jeudi 4 février 2016

Essaie encore...

Après de multiples tergiversations, voilà, ce soir, j'étais à fond: enfin, j'allais ouvrir ma petite boîte de pâtisserie.

En micro-entreprise, oui oui.

Le diplôme? Check.

Le stage d'installation préalable? Check (dispensée, après de longs mois afpaiens, eh oui!)

Le compte bancaire obligatoire? Check. Je sortais de chez le banquier physiquement intelligent (j'y peux rien, il l'est, objectivement), ce soir, quand j'ai commencé à m'enregistrer sur le site officiel de l'auto-entreprise.

Et là, c'est le drame. Il faut, évidemment, scanner sa pièce d'identité, en ajoutant une mention manuscrite sur le document. Et pour ça, vous me direz, il faut 1/ un scan: j'ai. 2/ une pièce d'identité: j'ai...

... Enfin, le banquier physiquement intelligent l'a, lui qui l'a gardée, ce soir.

C'est moche.

samedi 16 janvier 2016

Comme tu n'es pas du métier...

A l'heure où les figures people tombent comme des mouches en ce début d'année, j'ai envie de vous souhaiter le meilleur pour 2016, d'abord. Et de vous confirmer - vous vous en seriez douté - que je ne suis pas mourue.
 
Je suis juste passée dans une sorte d'ouragan-tourbillon-tornade (vous voyez le genre) qui m'a laissée un rien lessivée. Mais heureuse.
 
Souvenez-vous, je n'étais plus qu'une boule de nerfs rongée par l'angoisse, ces derniers temps. Après près de deux ans consacrés à me former pour exister dans un domaine réputé dur et exigeant (ah bon? à peine :) ), j'étais arrivée là, devant un mur intimidant, très intimidant. A quelques jours de ma fin de droits, je ne savais vers où me tourner, me démenant pour trouver, enfin, sinon une place au soleil, au moins le droit de profiter de quelques rayons.
 
Et puis, soudain, le tourbillon. Un premier entretien pour travailler dans un restaurant. Un bon feeling avec la boss. Un deuxième entretien et un bon feeling, cette fois, avec le chef de cuisine. Un essai, un nouvel entretien au téléphone, un deuxième essai et la sortie d'une arme, avec l'espoir qu'elle soit fatale:
 
Ben quoi? Pourquoi ne pas tenter le coup ? Sur un malentendu, ça peut marcher...
En quittant la cuisine après mon second essai, sans avoir revu la boss retenue ce jour-là, j'ai donc déposé cette tarte au citron, que j'avais confectionnée au préalable at home. Qui ne tente rien... Il n'y avait plus qu'à attendre.
 
Et puis, une proposition inattendue du snack, pour lequel je travaillais le midi, m'a créé quelques gros nœuds au cerveau et à l'estomac. Choisir un temps plein dans un restaurant à 120 couverts ou un mi-temps avec des personnes humainement extra, me laissant le temps de développer ma petite entreprise?
 
Chercher le challenge en allant puiser au fond de moi des ressources dont je ne me sentais pas forcément pourvue ou continuer d'envoyer des assiettes de snack dans un contexte convivial sans avoir les mains liées ?
 
L'aventure dans un monde tant espéré mais redouté, ou le bricolage entre un peu de rédaction, un peu de cuisine, un peu de pâtisserie?
 
Nous étions mi-décembre et j'attendais avec une hâte non dissimulée un peu de répit, une once de moments insouciants avec Loulou, le retour vers une vie normale, le temps des vacances. J'avais clairement dans ma ligne de mire le samedi 19 décembre, premier jour de la trêve.
 
Alors que je retournais ce joyeux bazar dans mon cerveau déjà bien mal rangé, un texto, alors que j'allais entamer mon service au snack: "j'ai besoin de vous".
 
La boss de la pâtisserie-chocolaterie pour laquelle j'avais travaillé cet été m'appelait en renfort pour la période de Noël.
 
Un CDD, à partir... du 19 décembre.
 
J'étais à plat.
 
Evidemment, j'ai dit... oui. Trop facile.
 
Je crois que mon chat se moque de moi, en imitant l'état larvesque dans lequel je me sentais alors...
 
Le soir, alors que je mettais toujours en balance le snack et le restaurant, la boss du second établissement m'a appelée, l'air un peu grave.
 
J'ai cru que c'était mort. Et j'ai senti la déception monter en moi.
 
"Je voulais vous dire, Stéphanie : il va falloir que vous nous fassiez beaucoup, beaucoup de tartes au citron meringuées."
 
J'étais bien alignée. Ok, allons-y pour le challenge, puisque mon cœur et ma conscience me l'indiquaient. Sautons le pas.
 
Le lendemain, je retrouvais le labo de la pâtisserie et j'ai ainsi assisté à la multiplication des bûches, sous mes yeux, quoiqu'épuisés, émerveillés. J'ai connu cette drôle d'effervescence de Noël quand on travaille ainsi, petites mains avec petites mains, pour sortir le meilleur.
 
On est parfois arrivé à 5h du mat' au labo pour en sortir à 18h... Pour réaliser en rentrant à la maison que j'avais, de mon côté, des bûches à confectionner, m'étant emballée quelques jours plus tôt sur cette idée... Autant vous dire qu'au moment de démarrer ce que j'ai vécu alors comme une contrainte, j'étais aussi enthousiaste que Thomas Thévenoud devant sa feuille d'impôt.
 
Pourtant, contre toute attente, j'ai aimé créer ces desserts, et j'ai même senti une pointe de plaisir, entre deux bâillements.
 
Mangue framboise, ou comment éviter la bûche crème au beurre!
 
L'ombre, c'est ma fatigue, je crois, elle était devenue omniprésente.
 
Bon, un ermite n'aurait sans doute pas renié le rythme de mon existence mais je l'ai vécu comme une expérience, une de plus. Une qui me menait jusqu'au 3 janvier... Avant d'enchaîner le 4 sur mon premier CDI en restauration (disons qu'un autre était prévu, mais un kit "souris-trou au plafond - œufs brouillés au micro-ondes" avait eu raison de ma bonne volonté).
 
Oui, je me pince. Je travaille comme cuisinière (ou commis? Je ne connais même pas l'intitulé de mon poste!), de façon officielle, je veux dire, je suis payée pour ça... et j'ai commencé à 9 jours de ma fin de droits!
 
Evidemment, le chef m'a rappelée que je n'étais pas du métier et je dois clairement faire mes preuves. J'ai deux mois d'essai. Mais, après deux semaines, je peux l'écrire: je ne vois pas les journées passer. Le rythme est intense, j'apprends, j'emmagasine, j'observe et surtout, je taille, je cisèle, j'émince, je découpe.
 
Parfois des petits bouts de chair, aussi, on ne se refait pas. Mais, promis, je n'ajoute pas ces suppléments aux salades, malgré l'apport protéinique certain.
 
J'ai même déjà ma petite routine. A 6 heures 20, j'appuie sur le bouton du réveil pour qu'il m'accorde quelques minutes supplémentaires, et puis encore, avant de réaliser que là, bon, faut y aller. J'entame alors ma petite marche en avant perso: saut du lit, enfilage de jean express, hop, le pull, hop, la salle de bains, hop, le bisou à Loulou à qui il reste encore quelques minutes de sommeil - le veinard - hop, la case thé qu'il faut sauter parce que plus le temps, hop, le trajet en voiture et à 7 heures, je suis en poste, ne sentant plus, soudainement, toute cette fatigue qu'il me semble pourtant si difficile à éradiquer lorsque je suis encore sous la couette.
 
La journée a démarré et le rythme s'emballe.
 
La vie est dingue.
 
Vive 2016!
 

dimanche 6 décembre 2015

J'ai envie de vomir

6 décembre 2015. La peste brune menace la France. On y est.
 
 
Plus jeune, face à la montée du FN, j'ai espéré que jamais, jamais mes enfants n'auraient à connaître la France dirigée par un parti fasciste.
 
J'ai grandi. J'ai eu un début de carrière placé sous le signe de la passion et de la chance et, globalement, j'ai eu ma part de responsabilité dans les obstacles que j'ai eus à affronter.
 
Ensuite, parce que j'ai pris le risque de la reconversion, j'ai connu et je connais encore la précarité. Je cherche du travail, je me donne les moyens pour ça, et je suis encore au chômage à 30 jours de ma fin de droits.
 
C'est vrai, certains matins sont difficiles, quand la chape de plomb ne te laisse entrevoir que le gris du ciel.
 
C'est vrai, je suis parfois découragée.
 
C'est vrai, je me fais parfois penser à Caliméro, quand je pense à ma situation actuelle. "Pas assez expérimentée"... "Trop vieille"... "Trop femme..." "Trop intello..." J'en ai entendu, des arguments sape-moral.
 
C'est vrai, aussi, j'ai peur pour la France. Les attentats nous ont tous bouleversés et atterrés.
 
Mais je n'accuse pas la terre entière d'être ainsi engluée dans cette galère. Je n'attends pas des autres qu'ils me sortent de mon bourbier. Je vais y arriver.
 
Je suis seule maître de mon destin.
 
Jamais je ne m'en remettrai à un parti haineux et fasciste.
 
J'ai hésité à aller voter, aujourd'hui. Pourtant, je me suis dit que c'était le seul pouvoir que j'avais. Même dans une région - les Pays de Loire -  moins menacée par le FN, m'opposer, comme je peux, à cette montée inexorable de la peste brune.
 
J'ai suivi le même raisonnement, finalement, que les gens qui galèrent et qui n'en peuvent plus de leur quotidien. Eux aussi, se sont dit qu'ils avaient un pouvoir, celui de rejeter en bloc notre classe politique. J'imagine déjà leur argument, les premières justifications...
 
Ne l'oublions pas...
 
 
Moi aussi, je suis déçue de la classe politique, désespérante et ignorante, stupide et vaine. Droite ou gauche, ces politicards ont leurs responsabilités dans la montée du FN. A force d'ignorer la colère du peuple, à force de vivre dans leur bulle et de montrer ce visage arrogant quand la situation supposerait un peu d'humilité, ils ont réussi à se décrédibiliser.

Ils ont réussi à nous dégoûter.
 
Aujourd'hui, ils ont déroulé le tapis rouge pour Marine Le Pen. Sa clique et elle peuvent jubiler. Toujours plus démago, la leader du FN a répondu à cette attente irraisonnée de gens désespérés qui ont choisi la voie de la haine pour crier leur colère.
 
A ces gens, j'ai envie de dire que, certes, on peut toujours se révolter en tapant sur l'autre. Mais on n'en sortira jamais grandi.
 
L'anéantissement, c'est ce qui attend la France si la peste brune revient nous envahir.
 
Je reviens. Je vais juste vomir.

dimanche 22 novembre 2015

Bon jour

Ce matin, mon épi, mon chalazion (pas du tout dramaturge, j'ai vu mon ophtalmo en urgence cette semaine, croyant que j'allais perdre mon œil), mes poils aux pattes (je vous ai dit que j'étais célibataire? Au cas où vous ne le sauriez pas, là, c'est juste l'indice parfait.) (j'ai honte) (mais au moins, j'ai chaud aux mollets), bref, tout ce monde-là et moi, nous sommes partis courir.
 
Etait-ce le vent frais mais sec, ce soleil, le ciel bleu, la couleur des feuilles? Je ne sais pas, j'avais juste envie de dire bonjour à tout le monde.
 
Même à celui qui m'a collé son gros chien dans les pattes.
Même au cycliste qui m'a couvert de boue à son passage.
Même à cette vieille dame qui m'a regardé comme si j'avais tué sa mère au moment où j'ai osé la saluer.
Même à ce couple visiblement amoureux, que j'ai zieuté avec un rien de jalousie.
Même à cet homme visiblement célibataire depuis bien plus longtemps que moi, à qui j'ai eu envie de rabattre la langue tellement il bavait... (Vous me direz, c'était peut-être la fatigue extrême qui lui donnait cet air lubrique) (honnêtement, ça devait être ça, en fait, parce qu'avec mon épi, mon chalazion et mes poils aux pattes, j'étais pas au comble du glamour, hein).
Surtout à ce jeune homme physiquement intelligent qui a eu la bonne idée de croiser mon chemin (toujours ça de pris, hum).
 
Oui, j'avais le sourire, celui qui incite les autres à s'y mettre aussi et à le lâcher, ce fichu "bonjour", même du bout des lèvres.
 
Oui, je me suis dit que c'était quand même bête de crier à la fraternité sur les réseaux sociaux et de se renfrogner en vrai. Tel un bisounours, j'ai envie d'aimer les autres. J'ai envie de penser qu'on est tous dans le même bateau et qu'on a peut-être intérêt, mine de rien, à le piloter ensemble.
 
Et puis, de toute façon, le chien, il m'a même pas fait tomber, d'abord. Et puis, la boue, elle est partie du premier coup. Pourquoi il aurait fallu s'énerver, hein? :)

vendredi 20 novembre 2015

Schizophrène

Schizo. Voilà comme je me sens en ce moment.
 
Ce matin, par exemple, j'étais dans l'hémicycle du Conseil régional pour retranscrire les débats de personnes politiques ou pas, d'ailleurs.
 
En rentrant, j'avais ça dans la boîte aux lettres:
 
Déjà, un DRH qui prend encore la peine d'envoyer une lettre, fût-elle de refus, on frise le paranormal.
 
Ah oui, c'est vrai, j'envoie des candidatures à la pelle, en ce moment, pour dégoter un poste en cuisine, pâtisserie, traiteur, vous voyez bien.
 
Je fais ça entre deux articles parce que, oui, je cherche aussi de la pige et j'ai même enfin découvert Star Wars, si si, à 41 balais, à la faveur de deux papiers (que je n'ai finalement même pas rédigés, la loose). A la place, j'ai analysé le rôle de Disney dans le 7e art. Cherchez l'erreur.
 
J'ai écrit un portrait aussi, cette semaine, sur un entrepreneur nantais... en rentrant de mes services du midi. Je devais un peu sentir la frite, j'imagine, en écrivant ce papier, après avoir monté du burger et des panini.

Hier soir, libérée de ces petits retours vers le futur (ou était-ce des réminiscences du passé?), j'ai pu passer un entretien. Je retiens mon souffle, mais j'ai adoré ce moment et je reste en course pour ce poste de commis de cuisine. Fingers crossed.

De quoi bien finir la journée après un début larmoyant. Je devais en effet évoquer mon projet de pâtisserie avec une coopérative d'entrepreneurs, hier. Face à l'urgence financière (dans moins de 2 mois, plus de droits, c'te blague), j'ai dû me rendre à l'évidence: il me faut reporter mon projet, remballer mon bébé et mes idées, mettre le tout sous couveuse et attendre le retour des éclaircies...

Et donc réfléchir à mon avenir, faire ces sauts de puce d'un monde à l'autre, envisager ma place dans le travail comme quelque chose d'aléatoire et fluctuant.

C'est un peu fatigant, devrais-je admettre. Pour tout dire, j'ai l'impression de sauter d'un univers à l'autre en un éclair, de troquer ma panoplie "d'intellectuelle" (hum) pour celle de manuelle, avant de tout enlever et de me ressentir un peu... déboussolée, peut-être?
 
Pas le choix, je crois. Ainsi va ma vie.
 
Ce matin, la conférence traitait du "travail en 2030". A écouter le consultant parler, je me suis dit que je n'étais pas la seule à virer schizo. Les amis, on est beaucoup à avoir basculé, et le mouvement va grossir, entre deux activités qui n'ont parfois rien à voir.
 
Schizo, oui. Je ricane intérieurement quand j'affirme que j'irai à la soirée pyjama chez Jawad, ce soir, événement organisé sur Facebook, me délectant des commentaires sur ce vrai mytho (ah pardon, supposé mytho, n'oublions pas la présomption d'innocence, les amis) qui a accueilli à l'insu de son plein gré des mecs armés jusqu'aux dents. Oui, je me marre franchement devant les trésors d'imagination des internautes. Et puis, je bascule dans la tristesse extrême en lisant ce témoignage de Louise, si touchant; Louise, qui n'a pas renoncé à son humour pour raconter l'horreur; Louise qui me tire les larmes et me remue les tripes.
 
Schizo. Ou juste très, très humaine, à assister comme chacun à la transformation de notre monde...

samedi 14 novembre 2015

Le deuil


 
L'horreur a frappé à notre porte. Elle relativise évidemment nos petits bobos et peines de cœur, soucis quotidiens et autres tracas qui deviennent soudain si futiles.
 
Pensées pour toutes les victimes, pour leurs proches.
 
Je suis en deuil.

jeudi 12 novembre 2015

Clark et moi

"Non, mais oh, t'es vachhhhhheeeeeeee!"

Un jour de novembre 2014, assis derrière son ordi, il a levé la tête, m'a regardé, mi-courroucé, mi-stupéfait et il m'a dit ça :

 "Non, mais oh, t'es vachhhhhheeeeeeee!"

Je me suis touché le torse, j'ai cherché le bouton mais je n'ai pas réussi à faire "meuh" (j'avais un drôle d'humour à l'époque, je m'en rends compte).

Pourtant, j'ai compris rapidement l'objet de son courroux.

L'homme parcourait mon blog et lisait ce post.

Dedans, j'écrivais notamment : " je n'ai pas mon Clark Gable à disposition (on fait avec les moyens du bord, y'en avait plus en rayon, quand on parle de pénurie, je vous jure, ce ne sont pas de vains mots) "

Laissant entendre, donc, que j'étais comme une âme en peine, sans la moindre trace d'amour à mille kilomètres à la ronde. Alors qu'un homme, un vrai, était bel et bien à quelques mètres de moi, là, dans ce salon soudain envahi d'incompréhension et de gêne.
 
...
 
 
Pourtant, il était là, mon Clark, revenu après avoir pris le large.
 
Et puis, la vague l'a de nouveau emporté.
 
Un an après avoir écrit ces premiers paragraphes, Clark n'est plus mon Clark. J'ai envie de me recroqueviller et puis, dans un même élan, de relever la tête.
 
J'ai envie de taire ma douleur; en même temps, j'ai l'impudeur de vouloir la partager, comme pour mieux évacuer toutes ces choses qui pèsent sur mon cœur.
 
Je me sens sereine mais j'ai les yeux embués.
 
Je suis solide mais mes jambes sont en coton.
 
Je me dis que tout ça ne regarde que nous deux. Je me dis que la tristesse fait partie du processus très banal que je vis, de nouveau. Je relativise.
 
Mais après tout, pourquoi retenir ses larmes? Je sais, le temps fait son œuvre, patin couffin.
 
Aujourd'hui, c'est juste que si je tourne la tête vers cette chaise désormais vide, c'est juste le souvenir d'un air mi-courroucé, mi-amusé, qui me reste en mémoire.
 
Rien d'autre.
 
Et pourtant tellement.