dimanche 23 mars 2014

Des cobayes à la langue bleue

"OK, premier geste, on se lave les mains. Et, évidemment, on ne se met pas le doigt dans le nez, on ne se cure pas les oreilles, on ne se gratte pas les poux..."
 
Mon entrée en matière n'était peut-être pas orthodoxe mais elle a eu le mérite de faire sourire les jeunes élèves. Ce samedi, j'ai honteusement exploité mon Loulou et les enfants de ma meilleure amie : ils devaient servir de cobayes.
 
Oscar, Cassandre et Sidonie. Je ne leur ai promis aucune fraise Tagada pour qu'ils soient aussi appliqués, promis!
 
 
En vérité, cet atelier cuisine et pâtisserie s'est organisé tout spontanément et je n'ai menacé personne de l'étouffer avec des macarons. C'est juste à la fin du cours que j'ai appris que, au départ, Oscar, l'aîné, pensait que "ça allait être nul", tandis que Sidonie, sa sœur de bientôt 10 ans, m'avouait qu'initialement, ils n'étaient "pas trop enthousiastes". Mon Loulou, lui, ne voulait pas en entendre parler ("Pff, je peux faire ça quand je veux" - merci les hormones, encore). Emile, enfin, avait encore du chocolat sur les lèvres, et comme on lui avait apporté une tenue du Barça, bon, il était un peu acquis.
 
J'avais aussi un peu corrompu mes jeunes élèves, en leur offrant un paquet de Carambar qui-piquent-et-qui-font-la-langue-bleue. Fausse bonne idée, cet effet magique aurait plutôt tendance à dissiper les marmitons...
 
En réalité, c'était plus un joli moment qu'un réel test pour plus tard, j'avais envie qu'on s'amuse et on gardera tous, j'espère, un bon souvenir de cet "atelier" où les enfants ont tous mis la main la pâte, avec beaucoup d'application. En deux heures et demi, ils ont réalisé des sablés orange-noisette, des macarons au chocolat au lait, un cake feta-herbes et des feuilletés au chèvre.
 
C'est marrant, quand Emile me dit d'un ton assuré qu'il aime pas trop le chocolat, j'ai comme un doute...
 
Surtout, ils ont eu envie qu'on recommence, "parce que c'est mieux qu'avec maman".
 
Leur maman, c'est ma meilleure amie, alors que je me comparerai jamais à elle, d'autant qu'en plus d'être ce qu'elle est, elle cuisine très bien, en passant. Simplement, cette distance naturelle, avec les enfants qui ne sont pas les nôtres, nous permet d'avoir beaucoup d'affection pour eux sans que cela se retourne aussitôt contre nous comme un boomerang.
 
En fait, je réalise que j'ai pris une leçon, ce samedi. Merci les enfants!

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