Frais de port offerts, 30% sur la nouvelle collection, un cadeau offert pour toute commande de 10.000 milliards de dollars, soldes exclusives pour vous, special member, American Retro à -80%, une robe Maje ou Sandro à moins de 200 euros grâce à notre vente flash... J'oublie les promos spéciales de Meetic, la meilleure façon d'élargir mon pénis et de commander du viagra et l'élan de compassion de Janet qui sait à quel point c'est dur d'être grosse... Mais les vrais courriers, celui qui va m'annoncer que mon projet, il est fabuleusement génial, l'autre qui me confirme qu'en fait, j'ai-fait-une-erreur-de-calcul-et-j'accepte-finalement-ton-offre, celui-là encore qui m'annonce qu'il a réservé l'emplacement dont je lui ai parlé... Ben non, ceux-là, ils doivent être bloqués et partir direct dans les indésirables...
Faut pas rêver, rien ne tombe tout cru. Je suis un peu tordue, parfois, mais je sais qu'il faut avant tout compter sur sa propre volonté pour avancer. Mais les freins que m'imposent certains discours me fatiguent. Les avis sceptiques de ceux à qui on ne la fait pas m'usent.
La première fois que je suis allée exposer mon projet à un "expert", celui-là m'a fixé de toute sa hauteur:
- Et ça marche, les salons de thé, au Mans?
- Moi (Intérieurement): Pas du tout, c'est pour ça que je veux me lancer, j'ai envie de me casser la gueule direct, sans essayer de viser un marché porteur. Fucking asshole.
- Moi (en vrai): Oui, à tel point qu'il s'en est ouvert trois rien qu'en 2008 et qu'un projet est en cours (grand sourire d'hypocrite)
Un oeil sur mon topo, intitulé "les goûters gourmands" (ce ne sera pas le nom du resto, hein). Il me toise :
- Ouais, en gros, c'est un salon de thé ouvert le mercredi pour les mômes, quoi.
- Moi (Fulminant inside) : Oui, pour les beaufs de ton genre, à la vision bien étriquée. T'aimes pas les chiards ? Et on ne dit pas "quoi" à la fin d'une phrase.
- Moi (dégonflée): C'est un peu plus complexe et développé que cela. Il y aura à la fois une activité permanente de salon de thé, avec des créneaux consacrés aux enfants, pour y développer des ateliers. Une façon de se diversifier, en somme (Sourire large de lâche).
Retour sur le document. Ah, il tombe en arrêt, d'un coup, sur une ligne. Son oeil si suspicieux s'éclaircit. Non, j'y vois même... une flamme! Il vient de tomber en amour devant l'intitulé d'une recette:
- "Un croque perdu? C'est quoi, un, un (oui, il bégaie sous l'émotion) croque-perdu ?"
- Moi (jubilant, toujours inside) : Oh l'idiot, tout ce qui l'intéresse, c'est sa panse.
- Moi (jubilant, en vrai): Oh, c'est un croque-monsieur, mais façon pain perdu. C'est une tuerie (en toute modestie, évidemment).
Et me voilà en train de lui raconter comment je réalise une bombe calorique en deux temps trois mouvements, sous ses yeux ébahis. Y'a un truc qui se passe, soudainement. Il est séduit! Pas par mon projet, mais par... mon croque-monsieur à mille milliards de calories. Le verdict tombe:
- On va vous suivre.
- Moi (totalement hystérique inside) : J'y crois pas. C'est à ça que ça tient?
- Moi (totalement posée) : Parfait. Je vous communiquerai l'avancée de mes travaux au plus vite.
Et voilà comment je suis sortie de ce bureau, un soir de janvier. Il faisait -4° dehors, mais moi, je bouillais à l'intérieur. D'excitation, d'envie, d'un peu de surprise aussi. C'était la première fois qu'un responsable "officiel" disait vouloir me suivre. Cela dit, s'il me lit un jour, je suis grillée.
jeudi 30 avril 2009
lundi 27 avril 2009
Idéaliste ? A peine.
Maslow, ODIL, McGregor... Non, ce ne sont pas mes nouveaux amis mais, je le sais déjà, je vais en rêver cette nuit. C'était aujourd'hui notre deuxième réunion hebdomadaire à l'AFPA et je suis tout aussi enthousiaste que la semaine passée. De quoi regonfler le moral!
Cette "confrontation" entre des projets plus ou moins aboutis me plaît pour les échanges qu'elle suscite entre nous, apprentis créateurs, et d'autant plus que j'y décèle une vérité commune. Pas d'esbroufe, mes petits camarades sont comme moi, à croire dur comme fer à leur projet, mais sans jamais oublier d'où nous venons.
Ce n'est pas par hasard que j'évoque ce terme de confrontation. Car, clairement, mes idées du commerce ne sont pas partagées par tous. Est-ce que je cours à ma perte?
Je l'ignore, mais je reste persuadée que l'on peut développer son affaire à son échelle, sans chercher à racoler les clients les plus huppés, ceux qui sont au sommet de cette "pyramide de Maslow". On les identifie comme ceux qui ont des "besoins de réalisation" (c'était la minute-je-sors-ma-science. C'est aussi à cela que sert une formation, pas vrai?) J'avoue que ça me choque, naïvement, que l'on puisse considérer que les signes ostentatoires de richesse sont forcément autant de marques de réussite et de bonheur. Et que l'on puisse penser combler cette clientèle, prête à payer davantage pour s'assurer qu'elle fait bien partie de la France d'en haut, au détriment d'une population moins nantie.
Je conçois parfaitement qu'il faille s'adapter aux exigences de sa clientèle, mais l'évocation d'une déférence particulière à l'égard d'une classe plus aisée me pose problème. Pourquoi devrais-je me comporter autrement ? Je n'ai pas envie de ravaler tous mes idéaux ni de faire des courbettes pour avoir "l'honneur" de recevoir les fameux CSP++. Pas question de fermer mes portes à qui que ce soit - ce serait du suicide et j'ai conscience des couleuvres qu'il faut parfois avaler dans le commerce - mais de là à privilégier une certaine clientèle au prétexte qu'elle a un pouvoir d'achat supérieur... Oui, je sais, c'est l'éternel paradoxe qui m'agite. Je veux gagner ma vie mais sans perdre de vue la notion d'une aventure humaine, pas toujours compatible avec le business.
C'est ce qu'estime notamment M.C. - dont j'apprécie par ailleurs la franchise et la vivacité d'esprit - laquelle m'a fait remarquer qu'il était dommage de devoir trimer pour vingt-cinq clients lorsque l'on pouvait obtenir le même chiffre avec un seul client plus fortuné. Ben oui, mais, que voulez-vous, moi, j'aime la diversité. Et, qu'on se le dise, je n'ai pas envie de créer un lieu pour les plus nantis, mais pour tous ceux qui cherchent un endroit cosy. Qu'ils soient dans une recherche de besoins "primaires" ou de "réalisation". Riches ou pauvres. J'ai encore le droit de rêver, non?
Cette "confrontation" entre des projets plus ou moins aboutis me plaît pour les échanges qu'elle suscite entre nous, apprentis créateurs, et d'autant plus que j'y décèle une vérité commune. Pas d'esbroufe, mes petits camarades sont comme moi, à croire dur comme fer à leur projet, mais sans jamais oublier d'où nous venons.
Ce n'est pas par hasard que j'évoque ce terme de confrontation. Car, clairement, mes idées du commerce ne sont pas partagées par tous. Est-ce que je cours à ma perte?
Je l'ignore, mais je reste persuadée que l'on peut développer son affaire à son échelle, sans chercher à racoler les clients les plus huppés, ceux qui sont au sommet de cette "pyramide de Maslow". On les identifie comme ceux qui ont des "besoins de réalisation" (c'était la minute-je-sors-ma-science. C'est aussi à cela que sert une formation, pas vrai?) J'avoue que ça me choque, naïvement, que l'on puisse considérer que les signes ostentatoires de richesse sont forcément autant de marques de réussite et de bonheur. Et que l'on puisse penser combler cette clientèle, prête à payer davantage pour s'assurer qu'elle fait bien partie de la France d'en haut, au détriment d'une population moins nantie.
Je conçois parfaitement qu'il faille s'adapter aux exigences de sa clientèle, mais l'évocation d'une déférence particulière à l'égard d'une classe plus aisée me pose problème. Pourquoi devrais-je me comporter autrement ? Je n'ai pas envie de ravaler tous mes idéaux ni de faire des courbettes pour avoir "l'honneur" de recevoir les fameux CSP++. Pas question de fermer mes portes à qui que ce soit - ce serait du suicide et j'ai conscience des couleuvres qu'il faut parfois avaler dans le commerce - mais de là à privilégier une certaine clientèle au prétexte qu'elle a un pouvoir d'achat supérieur... Oui, je sais, c'est l'éternel paradoxe qui m'agite. Je veux gagner ma vie mais sans perdre de vue la notion d'une aventure humaine, pas toujours compatible avec le business.
C'est ce qu'estime notamment M.C. - dont j'apprécie par ailleurs la franchise et la vivacité d'esprit - laquelle m'a fait remarquer qu'il était dommage de devoir trimer pour vingt-cinq clients lorsque l'on pouvait obtenir le même chiffre avec un seul client plus fortuné. Ben oui, mais, que voulez-vous, moi, j'aime la diversité. Et, qu'on se le dise, je n'ai pas envie de créer un lieu pour les plus nantis, mais pour tous ceux qui cherchent un endroit cosy. Qu'ils soient dans une recherche de besoins "primaires" ou de "réalisation". Riches ou pauvres. J'ai encore le droit de rêver, non?
samedi 25 avril 2009
C'est plus fort que moi
Après deux journées pour le moins studieuses, néanmoins ponctuées par une très agréable -et hautement improvisée - soirée détente, je me suis réveillée ce samedi matin avec la ferme intention de simplement profiter d'un temps-mort. Pas de loulou en vue ce week-end, parti chez son papa. Pas de devoirs, puisque j'avais bouclé ceux de l'AFPA. Pas de ménage (enfin, c'est moi qui juge, cela dit...). Pas de papiers à trier. Allez, j'allais m'octroyer une journée off. Un bon vieux samedi comme lorsque j'étais ado et que j'allais "en ville". Sauf que pour le coup, j'habite en plein centre, ce qui, ma foi, a tendance à exciter plus encore ma p'tite carte bleue, sagement enfouie dans mon sac depuis une bonne semaine.
Bref, je pars en prévoyant déjà mon plan de route : h&m, zara, les galeries lafayette n'auront pas de pitié pour moi et je n'ai aucune intention de résister. Trop envie de futilités, de shopping idiot, de faire le vide, tout simplement, l'esprit seulement occupé à savoir si je prends la taille M ou si le corail est bien compatible avec mon teint de lavabo.
Premier faux-pas, la médiathèque. Allez, je file rapidement aux rayonnages sur l'univers pro, je jette un oeil sur les guides d'étude de marché avant de me reprendre: je suis là pour m'amuser. Have some fun, today. Cette petite piqûre de rappel me permet de reposer un guide APCE pour choisir le dernier David Lodge. Prise de tête = 0. Je suis dans les objectifs.
Direction h&m, donc. Rien. Enfin, si, mais je n'ai envie de rien, je ne vois même pas ce que je fais là. Oh la la, me connaissant, l'heure est grave. Je ressors bredouille. Même pas un p'tit T-shirt à 4,90 euros. Début d'inquiétude. Je suis en train de sortir de mes objectifs.
Je me reprends chez Promod. Deux T-shirts. Carte bleue= -20 euros. Mes relents consuméristes sont là. Ouf.
Passage chez Zara. Le grand vide intersidéral. Je ne me reconnais plus. Ces petits hauts en lin qui me crient habituellement "prends-moi... prends-moi" me font juste l'effet de guenilles aujourd'hui. Ouh, je vais mal.
Grand bouquet final au milieu des "Soldissimes". Les -20% me laissent de marbre. Plus grave, les -50% ne me tentent même pas. Je n'ai pas envie de m'acheter le 321e top de l'année, ni ce pantalon noir qui rejoindrait les 52 autres de mon armoire. Je m'apprête à quitter les lieux lorsqu'un éclair de lucidité me traverse l'esprit. Je file illico presto au sous-sol. Et là, elle m'attend, toute belle, rutilante, offerte (enfin, presque): une sublime centrifugeuse, qui va me permettre de réaliser des jus de fruits et smoothies au goût divin.
C'est là que j'ai réalisé que je n'avais non seulement pas la place de l'installer dans ma cuisine déjà saturée, mais, surtout, pas davantage dans un hypothétique restaurant - puisque celui dans lequel je me projetais m'est pour l'instant inaccessible. Que c'était donc ridicule de céder à cette impulsion.
Vous savez quoi? Je me suis dirigée direct vers la caisse avec mon gros carton. Je l'ai payé, mais j'étais si fatiguée que je n'ai même pas eu le courage de l'emporter chez moi. Il est en stand-by. Comme moi.
Bref, je pars en prévoyant déjà mon plan de route : h&m, zara, les galeries lafayette n'auront pas de pitié pour moi et je n'ai aucune intention de résister. Trop envie de futilités, de shopping idiot, de faire le vide, tout simplement, l'esprit seulement occupé à savoir si je prends la taille M ou si le corail est bien compatible avec mon teint de lavabo.
Premier faux-pas, la médiathèque. Allez, je file rapidement aux rayonnages sur l'univers pro, je jette un oeil sur les guides d'étude de marché avant de me reprendre: je suis là pour m'amuser. Have some fun, today. Cette petite piqûre de rappel me permet de reposer un guide APCE pour choisir le dernier David Lodge. Prise de tête = 0. Je suis dans les objectifs.
Direction h&m, donc. Rien. Enfin, si, mais je n'ai envie de rien, je ne vois même pas ce que je fais là. Oh la la, me connaissant, l'heure est grave. Je ressors bredouille. Même pas un p'tit T-shirt à 4,90 euros. Début d'inquiétude. Je suis en train de sortir de mes objectifs.
Je me reprends chez Promod. Deux T-shirts. Carte bleue= -20 euros. Mes relents consuméristes sont là. Ouf.
Passage chez Zara. Le grand vide intersidéral. Je ne me reconnais plus. Ces petits hauts en lin qui me crient habituellement "prends-moi... prends-moi" me font juste l'effet de guenilles aujourd'hui. Ouh, je vais mal.
Grand bouquet final au milieu des "Soldissimes". Les -20% me laissent de marbre. Plus grave, les -50% ne me tentent même pas. Je n'ai pas envie de m'acheter le 321e top de l'année, ni ce pantalon noir qui rejoindrait les 52 autres de mon armoire. Je m'apprête à quitter les lieux lorsqu'un éclair de lucidité me traverse l'esprit. Je file illico presto au sous-sol. Et là, elle m'attend, toute belle, rutilante, offerte (enfin, presque): une sublime centrifugeuse, qui va me permettre de réaliser des jus de fruits et smoothies au goût divin.
C'est là que j'ai réalisé que je n'avais non seulement pas la place de l'installer dans ma cuisine déjà saturée, mais, surtout, pas davantage dans un hypothétique restaurant - puisque celui dans lequel je me projetais m'est pour l'instant inaccessible. Que c'était donc ridicule de céder à cette impulsion.
Vous savez quoi? Je me suis dirigée direct vers la caisse avec mon gros carton. Je l'ai payé, mais j'étais si fatiguée que je n'ai même pas eu le courage de l'emporter chez moi. Il est en stand-by. Comme moi.
vendredi 24 avril 2009
Non, je ne suis pas trop gourmande
Depuis deux jours, j'admets volontiers que c'est un peu les montagnes russes dans ma petite tête. Et je suis touchée par le soutien que j'ai pu recevoir, entre ceux qui m'ont rappelée à quel point tout ça aurait été presque trop facile (merci, cousin, pour ton assiduité!) et les autres, parfois les mêmes, qui me conseillent simplement d'attendre que mon interlocutrice revienne à la raison.
Car non, je ne me suis pas montrée trop gourmande et je n'ai pas cherché à brader son lieu. Ce que j'ignorais, c'est qu'il y a des règles comptables immuables lorsque l'on évoque la reprise d'établissements commerciaux et que nous ne pouvons y couper, sous prétexte que j'aime l'endroit et que je m'y voyais déjà. Voilà, c'est la fameuse confrontation entre business et affect que je viens de recevoir en pleine face. On ne paye pas le double juste pour le plaisir de s'installer.
Je n'ai pas encore fait une croix sur cette opportunité car je continue de croire qu'elle était idoine pour se lancer. Mais je dois avancer et j'ai donc remis le nez dans mes projets initiaux. Il ne s'agit plus seulement de convaincre du bien-fondé de mon entreprise, mais aussi de chercher combien une telle création va coûter, ce que cela va engendrer financièrement et personnellement, avant de prospecter vers un nouveau lieu. Qui serait le mien, cette fois.
Dans le même temps, j'ai toujours, dans mon salon, ce carton de recettes qui m'attend sagement, prêt à être désossé, me rappellant le but ultime de cette aventure : satisfaire ma gourmandise naturelle, pour la cuisine et pour la nature humaine. Malgré tout.
Car non, je ne me suis pas montrée trop gourmande et je n'ai pas cherché à brader son lieu. Ce que j'ignorais, c'est qu'il y a des règles comptables immuables lorsque l'on évoque la reprise d'établissements commerciaux et que nous ne pouvons y couper, sous prétexte que j'aime l'endroit et que je m'y voyais déjà. Voilà, c'est la fameuse confrontation entre business et affect que je viens de recevoir en pleine face. On ne paye pas le double juste pour le plaisir de s'installer.
Je n'ai pas encore fait une croix sur cette opportunité car je continue de croire qu'elle était idoine pour se lancer. Mais je dois avancer et j'ai donc remis le nez dans mes projets initiaux. Il ne s'agit plus seulement de convaincre du bien-fondé de mon entreprise, mais aussi de chercher combien une telle création va coûter, ce que cela va engendrer financièrement et personnellement, avant de prospecter vers un nouveau lieu. Qui serait le mien, cette fois.
Dans le même temps, j'ai toujours, dans mon salon, ce carton de recettes qui m'attend sagement, prêt à être désossé, me rappellant le but ultime de cette aventure : satisfaire ma gourmandise naturelle, pour la cuisine et pour la nature humaine. Malgré tout.
jeudi 23 avril 2009
Vie de merde.com
Je ne sais pas vous, mais moi, j'adore ce site. J'en rigole, seule, derrière mon écran tout en pensant que 1/ le ridicule ne tue pas et 2/ je pourrais régulièrement contribuer à sa mise à jour tant j'ai l'impression que ma vie n'est parfois qu'une suite de petites merdouilles sans fin. Eh ben, aujourd'hui, c'est vraiment le cas. Pas envie de rentrer dans les détails ici, même si un blog implique une démarche hautement narcissique. Mais là, je zigzague entre les tas, j'essaie de les éviter mais rien à faire, tout part en vrille.
Je peux:
- Faire l'autruche
- Me venger sur la tablette de chocolat qui me nargue sournoisement
- Aller me réfugier sous la couette
- Cumuler tout ça
- Aller courir/nager/respirer
- Faire un reset.
Ce sera reset, pour moi, sans chocolat ni sueur, juste avec l'énergie du désespoir qui m'anime aujourd'hui. Non, je ne joue pas à la victime. C'est juste que tout se ligue contre moi. Et ne me dites pas que je suis parano, j'ai eu ma dose pour la journée!
Je peux:
- Faire l'autruche
- Me venger sur la tablette de chocolat qui me nargue sournoisement
- Aller me réfugier sous la couette
- Cumuler tout ça
- Aller courir/nager/respirer
- Faire un reset.
Ce sera reset, pour moi, sans chocolat ni sueur, juste avec l'énergie du désespoir qui m'anime aujourd'hui. Non, je ne joue pas à la victime. C'est juste que tout se ligue contre moi. Et ne me dites pas que je suis parano, j'ai eu ma dose pour la journée!
mercredi 22 avril 2009
Vogue, vogue la galère...
J'étais bien décidée à partager mon enthousiasme en ce début de semaine, sauf que mon ordi en a décidé autrement. En attendant de le récupérer, je me suis attelée à diverses tâches, entre lectures d'ouvrages comptables - où l'impression de pénétrer dans un monde désespérément hermétique à mon p'tit cerveau s'est fait de plus en plus prégnante au fil des pages - et rendez-vous avec de précieux conseillers.
Oui, j'avais l'impression d'avancer, même si je voyais les heures s'écouler sans l'ordi, sans connexion et donc sans pouvoir faire mes devoirs pour l'AFPA. Ils comprendraient, pensais-je, d'autant que j'ai senti que l'échéance - reprendre un lieu déjà existant - prévue en août, pouvait même peut-être se rapprocher davantage.
Et ce soir, c'est un peu la dégringolade.
"Non'". La personne avec qui je pensais trouver un accord a dit "non". Un non franc, massif, cinglant. Est-ce sa propre déception? Est-ce juste de l'impulsion? Nous ne trouvons pas de terrain d'entente sur l'aspect financier mais je n'ai même pas l'occasion de défendre mon bout de gras. C'est non.
Nous avions envisagé que je reprenne son restaurant-salon de thé, dont elle conserverait le droit au bail, ce qui lui permettait de le garder sous la main et moi de disposer d'un lieu que j'aime et dont j'aurais pu disposer à ma guise. Je m'y voyais déjà, forcément. Là, il y aurait une étagère pour y poser de grands bocaux, ici, des suspensions, par là une console... Tout était calé dans mon esprit, j'avais même en tête le camaieu des chaises et l'endroit où j'allais disposer les cadres. Pour tout dire, j'ai passé quelques heures chez IKEA la semaine passée à repérer les Foto, Ronnskar, Kroken et autres Ribba... Pouf, la bulle a éclaté et je tombe de haut.
L'opportunité était-elle trop belle? Me suis-je montrée trop présomptueuse? Dois-je passer davantage d'embûches pour parvenir à mon dessein? Je ne me décourage pas, non. Mais si ce "non" reste sans appel, comme c'était le cas ce soir, il va falloir que je prenne mon mal en patience pour ouvrir un lieu qui serait véritablement le mien, cette fois. Le parcours du combattant commence.
Oui, j'avais l'impression d'avancer, même si je voyais les heures s'écouler sans l'ordi, sans connexion et donc sans pouvoir faire mes devoirs pour l'AFPA. Ils comprendraient, pensais-je, d'autant que j'ai senti que l'échéance - reprendre un lieu déjà existant - prévue en août, pouvait même peut-être se rapprocher davantage.
Et ce soir, c'est un peu la dégringolade.
"Non'". La personne avec qui je pensais trouver un accord a dit "non". Un non franc, massif, cinglant. Est-ce sa propre déception? Est-ce juste de l'impulsion? Nous ne trouvons pas de terrain d'entente sur l'aspect financier mais je n'ai même pas l'occasion de défendre mon bout de gras. C'est non.
Nous avions envisagé que je reprenne son restaurant-salon de thé, dont elle conserverait le droit au bail, ce qui lui permettait de le garder sous la main et moi de disposer d'un lieu que j'aime et dont j'aurais pu disposer à ma guise. Je m'y voyais déjà, forcément. Là, il y aurait une étagère pour y poser de grands bocaux, ici, des suspensions, par là une console... Tout était calé dans mon esprit, j'avais même en tête le camaieu des chaises et l'endroit où j'allais disposer les cadres. Pour tout dire, j'ai passé quelques heures chez IKEA la semaine passée à repérer les Foto, Ronnskar, Kroken et autres Ribba... Pouf, la bulle a éclaté et je tombe de haut.
L'opportunité était-elle trop belle? Me suis-je montrée trop présomptueuse? Dois-je passer davantage d'embûches pour parvenir à mon dessein? Je ne me décourage pas, non. Mais si ce "non" reste sans appel, comme c'était le cas ce soir, il va falloir que je prenne mon mal en patience pour ouvrir un lieu qui serait véritablement le mien, cette fois. Le parcours du combattant commence.
mardi 21 avril 2009
La vie avant tout
Bon, finalement, j'ai stressé pour rien, comme d'habitude. Cette première journée "d'école" s'est avérée fructueuse et... drôle. Il y a de la vie, dans ce groupe.
Neuf personnes, dont sept femmes. Et parmi elles - outre une femme séparée qui a dû faire le deuil d'un enfant- nous sommes pas moins de quatre mamans célibataires ! Est-ce le désespoir que notre statut de "Cosette" confère qui nous pousse ainsi à prendre des risques? Cosette, on en est loin. Ces femmes ont dépassé cette notion pour au contraire prendre leur vie en main. Pas forcément sans souffrance, bien sûr. Une séparation difficile, laissant une gamine de six ans sans père, un divorce et... un veuvage, qui m'a valu ma plus grosse boulette de la journée, quand j'ai demandé à la maman comment elle faisait pour la garde de ses trois enfants. Hum.
Certains se lancent par passion (des plantes, des chiens), réalisant ainsi leur rêve. D'autres par pragmatisme et opportunisme (services à la personne), pour quitter un bar de campagne, des petits boulots ou parce que leurs droits s'arrêteront vite, aussi. Mais le point commun de toutes ces personnes, c'est leur détermination, leur volonté d'indépendance. La vie d'entreprise les a avalées tout cru avant de les rejeter. Une bonne claque, qui les a menées autour de cette table. Il y a donc J., coach personnel; C., maman de 26 ans, complexée par son jeune âge - c'est selon son banquier un handicap. On rêve! - qui souhaite s'associer à S., la fameuse veuve, véritable boule d'énergie. MC, notre nouvelle "sorcière bien-aimée", passionnée de plantes; T., qui a vendu son bar pour devenir plaquiste; Y., à l'idée d'animation novatrice ; F. qui concocte ses recettes cosmétiques bio ; So. qui lance son élevage canin. Et moi, donc, que le formateur a visiblement bien l'intention de canaliser. Ou tout du moins, de structurer mes idées.
"Mon" resto, je ne le vois absolument pas comme un lieu figé. Les idées s'amoncellent et j'ai conscience de rester seule maître à bord pour les réaliser. Lui, visiblement, voit surtout que je m'éparpille. Je crois qu'il n'a pas tout à fait tort, mais peu importe.
On a trois mois tous ensemble pour synthétiser nos envies. Sincèrement, l'idée de retrouver ce groupe, chaque lundi, me ravit. J'ai réalisé qu'ils étaient tous comme moi, plein d'enthousiasme mais aussi de doutes. Humains, tout simplement. Loin des concepts que j'imaginais parfois, où la création d'entreprise ne doit être que comptable, juridique et financière.
Oui, il y a de la vie, et j'aime ça.
Neuf personnes, dont sept femmes. Et parmi elles - outre une femme séparée qui a dû faire le deuil d'un enfant- nous sommes pas moins de quatre mamans célibataires ! Est-ce le désespoir que notre statut de "Cosette" confère qui nous pousse ainsi à prendre des risques? Cosette, on en est loin. Ces femmes ont dépassé cette notion pour au contraire prendre leur vie en main. Pas forcément sans souffrance, bien sûr. Une séparation difficile, laissant une gamine de six ans sans père, un divorce et... un veuvage, qui m'a valu ma plus grosse boulette de la journée, quand j'ai demandé à la maman comment elle faisait pour la garde de ses trois enfants. Hum.
Certains se lancent par passion (des plantes, des chiens), réalisant ainsi leur rêve. D'autres par pragmatisme et opportunisme (services à la personne), pour quitter un bar de campagne, des petits boulots ou parce que leurs droits s'arrêteront vite, aussi. Mais le point commun de toutes ces personnes, c'est leur détermination, leur volonté d'indépendance. La vie d'entreprise les a avalées tout cru avant de les rejeter. Une bonne claque, qui les a menées autour de cette table. Il y a donc J., coach personnel; C., maman de 26 ans, complexée par son jeune âge - c'est selon son banquier un handicap. On rêve! - qui souhaite s'associer à S., la fameuse veuve, véritable boule d'énergie. MC, notre nouvelle "sorcière bien-aimée", passionnée de plantes; T., qui a vendu son bar pour devenir plaquiste; Y., à l'idée d'animation novatrice ; F. qui concocte ses recettes cosmétiques bio ; So. qui lance son élevage canin. Et moi, donc, que le formateur a visiblement bien l'intention de canaliser. Ou tout du moins, de structurer mes idées.
"Mon" resto, je ne le vois absolument pas comme un lieu figé. Les idées s'amoncellent et j'ai conscience de rester seule maître à bord pour les réaliser. Lui, visiblement, voit surtout que je m'éparpille. Je crois qu'il n'a pas tout à fait tort, mais peu importe.
On a trois mois tous ensemble pour synthétiser nos envies. Sincèrement, l'idée de retrouver ce groupe, chaque lundi, me ravit. J'ai réalisé qu'ils étaient tous comme moi, plein d'enthousiasme mais aussi de doutes. Humains, tout simplement. Loin des concepts que j'imaginais parfois, où la création d'entreprise ne doit être que comptable, juridique et financière.
Oui, il y a de la vie, et j'aime ça.
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