt;/span&gt;. Je m'habille tous les jours (comme une grande, ah ah ah) et, au lieu de répondre au téléphone, je sors prendre l'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A défaut d'être plus paisible, ma vie me laisse l'impression d'être plus structurée. Ce n'est pas peu dire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1408969319456113792?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1408969319456113792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/pyjama-day.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1408969319456113792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1408969319456113792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/pyjama-day.html' title='Pyjama day'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5561072335125573217</id><published>2010-12-26T17:39:00.010+01:00</published><updated>2010-12-26T18:04:55.474+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='N&apos;importe quoi'/><title type='text'>Murée dans votre silence</title><content type='html'>Bon, je vous aurais bien raconté comment je n'ai pas mangé de dinde (je ne suis pas une cannibale) mais de la pintade (ah si, finalement) ou pourquoi j'ai repris un verre de (bon) rouge, mais je vois que vous avez tous filé... Oui, mon &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-corrected"&gt;ego&lt;/span&gt; de &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;blogueuse-à-trois-lecteurs&lt;/span&gt; en prend un coup, je ne lis plus quatre, plus trois, plus deux, plus un...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Roulement de tambour]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(J'ai fait speaker de cirque, dans une autre vie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... mais zéro commentaire, alors bon, j'ai un peu l'impression de parler à un mur. Et vous savez bien qu'il n'y a que sur &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;facebook&lt;/span&gt; où on peut parler à un mur sans avoir l'air débile (quoique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, je ravale ma fierté, je fais celle qui devient &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;alzheimer&lt;/span&gt; sur son blog et je prends un air digne : "ouais, j'ai un truc sur le &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;ouebe&lt;/span&gt;, là, j'y vais de temps en temps... " Alors que l'un de mes premiers réflexes le matin est d'aller vérifier les commentaires (Oui, je sais, on ne va pas reparler du côté pathétique de mon quotidien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, j'oublie tout, je démarre mon hibernation parce que la vie, elle est vraiment trop injuste (j'ai aussi été &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;caliméro&lt;/span&gt; dans une autre vie), je colle des bougies partout (pas avec de la vraie colle, les gars, c'est une expression, en vrai je me brûle avec des allumettes avant de faire venir la petite flamme), j'ai mis de la musique douce et funky (si si, c'est possible), je sirote du thé brûlant, mon &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;ordi&lt;/span&gt; sur les genoux (c'est pas comme si j'avais deux bureaux) et je bosse sur &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/loie-et-la-jeune-fille-de-86-ans.html"&gt;Poney&lt;/a&gt; (pas le faux cheval, vous le faites exprès ou quoi?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'arrête: je vais encore me prendre du vent. Je parle à un mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux même pas saouler mon Loulou, l'est pas là. Comment ça, je &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/un-marabout-pour-noel.html"&gt;l'ai déjà dit?&lt;/a&gt; Bah vous voyez que vous suivez? Ah, c'est vrai, &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;y'a&lt;/span&gt; personne (impression de devenir dingue à parler toute seule).&lt;br /&gt;Je crois que je deviens dingue, en fait (ou l'étais-je déjà? J'ai comme un doute).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive les vacances, tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, on me dit que 3615&lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-error"&gt;mylife&lt;/span&gt;, c'est lassant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, j'y avais pas songé;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ah au fait: je précise que ce post n'a rien d'un appel au secours et je ne suis pas sur un balcon en jurant de m'y jeter si aucun commentaire n'est écrit d'ici demain. Dehors, y'a la guerre et des idiots, c'est plus pire comme dirait Loulou.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5561072335125573217?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5561072335125573217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/muree-dans-mon-silence.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5561072335125573217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5561072335125573217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/muree-dans-mon-silence.html' title='Murée dans votre silence'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-2505074170586615536</id><published>2010-12-24T19:21:00.003+01:00</published><updated>2010-12-24T19:26:51.021+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Un marabout pour Noël</title><content type='html'>Certains passent leur 24 décembre à courir après les derniers cadeaux. Avant de les planquer, si le petit dernier croit encore au gros barbu rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, j'ai bien empaqueté les présents pour mon Loulou qui ne les découvrira pourtant qu'en 2011, maintenant, parti fêter Noël loin, chez son papa (bouhouhouh... sortez les mouchoirs). Et sinon, je fais la grève de l'achat, je dis stop au consumérisme à tout crin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et d'autant plus que j'avais mieux à faire ce matin: j'implorais l'imbécile qui m'a jeté un mauvais sort de cesser son acharnement... Histoire de tuer le temps en attendant le dépanneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, j'ai encore crevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y'a un moment où ça s'arrête?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je vous souhaite à tous un Joyeux Noël, en tout cas, en espérant qu'il y ait des vrais morceaux de gaieté dedans;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-2505074170586615536?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/2505074170586615536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/un-marabout-pour-noel.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2505074170586615536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/2505074170586615536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/un-marabout-pour-noel.html' title='Un marabout pour Noël'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4532980872066555913</id><published>2010-12-23T20:28:00.009+01:00</published><updated>2010-12-23T21:12:20.425+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poney et moi'/><title type='text'>L'oie et la jeune fille de 86 ans</title><content type='html'>La journée avait bizarrement commencé et je regardais la neige tomber d'un oeil circonspect (l'autre était encore fermé, histoire de gagner quelques microsecondes de sommeil).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, j'ai vaincu mon appréhension: je n'allais pas &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/le-gel-impose-des-mots.html"&gt;ENCORE &lt;/a&gt;glisser sur une plaque de verglas (c'est pas comme si je collectionnais les galères).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un moment, sur l'autoroute, j'ai vu la voiture tanguer devant moi. Ah, une plaque de verglas, peut-être?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non... La voiture a évité l'obstacle, elle. Qui est arrivé direct sur moi (ou est-ce moi qui suis arrivé sur lui? Euh, oui). Un animal affolé - on aurait dit une oie si j'en crois l'image fugace que j'ai eue de son long cou. "Loulou, attention!" ai-je juste eu le temps de dire, en regardant vite fait dans mon rétro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute cassée, la bête. Les plumes ont volé et j'ai fait un signe, comme pour m'excuser, à l'automobiliste derrière qui s'est pris les résidus de la charpie. &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;Oups&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/dommages-collateraux-dune-dextermania.html"&gt;Mon potentiel psychopathe de fils&lt;/a&gt; m'a demandé de quoi il s'agissait. Avant de conclure. "C'est pas très gentil, ce que t'as fait."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, j'avais pas le temps de foncer dans la rambarde, d'appeler l'ambulance et tout ça. J'avais déjeuner entre amis - ah, bonheur. Et je dis pas ça juste parce que je sais qu'ils lisent ce blog, je suis au dessus de ces considérations, &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;pff&lt;/span&gt; - et puis Poney. Si, &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/11/la-sauce-du-fantome.html"&gt;vous vous souvenez&lt;/a&gt;... Je sais, ça faisait un moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, aujourd'hui, je l'ai redécouverte. Je ne sais pas pourquoi, j'ai eu l'impression de rentrer davantage dans son monde. Certes, tout s'y prêtait. Au lieu du cabanon dans le jardin, trop frisquet en cette période, nous étions dans sa chambre- s'apparentant davantage à une suite, avec salon et bureau, je vous l'accorde. Elle avait envie de parler. Et j'avais préparé l'entretien (un minimum, on est d'accord).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne l'ai jamais trouvée aussi belle. En fait, j'ai réalisé que je n'avais jamais trouvé une personne " d'un certain âge" belle, au sens premier du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poney a conservé sa beauté, défiant le temps. C'est un truc inouï. Ses traits, par exemple, m'ont semblé plus lisses aujourd'hui. Ses yeux bleus, maquillés, mutins, disaient tout de la malice du personnage. Sa bouche rouge était celle, gouailleuse, d'une jeune fille. Elle marchait sans son parapluie, élégant substitut à la classique canne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui m'a le plus impressionnée, c'est de retrouver ces touches de candeur, au détour d'un regard ou d'un sourire, cette gourmandise pour les bonnes choses de la vie - sexe et chocolat, entre autres - au delà de quelques tristes révélations sur sa vie d'avant, sur sa vie d'aujourd'hui. Je connaissais sa fierté &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;d'Irlandaise&lt;/span&gt;, son humour parfois décapant, sa vulnérabilité et son paradoxal aplomb, mais je n'avais pas encore saisi ce petit plus qui me l'a rendue aujourd'hui plus proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, nous avions l'une et l'autre envie de prolonger l'instant, je crois, et elle m'a offert un thé, dissertant, en &lt;em&gt;off&lt;/em&gt;, sur tout et rien. Avec toujours une analyse subtile et &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-corrected"&gt;humoristique&lt;/span&gt; de son environnement. Avec l'oreille fine et attentive, aussi. Malgré ses craintes, son cerveau est bien intact et vivace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas où cette aventure nous mènera, elle et moi. Mais penser que cette femme hors du commun attend un manuscrit avec une impatience de gosse me réjouit, montrant à quel point certaines âmes ne seront jamais blasées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4532980872066555913?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4532980872066555913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/loie-et-la-jeune-fille-de-86-ans.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4532980872066555913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4532980872066555913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/loie-et-la-jeune-fille-de-86-ans.html' title='L&apos;oie et la jeune fille de 86 ans'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1843928601159242259</id><published>2010-12-22T18:52:00.001+01:00</published><updated>2010-12-22T18:52:00.292+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>Dommages collatéraux d'une dextermania</title><content type='html'>&lt;em&gt;Je précise en préambule que Loulou n'a jamais regardé la moindre seconde de Dexter et vous prie donc de raccrocher tout de suite, l'appel à la DDASS est inutile. Un hôpital psy, serait peut-être plus approprié, cela dit.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"- Maman?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est qui ton Dieu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais bien que je suis athée, je n'ai pas de Dieu."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Mine déconfite de l'enfant. Vite, ne pas trop l'angoisser)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"- Et toi, loulou, c'est qui ton Dieu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben, c'est toi, maman!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Mine étonnée mais réjouie de la &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;dite-maman&lt;/span&gt;. Vite, lui signifier que je n'ai pas les pouvoirs d'obtenir tous les &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;Pokemon&lt;/span&gt; de la terre dans notre maison, au simple titre de ma puissance divine).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"-Ah oui? Je suis ton Dieu? Hum. On n'avait pas piscine, aujourd'hui?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ange passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"- Maman?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est quoi un psychopathe?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(la maman cherche le lien avec la conversation précédente, en vain).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" - Euh, c'est une personne qui veut tuer des gens."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(mine circonspecte de Loulou. Il réfléchit. Vite, insister pour qu'il comprenne.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" -Tu sais, loulou, un psychopathe, c'est un méchant, un malade mental."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Loulou regarde &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;maman-Dieu&lt;/span&gt; avec un grand sourire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"- Tu sais, quand je serai grand, je serai psychopathe!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tuer &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;Dieu-sa&lt;/span&gt; mère, peut-être ? &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;Pff&lt;/span&gt;, demain, j'arrête &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;Dexter&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1843928601159242259?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1843928601159242259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/dommages-collateraux-dune-dextermania.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1843928601159242259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1843928601159242259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/dommages-collateraux-dune-dextermania.html' title='Dommages collatéraux d&apos;une dextermania'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1683168010846050427</id><published>2010-12-21T18:15:00.006+01:00</published><updated>2010-12-21T18:49:06.901+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Hara-Kiri ou le choix d'une vie bordélique</title><content type='html'>Pourquoi n'ai-je donc pas le droit de me plaindre ? (c'est vrai, quoi, en bonne Française, c'est inscrit dans mes gênes, normalement)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que j'ai trouvé un trésor?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que j'ai trouvé un millionnaire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que chaque matin, quand je me regarde dans la glace, je me trouve formidablement belle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que le &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;Dalaï&lt;/span&gt; Lama m'a demandé d'être son nègre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que je suis courtisée par le clone de George &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;Clooney&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que Le Monde et ELLE viennent de me proposer tour à tour une chronique régulière ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que le plus gros restaurateur &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;nantais&lt;/span&gt; m'a offert une place de chef pâtissier, après avoir goûté un morceau de cannelé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant d'hypothèses hautement improbables, auxquelles je n'essaierai même pas de vous faire croire, je sais bien qu'on vous ne la vous fait pas, à vous (un peu de démagogie ne peut pas faire de mal en cette période douce-amère).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je vous disais que je ne peux pas me plaindre parce que... A-t-on légitimement le droit de se plaindre quand on fait son propre malheur? Ou, dans le cas présent, qu'on organise son &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;auto-sabotage&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous souvenez de ce &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/10/sale-coup-pour-la-girouette.html"&gt;poste&lt;/a&gt;, de cet &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/quand-le-masque-tombe.html"&gt;entretien &lt;/a&gt;et du drôle de &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/11/dilemme.html"&gt;dilemme &lt;/a&gt;qui se posait: rester à &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt; sans boulot fixe, de débrouilles en vadrouille, ou choisir la voie (chiante?) de la raison, &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;redéménager&lt;/span&gt;, retourner au Mans et travailler sur un poste "normal", avec un boulot "normal", une vie "normale"? Bon, après ça, vous avez une idée de ce que, MOI, j'avais envie, mais enfin, j'admets que n'avoir plus à jongler en permanence avec Loulou/le temps/les angoisses du lendemain/les sous/les angoisses tout court, présentait quelques aspects rassurants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais donc passé cet entretien en &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;m'auto-sabordant&lt;/span&gt;, donc, dès le départ, en indiquant que je venais de déménager à &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt;, rendant caduc ma candidature, peu ou prou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le recul, je me suis trouvée bien prétentieuse de penser que j'étais la seule à avoir les clés en main. Après tout, sept autres candidats avaient été retenus, peut-être, que &lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-error"&gt;dis-je&lt;/span&gt;, sans doute étaient-ils bien meilleurs et &lt;span id="SPELLING_ERROR_9" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt; ou pas, je n'aurais pas correspondu, de toute façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que j'avais une "taupe", un copain qui bosse dans le &lt;span id="SPELLING_ERROR_10" class="blsp-spelling-error"&gt;dit-service&lt;/span&gt; pour lequel je postulais. Et qui m'a annoncé le choix "par défaut" de son employeur: "après les entretiens, vous étiez deux sur le poste, deux sur qui ils avaient flashé. Et c'est uniquement parce que tu es à &lt;span id="SPELLING_ERROR_11" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt; qu'ils ne t'ont pas choisie."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_12" class="blsp-spelling-error"&gt;Ahem&lt;/span&gt;. &lt;span id="SPELLING_ERROR_13" class="blsp-spelling-error"&gt;Shit&lt;/span&gt;. Même pas l'excuse de "c'est pas ma faute, c'est pas moi, c'est les autres..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de nouveau, me &lt;span id="SPELLING_ERROR_14" class="blsp-spelling-error"&gt;direz-vous&lt;/span&gt;, je connaissais les données dès le départ et je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, si l'on veut. Je vais donc continuer mes soirées en tête à tête avec mon &lt;span id="SPELLING_ERROR_15" class="blsp-spelling-error"&gt;ordi&lt;/span&gt;, et laisser passer là une chance qui m'était offerte de me raccrocher au wagon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vous savez quoi? Je ne suis pas certaine que j'aurais tant apprécié ce "confort", cette vie cadrée, coincée dans un bureau plus que de raison. Je ne ressens pas d'amertume, j'ai juste l'impression que ce mauvais timing n'est pas innocent. &lt;span id="SPELLING_ERROR_16" class="blsp-spelling-corrected"&gt;Ça&lt;/span&gt; devait se passer ainsi, voilà tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je laisse ce chemin de côté et je poursuis mon aventure, si chaotique &lt;span id="SPELLING_ERROR_17" class="blsp-spelling-error"&gt;soit-elle&lt;/span&gt;. De toute façon, j'aime bien nager à contre-courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour ça, parole de galérienne, rien ne vaut les rames.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1683168010846050427?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1683168010846050427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/hara-kiri-ou-le-choix-dune-vie.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1683168010846050427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1683168010846050427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/hara-kiri-ou-le-choix-dune-vie.html' title='Hara-Kiri ou le choix d&apos;une vie bordélique'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5057426840924482098</id><published>2010-12-20T10:50:00.013+01:00</published><updated>2011-12-21T11:05:55.764+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>La fêlure</title><content type='html'>Plus les jours passent (dans ma petite vie, hein, pas dans cette saleté hivernale) et plus j'ai l'impression d'être un peu fêlée de la cafetière. Décalée, définitivement décalée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, ne vous méprenez pas, j'adore le décalage, promesse de burlesque, de surréalisme et d'absurdité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais plus dans les films ou les bouquins, vous voyez bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me prendre sans cesse les pieds dans le tapis, c'est drôle, ça fait rire les autres, mais j'ai une fâcheuse tendance à m'en lasser lorsque je suis sans cesse le dindon de la farce (le premier qui dit que j'ai une tête de pintade, je le... farcis à Noël, 'fera moins le malin).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous rassure, il ne m'est rien arrivé de grave ce week-end. Ni incendie, ni vol, ni perte (mais où est ma carte de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;médiathèque&lt;/span&gt;, les enfants, où est-elle? ça me fout en l'air, ça), ni dégâts des eaux, ni &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;coinçage&lt;/span&gt; dans l'ascenseur (quoique, mon nouveau voisin répond à certains critères de l'intelligence physique, ne serait-ce que le détail d'une femme qui semble vivre avec lui, j'irai bien lui demander du sel).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien, si ce n'est un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;micro-épisode&lt;/span&gt; grippal qui a bien failli me laisser sur le flanc mais que j'ai combattu, à coups de méthode &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Coué&lt;/span&gt;, répétant tel un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;mantra&lt;/span&gt; tu n'es pas malade, tu n'es pas malade, tu n'es pas malade... Tout simplement parce que ce scénario est juste inconcevable, à moins d'avoir envie de passer mes réveillons l'oreille tendue vers le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;PRU&lt;/span&gt; ou le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;SCOT&lt;/span&gt; en cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, ce n'est pas la fièvre qui parle, je vous assure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous parle bien des dernières retranscriptions, que je ne me lasse pas d'accepter, appâtée par le gain (entre autres, mais surtout, quand même).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, la maladie est devenue un luxe pour moi, pour tous les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;TNS&lt;/span&gt; (travailleurs non salariés), &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;auto-entrepreneurs&lt;/span&gt; ou chefs &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;d'enteprise&lt;/span&gt; d'une &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;TPE&lt;/span&gt; (ça y est, je suis touchée &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;syndrome&lt;/span&gt; des acronymes, déformation professionnelle. Bientôt, vous devrez apprendre à lire en crypté et passer sur google toutes les trois secondes pour comprendre de quoi je cause. Et non, je ne vous prends pas pour des abrutis). Finis, les arrêts maladie à rallonge pour virus et cassage de jambe divers, il faut être sur le pont...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le rapport avec le décalage, alors? Ah oui, je sais, tout ça est un peu décousu. Eh bien, submergée de travail, un comble pour la chômeuse que je suis de moins en moins (et que je ne regrette pas, je vous confirme), j'ai décidé d'en finir hier soir avec l'une des missions, sachant qu'il me restait quelques longues dizaines de minutes d'écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix minutes d'écoute = une bonne heure dans la vraie vie. A force, j'ai fait le compte (je sais, ça fait peur, surtout à la perspective des huit heures qui m'attendent après ça).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc décidé d'en finir hier soir, non pas avec la vie, bien sûr, même si j'aurais eu quelques circonstances atténuantes, mais avec cette mission, histoire de passer à la suivante, et surtout à Poney. E&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;xplosée&lt;/span&gt; de fatigue, je grelottais sous mon plaid et mes trois couches de T-shirt, chemise, gilet (on n'est pas sur un blog &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;glamour&lt;/span&gt;, je crois que vous l'aurez compris) (cela dit, je suis restée digne, sans la goutte au nez, je veux dire) (avec, quand même, mes cheveux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;raplapla&lt;/span&gt;, ce qui, quand on se balade comme moi avec la coupe Jackson &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Five&lt;/span&gt;, s'avère le signal ultime de la souffrance de mon organisme -&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;croyez-le&lt;/span&gt; ou non, je venais d'écrire "orgasme" avant de réaliser ma boulette!) (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;y'a&lt;/span&gt; encore quelqu'un, après toutes ces parenthèses? &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Ça&lt;/span&gt; mérite un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;kinder&lt;/span&gt; surprise, ça, avec le foutu papa noël dedans).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, alors que tout me conduisait sous la couette sans délai pour aller ruminer sur cette garce de grippe et l'absurdité de mon rythme actuel, j'ai pris mon &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;ordi&lt;/span&gt; et écouté le Maire rire des absurdités de son opposante n°1. Limite envoûtée et fascinée par tant de mauvaise foi, j'ai tapé, tapé et... bouclé le boulot. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Alléluia&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 2 heures du mat', avec un loulou qui se lève régulièrement entre 7 h et 9h (j'ai une marmotte, ouf) et donc la fièvre, qui me laissait maintenant en sueur. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Aïe&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire, c'est que j'ai encore du pain sur la planche, avec cette nécessité de vivre en décalé - la journée avec Loulou, le soir (je n'ose parler de nuit, je vais en frissonner de nouveau) avec mon travail... vampirisant, le terme me semble adéquat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois les &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;sceptiques&lt;/span&gt;, dans le fond, qui hurlent à l'imposture. Quoi, tu te dis fêlée juste parce que tu traînes un peu devant ton écran le soir - et pas pour chercher l'homme de ma vie, ah ah ah - pour un boulot que, de toute façon, tu dois rendre, alors que tu as 37°6 (je schématise, les gens de mauvaise foi versent souvent dans la caricature, de toute façon). En fait, si ça ne tenait qu'à ce détail, ils auraient raison. Mais ce détail actuel a tendance à se répéter encore et encore, ces derniers mois, et j'ai l'impression de ne faire rien d'autre que me raccrocher à cette branche du travail intensif pour ne pas &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;basculer&lt;/span&gt; dans la précarité la plus totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les mots, parfois, limitent ma pensée, forcément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce blog n'est que la partie immergée de l'iceberg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, je vous raconterai pourquoi je n'ai pas le droit de me plaindre (d'ailleurs, je souris, là).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-5057426840924482098?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/5057426840924482098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/la-felure.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5057426840924482098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/5057426840924482098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/la-felure.html' title='La fêlure'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6601065943427852649</id><published>2010-12-18T10:39:00.006+01:00</published><updated>2010-12-18T11:49:04.746+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>Ma vie est un sketch</title><content type='html'>Je pensais l'avoir déjà utilisé, ce titre, pour sa force d'illustration. Vous commencez à me connaître et vous savez combien j'aime alimenter les rubriques de &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;viedemerde.com&lt;/span&gt;. A vrai dire, je suis un peu miss catastrophe, je dois avoir des gênes &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;Pierre-richardesques&lt;/span&gt;, un truc de ce genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 36 ans, je fais encore peur à mes parents, lorsque, en voyage ou en déplacement, je les appelle. "Mais que nous a-t-elle encore inventé?" &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;pensent-ils&lt;/span&gt;. Limite s'ils ne tombent pas par terre quand il est juste question de prendre des nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle nous cache quelque chose, c'est sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelque temps, &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/le-gel-impose-des-mots.html"&gt;vous &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;disais-je&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, j'avais l'impression que la &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;scoumoune&lt;/span&gt; m'avait lâché la grappe, un peu. Oh, d'accord, il y a eu quelques petits aléas, mais j'étais sur la bonne voie. Louche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, après l'opération &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;je-pète-ma-roue-sur-une-plaque-de-verglas&lt;/span&gt; et le rapatriement à l'arrache dans une cité &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;rennaise&lt;/span&gt; qui me rappelle toujours &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/04/trois-chats-des-poissons-et-un-cafe.html"&gt;quelques doux souvenirs&lt;/a&gt;, &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;croyez-le&lt;/span&gt; ou non, j'étais en place, derrière mon écran, les oreilles grande ouvertes, les doigts chauffés et le dictaphone branché pour réaliser la retranscription des débats - terme générique pour définir l'une des mille possibilités d'avoir la tête en chou fleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, l'un des employés de l'institution s'était bien inquiété de la charge de mes bagages, vu que, forcément, je traînais mon sac pour la nuit - celui que j'aurais dû laisser à l'hôtel, sans cette maudite plaque. Bref. J'ai pris mon air le plus digne et je suis allée vite fait planquer tout ça au vestiaire. D'autant qu'un (excellent) bouquin avait eu la bonne idée de mettre sa tête hors de sa poche. Cancer in &lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-error"&gt;the&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_9" class="blsp-spelling-error"&gt;city&lt;/span&gt;, que ça s'appelle. A la tête de l'employé, j'ai hésité à me justifier, à lui dire que s'il s'agissait d'une histoire réelle, ce n'était pas la mienne, je ne cherchais pas des réponses à mon questionnement actuel et que mes cheveux n'était pas le fruit d'une perruque - même si j'admets que la masse inimaginable que je porte pourrait prêter au doute - &lt;span id="SPELLING_ERROR_10" class="blsp-spelling-error"&gt;jackson&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_11" class="blsp-spelling-error"&gt;five&lt;/span&gt;, sors de ce corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je l'ai joué discrète - autant que faire se peut. Et quand je suis ressortie de là, six longues heures plus tard, la tête bien farcie comme prévu, je me suis dit que j'en avais fini avec cette journée bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coup de bol, je vois un bus, que je suis censée prendre pour rejoindre mon hôtel (que j'avais choisi pas cher, donc loin du centre, forcément). La chance est de retour, les enfants; j'ai pris mes trois sacs et hop, hop, ah oui c'est vrai faut payer... Euh, vous acceptez la carte bleue, madame? Pas un sou. "Ah ben non, mais vous avez des distributeurs" me &lt;span id="SPELLING_ERROR_12" class="blsp-spelling-error"&gt;dit-elle&lt;/span&gt;, tout en m'ayant embarquée malgré tout. A l'arrêt suivant, je descends la mort dans l'âme, sous une pluie battante (et sans parapluie, mais en même temps, j'ignore par quel tour de passe-passe j'aurais pu le tenir, chargée comme un baudet), tandis que la conductrice avoue, gênée, "qu'à cette &lt;span id="SPELLING_ERROR_13" class="blsp-spelling-error"&gt;heure-là&lt;/span&gt;, &lt;span id="SPELLING_ERROR_14" class="blsp-spelling-error"&gt;y'en&lt;/span&gt; a moins souvent, des bus".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je cherche un distributeur. Je cherche, je cherche, je cherche, rien. Je suis en plein centre et je n'en vois pas un. Ah, un monsieur physiquement intelligent se présente, vite vite, saisir l'opportunité, ça se trouve, cette plaque de verglas était là pour changer mon destin, sans elle, jamais je ne l'aurais rencontré, cet homme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut vraiment que j'arrête les drogues, moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'a vaguement signifié un parcours STRICTEMENT opposé au sien, au cas, sans doute, où j'aurais la malheureuse idée de vouloir le suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un &lt;span id="SPELLING_ERROR_15" class="blsp-spelling-corrected"&gt;râteau&lt;/span&gt;, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, je peux le comprendre. Chaque minute qui passait terminait d'achever ma coupe &lt;span id="SPELLING_ERROR_16" class="blsp-spelling-error"&gt;jackson&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_17" class="blsp-spelling-error"&gt;five&lt;/span&gt;, tandis que mon bras pliait sous le poids des sacs. &lt;span id="SPELLING_ERROR_18" class="blsp-spelling-error"&gt;Miam&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô miracle, cinq minutes plus tard, je dégotte l'objet magique, le distributeur. Je tape mon code, tout ça, prenez vos billets, qu'il me dit le monsieur (ou la dame, on sait jamais très bien derrière &lt;span id="SPELLING_ERROR_19" class="blsp-spelling-error"&gt;l'ordi&lt;/span&gt;) et hop... Rien. Pas de billet. Je viens d'être délestée de 30 euros contre rien. Sur ce, une demoiselle arrive, je la préviens de ce coup du sort, elle me dit que ça lui était déjà arrivé au même distributeur mais que, ELLE, elle était allée récupérer les sous dans l'agence, encore ouverte. A 20h30, je sais pas pourquoi, &lt;span id="SPELLING_ERROR_20" class="blsp-spelling-error"&gt;y'avait&lt;/span&gt; plus de lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Proche de l'abattement, je ris jaune en lui disant que cette journée ne pouvait pas finir autrement. "Si ça peut vous rassurer" me &lt;span id="SPELLING_ERROR_21" class="blsp-spelling-error"&gt;répond-elle&lt;/span&gt;, "je venais retirer de l'argent pour boire un coup, une amie s'est tuée sur les routes en &lt;span id="SPELLING_ERROR_22" class="blsp-spelling-error"&gt;Picardie&lt;/span&gt; hier soir. Elle s'est pris une plaque de verglas."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle se retourne, filant dans la nuit pluvieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ça me rassure? Euh, pas vraiment. Si ça me déprime un peu plus, oui. Bon, je relativise, je suis toujours vivante, j'ai mes deux bras, mes deux jambes, un cerveau un peu perturbé mais globalement là, en témoigne la douleur qui ne cesse de l'étreindre. &lt;span id="SPELLING_ERROR_23" class="blsp-spelling-corrected"&gt;Ça&lt;/span&gt; tape, ça tape, une vraie boum, là dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins, &lt;span id="SPELLING_ERROR_24" class="blsp-spelling-error"&gt;y'en&lt;/span&gt; a qui s'éclatent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, j'ai fini par trouver un bus. C'est lorsqu'une dame peu avenante m'a fait une réflexion sur la place que prenaient mes bagages que j'ai senti les larmes monter. Je vous passe l'accueil déplorable à l'hôtel, l'absence d'une quelconque restauration . Ah mais vous pouvez commandes des pizzas, un livreur passera!" m'a suggéré le réceptionniste. (&lt;span id="SPELLING_ERROR_25" class="blsp-spelling-error"&gt;Youpi&lt;/span&gt;, de la bonne pâte immonde, qui te donne l'impression d'avoir avalé un litre de &lt;span id="SPELLING_ERROR_26" class="blsp-spelling-error"&gt;smecta&lt;/span&gt;, quelle bonne idée). Bon, j'ai renoncé à manger, sinon une pomme qui traînait dans mon sac, pour prendre une longue douche qui te lave les idées noires (normalement) et surtout aller me coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que j'ai pris là ma décision la plus raisonnable de la journée. Enfin, presque. Si seulement les murs n'étaient pas en papier de cigarette, si seulement mes voisins de chambre n'avaient pas décidé de faire la fiesta, si seulement je n'avais pas eu l'idée de tester la ligne &lt;span id="SPELLING_ERROR_27" class="blsp-spelling-error"&gt;wifi&lt;/span&gt; défaillante de l'hôtel (parce que j'avais quand même du boulot à finir, je sais, c'est nul) qui a eu le don de m'agacer, si seulement je n'avais pas dû me lever à 6 heures du mat, je pense que j'aurais presque eu l'impression de juste souffler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai craint le pire le lendemain matin, lorsque le chauffeur de bus, à l'haleine fétide, m'a limite envoyé bouler et que, ayant raté le bon arrêt, j'ai dû recommencer le chemin de croix, avec bagages, mauvaise humeur et envie d'être à &lt;span id="SPELLING_ERROR_28" class="blsp-spelling-error"&gt;Honolulu&lt;/span&gt; de plus en plus pressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais finalement, j'ai eu un bol &lt;span id="SPELLING_ERROR_29" class="blsp-spelling-error"&gt;monstrueux&lt;/span&gt;, puisqu'un chauffeur de l'institution (le fameux employé, un peu suspicieux quant à mon cancer imaginaire, quand même) m'a déposé au garage, à la &lt;span id="SPELLING_ERROR_30" class="blsp-spelling-error"&gt;mini-pause&lt;/span&gt; du midi (vous savez, celle où on mange, de façon très classique), après cinq heures de débats matinaux, que j'ai pu reprendre le volant sous la neige et retourner à l'assemblée l'après-midi. Le tout sous le regard inquiet des Conseillers, jetant régulièrement un oeil à la verrière extérieure pour scruter l'état du ciel. Oui, j'ai eu du bol de quitter la ville le soir, alors que les flocons de neige auguraient d'une bonne galère routière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, la ville est bloquée. Le bus de mon chauffeur à l'haleine fétide est bloqué. Et moi, je suis bien au chaud, à vous raconter une simple journée, une journée comme j'aimerais en voir moins souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, c'est vrai, sans scoumoune, ma vie n'aurait pas la même saveur...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6601065943427852649?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6601065943427852649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/ma-vie-est-un-sketch.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6601065943427852649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6601065943427852649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/ma-vie-est-un-sketch.html' title='Ma vie est un sketch'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3790393062977242272</id><published>2010-12-16T13:31:00.005+01:00</published><updated>2010-12-16T13:35:49.429+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='3615 mavie'/><title type='text'>le gel (imposé) des mots</title><content type='html'>Je voulais disserter sur la sérénité qui avait envahi ma vie. Sur l'équilibre qui semblait naître de cette nouvelle vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je viens de me prendre une plaque de verglas et ma roue n'a pas, mais alors pas du tout apprécié. La jante non plus. Toutes cassées, les filles. Oh, c'est pas comme si j'étais sur une aire de repos, pas comme si j'avais rendez-vous avec des gens dans un hémicycle à quelques kilomètres de là, à une heure précise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, j'en rajoute un peu, je passais vite fait pour vous dire que... je reviens, justement, dès que je trouve quelques minutes pour vous raconter comment rendre au mieux sa vie pathétique vivable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alambiqué? A peine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3790393062977242272?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3790393062977242272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/le-gel-impose-des-mots.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3790393062977242272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3790393062977242272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/le-gel-impose-des-mots.html' title='le gel (imposé) des mots'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-4347431865222153345</id><published>2010-12-12T22:18:00.008+01:00</published><updated>2010-12-12T22:44:42.765+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='N&apos;importe quoi'/><title type='text'>Human Bomb et le poulpe</title><content type='html'>&lt;em&gt;Âmes sensibles, attention: ce post n'épargne pas nos amis les poulpes. Personnellement, j'aime bien ça, plutôt assaisonnés et sans la parole. C'est moins effrayant et plus ragoûtant.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon amie se retourne vers moi, complètement chamboulée. Elle me fait signe de regarder devant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis dans un siège, au milieu d'une boutique pleine de bric et de broc, un humain de type phénoménal lit un magazine local (je suis une poétesse malgré moi). Un vrai physiquement intelligent, mais qui sourit, en plus. Genre le petit détail en plus, qui donne envie d'aller s'asseoir directement sur ses genoux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on est dans la vraie vie, je me contente de le regarder, fascinée par ce cocktail de charme, de beauté et de sympathie incarnés, et je vois bien le manège de mon amie qui trouve absolument merveilleux ce porte-manteau en... raquettes de tennis alors que, objectivement, c'est certes créatif mais franchement moche. Mais juste à côté de Human Bomb, donc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à moi, je tente la tactique du rapprochement par l'objet commun, en faisant mine de m'intéresser au dit-journal, qui semble tellement l'intéresser, feuilletant nonchalamment l'un des exemplaires posés sur une table. Comme si j'allais créer une sorte de connivence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdues dans nos rêveries, nous voilà sur notre petit nuage. La mort dans l'âme, nous quittons la boutique parce que, clairement, que peut-on espérer d'autre que ce sourire désarmant qu'il nous a lancé, à l'une et à l'autre ? Rien, sinon l'idée de conserver ce doux souvenir. Perdues dans nos rêveries, disais-je, nous reprenons la voiture. Alors que je suis prête à démarrer, un homme sur le trottoir me fait signe, me demande une minute d'attention. J'ouvre la vitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'a pas l'air tout seul dans sa tête, à vrai dire. Je lui trouve aussi une vague ressemblance avec un... mollusque, peut-être? Les yeux, surtout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'anime. Et me demande... de quelle année date ma voiture. Parce que lui, il a une 106 mais elle est en fin de vie et il voudrait savoir si une 306, bah, c'est aussi bien qu'il le croit, parce que quand même, c'est du solide ces bagnoles-là et blablabla...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retiens de rire. Mon amie ne tient plus, elle pouffe et j'abrège les débats avec ce monsieur, gentil au demeurant, en lui assurant que ça, c'est de la bonne bagnole. Il semble rassuré. Comme si je lui avais ôté un petit doute. Oui, pas méchant, juste un peu fêlé de la cafetière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, nous sommes allées au marché. Et j'ai trouvé à qui me faisait penser ce monsieur, en choisissant les antipasti, sur un stand ma foi fort alléchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un poulpe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c'est ça ma vie. Je rêve qu'une bombe humaine daigne me parler... Et je me fais accoster par un pas fini aux airs de poulpe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation présente quelques avantages : au moins, je garde les pieds sur terre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-4347431865222153345?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/4347431865222153345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/human-bomb-et-le-poulpe.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4347431865222153345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/4347431865222153345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/human-bomb-et-le-poulpe.html' title='Human Bomb et le poulpe'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-9200525449394966613</id><published>2010-12-09T09:10:00.006+01:00</published><updated>2010-12-09T09:47:49.764+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>Parenthèses</title><content type='html'>Je ne sais pas si c'est de saison, mais j'ai passé ma journée, hier, à enguirlander Loulou. J'ai même songé à le coller, malgré le froid, au foot mais j'ai eu un relent d'humanité (de culpabilité?) et me suis résignée à ce qu'il reste comme un lion en cage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa première dent était tombée et, tel un condamné à mort qui ne croit plus à son amnistie malgré son innocence, il n'a pu contenir sa joie lorsque le dentiste l'a gentiment soulagé. Alors, forcément, derrière, c'était un peu la fête du slip. Et le cauchemar de maman, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, changement de programme. Doux comme un agneau, même pas besoin de sortir les &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;rangers&lt;/span&gt; ni de promettre le parcours du combattant. Non, à la place du petit démon de la veille, j'avais en face de moi une &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;adorable &lt;/span&gt;bouille toute mignonne, émerveillée du passage de la &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;p'tite&lt;/span&gt; souris. Il m'a montré, un peu éberlué, le parcours qu'avait dû accomplir la &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;p'tite&lt;/span&gt; bête pour grimper jusque sous son oreiller histoire de déposer une pièce (eh oui, finalement, il continue d'y croire, à tout ce &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;bullshit&lt;/span&gt;), puis s'est habillé sans multiples relances ni menaces de punition (je suis un exemple d'éducation, je crois. Enfin, de tout ce qu'il ne faut pas faire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'a même donné la main (rien à voir avec le fait que ça caille dehors).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, sur le chemin de l'école, je me suis lâchée, sans vraiment savoir si &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;Dolto&lt;/span&gt; aurait approuvé:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Tu es adorable. Tu vois, tu es le Loulou comme j'aime ("que tu sois", pas eu le temps de finir ma phrase, peu châtiée, on est d'accord).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interloqué, il m'a regardée:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Comme Jaime? C'est qui, &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;jaime&lt;/span&gt;?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;Ahem&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-9200525449394966613?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/9200525449394966613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/parentheses.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9200525449394966613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/9200525449394966613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/parentheses.html' title='Parenthèses'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-3058805997834489574</id><published>2010-12-06T21:51:00.011+01:00</published><updated>2010-12-06T22:53:53.175+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques d&apos;une chômeuse'/><title type='text'>Un chômeur sachant chômer...</title><content type='html'>Un jour, je vais devoir me résoudre à changer l'intitulé de mon blog. Oh, je vais en conserver le titre, bien sûr, mais le coup de la "chômeuse volontaire", ça commence à dater. Deux ans que je squatte Pôle Emploi... sans vraiment squatter Pôle Emploi, certes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hormis quand j'ai envie de rire (jaune) ou gratter un peu de matière pour ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je suis toujours officiellement chômeuse. Ma fin de droits était prévue pour novembre mais, de mission en mission, j'ai réussi à repousser l'échéance et le couperet doit tomber en, en... Ben, je ne sais pas, &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;figurez-vous&lt;/span&gt; car j'enchaîne ces &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;CDD&lt;/span&gt; qui m'éloignent un peu plus de la date fatidique... tout en m'empêchant, paradoxalement, de trouver un "vrai" travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entendez un travail où on n'a pas l'impression de devoir se démultiplier pour s'en sortir. Un boulot avec des temps de travail, donc, mais aussi des temps de repos. Un job qui ne t'oblige pas à rester entre quatre murs sans voir personne pendant quatre, cinq, six jours. Un travail décemment payé, qui te permet d'organiser ta vie avec un minimum d'équilibre entre devoir et plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, je sais, je suis libre d'arrêter quand je veux mais ce &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;boulot-là&lt;/span&gt; me plaît, bizarrement. Même si j'ai conscience que c'est du grand n'importe quoi. Un exemple? J'ai passé toutes les soirées de la semaine passée à retranscrire un enregistrement jusqu'à minuit, une heure, deux heures du mat. Y compris dimanche soir, sachant que je devais me lever ce matin à 6h du mat' pour un "travail sur site", entendez un déplacement (mais pas à &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt;, trop facile, non, à une bonne centaine de kilomètres.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois pouvoir affirmer que ça n'a plus grand chose à voir avec le quotidien d'un chômeur, même si finalement, chacun vit différemment cette période (ou cet état, devrais-je peut-être écrire ? ça finit par le devenir, oui). Certains s'ennuient, &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;paraît-il&lt;/span&gt;. En deux ans, ça ne m'est JAMAIS arrivé. J'ai déprimé sec, oui, mais l'ennui, je ne l'ai jamais ressenti. Je passe toujours mon temps à courir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la voiture, j'écoutais les infos. On parlait de l'initiative de Cantona, qui enjoint tout le monde à vider ses comptes demain à la banque -encore faut-il avoir du cash sur les dits-comptes - et des intentions à peine voilées de Dominique de Villepin. L'élégant homme, un poil &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;démago&lt;/span&gt; (&lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-error"&gt;nooooon&lt;/span&gt;? à peine) évoquait, plein d'empathie (démago, je vous dis) le quotidien des Français, "qui passent leur temps à courir" &lt;span id="SPELLING_ERROR_10" class="blsp-spelling-error"&gt;assurait-il&lt;/span&gt;. "Courir pour amener le petit à la crèche, courir pour aller dans les transports, courir..." A voir le nombre de voitures devant moi sur le &lt;span id="SPELLING_ERROR_11" class="blsp-spelling-error"&gt;périph&lt;/span&gt;', à 7h du mat, je n'ai pu que l'approuver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi bon? Pourquoi cette vie de dingue? Parce que la crise. Ah oui. Je laisserai "en temps de crise", alors, sur le blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, mais je m'égare. J'ai éteint la radio et mis un CD pour m'envoler sur "&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=eNwARV9tPUw"&gt;Breathe me", &lt;/a&gt;formidable morceau de Sia qui m'aurait presque fait monter les larmes aux yeux, souvenir du final de Six Feet Under.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à voir avec un quelconque épuisement, bien sûr, les larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cinq heures de sommeil au compteur, la pluie et les bouchons, je vous laisse imaginer mon état en arrivant. Les débats n'avaient pas démarré que j'étais assommée de fatigue. Visiblement, je n'étais pas la seule à piquer du nez, la dame en face de moi finissant d'ailleurs par s'endormir (!), dans l'après-midi, tandis qu'un autre résistait à la tentation en se frottant machinalement les yeux toutes les trente seconde. Quant à moi, je sentais mes paupières devenir de plus en plus lourdes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, la vue d'un &lt;span id="SPELLING_ERROR_12" class="blsp-spelling-corrected"&gt;spécimen&lt;/span&gt; très, très physiquement intelligent - une espèce d'autant plus rare parmi ces "&lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/11/nouvelle-vie-et-vieux-machin.html"&gt;vieux machins&lt;/a&gt;" - m'a sorti de ma &lt;span id="SPELLING_ERROR_13" class="blsp-spelling-corrected"&gt;léthargie&lt;/span&gt;. Je lui aurais bien dit de venir me respirer, d'être mon ami, pour faire ma Sia de base, mais il était un peu loin, et il paraît que je n'étais pas là pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai ainsi pu me &lt;span id="SPELLING_ERROR_14" class="blsp-spelling-error"&gt;reconcentrer&lt;/span&gt; sur les débats (à quoi ça tient, hein, finalement...). C'est là que j'ai senti les larmes me monter aux yeux. L'une des intervenantes évoquait les lettres que le "Père Noël" recevait, au centre de &lt;span id="SPELLING_ERROR_15" class="blsp-spelling-error"&gt;Libourne&lt;/span&gt; qui collecte toutes les missives de nos joyeux candides. Parmi elles, de plus en plus d'enfants, &lt;span id="SPELLING_ERROR_16" class="blsp-spelling-error"&gt;affirmait-elle&lt;/span&gt; avec tristesse, demandaient "un boulot pour maman."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, c'est moins &lt;span id="SPELLING_ERROR_17" class="blsp-spelling-error"&gt;fun&lt;/span&gt; qu'une &lt;span id="SPELLING_ERROR_18" class="blsp-spelling-error"&gt;DS&lt;/span&gt; ou des &lt;span id="SPELLING_ERROR_19" class="blsp-spelling-error"&gt;Playmobil&lt;/span&gt;, on est d'accord. Mais plus utile. Certes (quoique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pensé que mon loulou, de toute façon, &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/merci-la-crise.html"&gt;n'y croyait plus&lt;/a&gt;. Que les miracles n'existaient plus. Que nous vivions quand même une époque drôlement pathétique pour que les rêves enfantins deviennent aussi terre à terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que je devais être drôlement épuisée, pour en être rendue à contenir mes larmes dans un hémicycle. Cela n'avait évidemment rien à voir avec le fait que la dame, là, avait touché pile là où c'est sensible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-3058805997834489574?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/3058805997834489574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/un-chomeur-sachant-chomer.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3058805997834489574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/3058805997834489574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/un-chomeur-sachant-chomer.html' title='Un chômeur sachant chômer...'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-1836179922850634675</id><published>2010-12-05T15:24:00.002+01:00</published><updated>2010-12-05T15:31:57.948+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les p&apos;tits mots de loulou'/><title type='text'>Merci la crise</title><content type='html'>Loulou regarde le sapin que nous venons d'installer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, que J'ai installé, vu le poil dans la main monstrueux qui est en train de lui pousser dans la main (Je songe à l'envoyer en camp junior &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;GI&lt;/span&gt; pour les prochaines vacances, histoire de lui apprendre la vie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si c'est pas le Père Noël qui offre les cadeaux, c'est les parents", me &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;lâche-t-il&lt;/span&gt; soudainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essaie de rester stoïque - j'aime bien l'idée qu'il y croit encore, à 7 ans, même si j'ai de sérieux doutes sur la question depuis un moment - et je lui demande pourquoi il pense pareille chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ben, souvent, quand on choisit les cadeaux, les parents disent que ça va faire beaucoup pour le Père Noël", me &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;répond-il&lt;/span&gt;, hilare, du genre &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;on-me-la-fait-pas-à-moi&lt;/span&gt;,-&lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;le-petit-malin&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ange passe. Je n'ose plus rien répondre. Il reprend:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Toi, surtout, tu le dis souvent : Oh, ça va faire beaucoup pour le Père Noël. Tu parles!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, c'est ça, tu parles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-1836179922850634675?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/1836179922850634675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/merci-la-crise.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1836179922850634675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/1836179922850634675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/merci-la-crise.html' title='Merci la crise'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-6465289188664513303</id><published>2010-12-03T21:43:00.006+01:00</published><updated>2010-12-03T22:21:33.549+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tranches de vie'/><title type='text'>La multiplication des chutes</title><content type='html'>Aujourd'hui, je retournais au Mans, non pas pour y démarrer &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/quand-le-masque-tombe.html"&gt;un nouveau poste&lt;/a&gt;, mais pour voir &lt;a href="http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/10/une-femme-libre.html"&gt;Poney&lt;/a&gt;. Voiture ? Train? Allez, j'opte pour le rail, c'est plus écologique et moins fatigant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins fatigant? Ah ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le premier arrêt (j'ai pris un TER, trop facile de choisir un TGV), le train reprend doucement son rythme. Très doucement. Trop doucement. Nous sommes bloqués en pleine voie. Au bout d'une dizaine de minutes, le verdict tombe: "un accident à la personne est survenu en gare d'Angers. Nous vous informerons blablabla". Premiers grognements. Puis : "Comptez deux heures d'attente."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le tollé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je suis une quiche en maths mais j'ai bien compris que ça va être compliqué d'être à l'heure, pour le coup, et de souhaiter un joyeux anniversaire à Poney, 86 ans aujourd'hui. Loin de ces considérations personnelles et égoïstes, la dame de la SNCF explique : "Les pompiers et la police doivent venir constater l'accident. Et seul le procureur pourra nous donner l'autorisation de repartir. C'est la procédure pour un accident à la personne."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un accident à la personne. Drôle d'expression pour parler d'un suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La compassion envahit le wagon... Non, je rigole. Tout le monde râle, soupire, ma voisine de devant me demande de traduire en anglais le message au monsieur tout perdu qui nous regarde comme s'il avait oublié d'apporter ses petits cailloux pour retrouver son chemin... Chacun s'empare de son téléphone, comme si ce petit objet était devenu le seul lien nous maintenant à la société. Parce que là, en rase campagne, c'est limite si on ne va pas se faire bouffer par les loups, si ça continue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, les minutes passent et chacun se fait des films. Enfin moi plus que d'autres. Mon voisin de gauche, par exemple, enchaîne les parties de solitaire sur son ordi comme si de rien n'était. D'ailleurs, il me rappelera à la fin du trajet la chance que nous avons eu, de ne pas avoir voyagé dans le train qui a percuté le malheureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un philosophe. Ou un maniaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne songe au drame humain qui vient d'avoir lieu. Oh, je sais, tout ça est d'un banal, pas vrai? Des gens qui se jettent sous le métro ou le train, ça n'a rien de rarissime, hélas, expliquant sans doute que personne ne semble touché. Je ne suis pas mieux que les autres, hein, perdue dans mes pensées, je me demande bien comment faire pour dégoter une baguette magique, voire un balai de sorcière, afin de me transporter loin de ce quai froid et gris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah, je sors mon ordi et je me remets sur le manuscrit de Poney. Autant mettre à profit ce drôle de break. L'heure file et je réalise qu'à ce rythme, je vais aussi rater mon train du retour, ce soir. Je vais voir une dame à képi pour m'enquérir des horaires retour. Et nous discutons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle soupire et me raconte qu'il y a déjà eu un suicide hier sur la même ligne et au total, quatre sur les dix derniers jours. "C'est normal en cette période de fin d'année", explique-t-elle, abasourdie que l'on puisse choisir une mort aussi violente. " "Y'a quand même des manières plus douces!" s'étonne-t-elle. Oui, on peut le voir comme ça... "Enfin, le pire", poursuit-elle, "c'est que certains se ratent. Je ne vous explique pas l'état", me dit-elle, prête à vomir à sa propre évocation gore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En décembre, il fait froid. Sans blague? Mais surtout, en décembre, à l'heure des bilans, d'une crise qui n'en finit pas, de situations qui chaque jour se dégradent un peu plus, des hommes, des femmes, gagnés par la solitude extrême, le désespoir et le blues irréversible, décident qu'il est temps d'en finir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous savez quoi? Le pire, c'est que même à leur mort, les autres ne les voient que comme des boulets.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7498224895695083069-6465289188664513303?l=lamouettecuisine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/feeds/6465289188664513303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/la-multiplication-des-chutes.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6465289188664513303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7498224895695083069/posts/default/6465289188664513303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lamouettecuisine.blogspot.com/2010/12/la-multiplication-des-chutes.html' title='La multiplication des chutes'/><author><name>La Mouette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16969178106726641357</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_qSmu6MUncIU/Sd4ZrvQLXgI/AAAAAAAAAAg/bkLVjnFgQME/S220/Ebay+mars.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7498224895695083069.post-5331942775975353891</id><published>2010-12-01T20:32:00.006+01:00</published><updated>2010-12-01T21:00:09.337+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie active'/><title type='text'>Quand le masque tombe</title><content type='html'>Pas d'enjeu, je suis décontractée. Dans l'ascenseur, je sens une petite montée d'adrénaline, mon coeur bat plus fort. &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;Oups&lt;/span&gt;. Le trac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques minutes d'attente, je rentre dans une pièce. Six personnes, pas moins. C'est un entraînement mais je veux me mettre dans la peau de la candidate qui veut ce job à 100%. L'élu présent - c'est pour une municipalité, je vous le rappelle - décline mon identité en lisant mon &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;CV&lt;/span&gt;, avant d'ajouter : "et vous habitez Le Mans..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;Damned&lt;/span&gt;. Je suis cernée. Je ne peux pas mentir. Obligée de lever le masque, d'entrée, et d'expliquer que j'ai envoyé ma candidature entre deux cartons, que j'ai depuis déménagé à &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt; et que voilà, quoi... Pas facile maintenant de faire comme si de rien n'était. L'élu poursuit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et vous êtes mariée?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois pas trop le rapport, mais... Je réponds par la négative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Non, parce que je vois "un enfant".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà comment j'ai dû me justifier sur la pertinence de mon départ à &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;Nantes&lt;/span&gt;, eu égard à ma volonté de concilier vie professionnelle et vie familiale, blablabla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, aucune &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;question-piège&lt;/span&gt; du genre vos qualités/défauts, un jury plutôt attentif et d'autant plus que l'élu a quitté la pièce très vite (était-il là uniquement pour démarrer les hostilités?). J'étais rouge comme une pivoine, la faute à un chauffage trop fort (et sans doute au stress, j'imagine), je ne cessais de parler avec les mains mais à part ça, je n'ai pas l'impression de m'être démontée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le responsable m'a demandé, au vu de ma situation géographique, "alors, comment ON fait?", ce qui m'a laissé penser que j'avais sans doute des chances de décrocher ce job, et que j'en aurais encore aujourd'hui si j'annonçais mon retour au Mans. Mais tout cela n'est &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;qu'hypothétique&lt;/span&gt; et je ne doute pas que ma candidature a été logiquement r
